Contemporain·Philosophie/Réflexion

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA – Romain Puértolas

couv7948656.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Romain Puértolas
  • Editeur – La Dilettante
  • Parution – 2012
  • Pages – 252
  • ISBN – 978-2253179900

4ème de couverture :

IKEA. Ou comment un banal et innocent mot de quatre lettres, prononcé à mi-voix dans un taxi à Roissy Charles de Gaulle, peut vite devenir le début d’une rocambolesque et hilarante aventure. De la crise européenne au régime post-Kadhafiste libyen, un voyage inattendu, riche en quiproquos et rebondissements, ballotera, dans une armoire, un arnaqueur professionnel sur le chemin de la rédemption et de l’amour.

Mon avis :

On va jouer l’ambivalence aujourd’hui, et les extrêmes. Passé du rire aux larmes, de la joie à la morosité, de la légèreté à la gravité.

Une couverture aux couleurs de la grande marque suédoise, un personnage venant d’Inde, un titre plus que loufoque… Ce roman a tout, de l’extérieur, pour être un livre de détente totale sur le bord de la piscine ou bien à la plage, sans prise de tête. Et pourtant…

On va donc suivre notre héros au nom imprononçable (Ajatashatru, à prononcer Attache-ta-charrue quoi qu’il arrive) qui vient d’Inde sur Paris afin d’acheter le dernier lit à clou de la marque IKEA. Arnaqueur professionnel, par un malencontreux hasard, il se retrouve coincé dans une armoire IKEA… Il va alors enchaîner les embrouilles et les rencontres les plus improbables, jusqu’au dénouement.

Un début hilarant, qui m’a valu plusieurs fou rire, pour au fil des pages, laisser voir en transparence un thème encore tabou actuellement : l’immigration clandestine, et le sort des clandestins arrêtés aux frontières. Le roman a plusieurs lectures possibles. Pendant que notre indien aussi sec qu’un arbre marche, au fil de son voyage, sur le chemin de la rédemption et de l’amour, on suit aussi plusieurs tableaux sociaux-culturels.
La question de l’immigration est omniprésente, et traité de manière parfois subtile, parfois directe… Et parfois cruelle d’une vérité que beaucoup ignore, sciemment ou non.
Le tout, porté par une plume qui sait à la fois être légère et dure.

En bref, un roman agréable, pas si léger qu’il n’y paraît, mais qui fait parti des classiques modernes à lire.

Citations :

« Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie. » Sur le coup, l’enfant n’avait pas compris. « Cela signifie tout simplement, lui avait alors expliqué l’homme, que des choses qui sont banales pour moi peuvent sembler de la magie pour toi, tout dépend du degré de technologie de la société dans laquelle du évolues. »


Et souvent, la nostalgie des siens rendait pauvre et insipide même le plus prodigieux des paysages.


Et puis, ce n’était pas la peur des coups qui tordait les entrailles, non, car sur cette rive-là de la Méditerranée, on ne frappait pas, c’était la peur d’être renvoyé dans le pays d’où l’on venait, ou pire encore, dans un pays que l’on ne connaissait pas, parce que les Blancs s’n foutaient pas mal vers où ils vous balançaient, l’important pour eux étant de ne plus vous avoir chez eux. Un Noir, ça fait vite désordre.

Ma note : 16.75/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.5/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.75/1.5

2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse·Coup de coeur

Le bain de Berk – Julien Béziat

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Julien Béziat
  • Illustrateur – Julien Béziat
  • Editeur – Pastel (École des loisirs)
  • Parution – 2016
  • Pages – 40
  • ISBN – 978-2211229104

4ème de couverture :

L’autre jour un truc terrible est arrivé dans mon bain. J’ai posé Berk sur le bord de la baignoire et je suis allé jouer dans ma chambre, le temps que l’eau finisse de couler. Le problème, c’est qu’il a glissé, et PLOUF ! Trouillette ma tortue a paniqué : « Berk se noie ! ». Drago, Poulp et Aspiro étaient prêts à tout pour l’aider mais qu’est-ce que le doudou-chouchou essayait de leur dire, la bouche remplie d’eau ?

Mon avis :

Un peu de détente, avec cet album jeunesse absolument fabuleux – un coup de coeur intersidéral pour moi -, signé Julien Béziat !

Le suspens est omniprésent dans ce petit album de 40 pages : Berk, le doudou, est tombé dans l’eau du bain, et les jouets de bain n’ont qu’une seule idée en tête, le sauver d’une noyade certaine.
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Bourré d’humour et d’amitié, Le Bain de Berk ravira les petits comme les grands. Un régal à raconter comme à entendre, la chute est succulente.

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En effet, on suit Berk, le doudou préféré de l’enfant, qui tombe dans l’eau du bain. Avec l’eau dans la bouche, il n’arrive pas à se faire comprendre auprès de ses camarades les jouets de bain, qui imaginent le pire : Berk, leur ami, se noie. En bons amis, ils tentent de lui venir en aide…
En plus de cela, le texte est à la fois drôle sans être nian-nian, et les illustrations sont juste magnifiques. Des couleurs vives sans être criardes, un trait agréable et souple… Que du bonheur !

En bref, un album jeunesse qui est un incontournable, drôle, beau avec un beau message d’amitié en fond. Je ne peux que recommander !

Ma note : 16/20

  • Scénario – 3.5/4
  • Dessin – 3.5/4
  • Accessibilité – 3/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 1.5/3
  • Apprentissage – 1.5/3
Coup de coeur·Drame·Roman/Polar Noir·Thriller

Les Morsures de l’ombre – Karine Giebel

couv40602255.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Karine Giebel
  • Editeur – Pocket
  • Parution – 2007
  • Pages – 300
  • ISBN – 978-2266181365

4ème de couverture :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis :

Depuis que je suis sur la blogo, vous le savez, je suis une grande fan de Karine Giebel, et des thrillers psychologiques de manière plus générale. Je peux vous dire que c’est un coup de coeur !

Beaucoup plus court que Purgatoire des innocents, on peut se dire – naïfs que nous sommes… – qu’il sera peut être plus soft. Et bien non. Si Purgatoire des innocents tire justement sa force de sa longueur et de ce sentiment d’attente insoutenable, Les Morsures de l’ombre fait de sa brièveté sa clé de voute. Fort de seulement 300 petites pages, Karine Giebel arrive encore une fois à nous glacer le sang, de part à la fois le récit en lui même, mais aussi par son rythme.

En effet, on va suivre tout au long du roman Benoit, policier de métier, subir une séquestration. Son bourreau ? Une femme.
Les personnages, tous très complexes et complet, permettre à l’intrigue et aux sentiments de prendre beaucoup plus de place : on développe une véritable empathie pour la majorité des personnages, au point qu’il est impossible de savoir qui on déteste, qui on aime, et de qui on a pitié.
Entre lutte pour la vie, contre cette femme, mais aussi lutte contre lui-même et contre la folie qui le gagne, on se laisse emporter dans ce tourbillon de noirceur qui se déroule sur les lignes qui noircissent ces pages assassines.

Je parlais du rythme précédemment. À nouveau, Karine Giebel montre son talent en en jouant de manière extrêmement vicieuse. Un début relativement lent, posé, qui stagne même pendant un temps… Avant une brutale accélération : de 0 à 200km en moins d’une ligne. Et là, c’est le rush. Ce thriller déjà monstrueusement addictif se transforme en véritable page-turner, une course contre la montre. Mais la montre gagnera-t-elle ?

En bref, un thriller noir, puissant, captivant et intense qui ravira les adeptes du genre, et sanglera d’effroi les non initiés.

Citations :

– Si je peux… Être amputée de la moitié de soi, c’est bien plus terrible que la mort, crois-moi…


On s’habitue à tout. Ou presque. Benoît s’enfonce lentement dans une sorte de marécage vaseux. Plus on s’agite, plus vite on coule, paraît-il. Alors, il bouge le moins possible. Une technique comme une autre.


Vivre avec la peur chevillée au corps, vingt-quatre heure sur vingt-quatre, tel est son terrible sort, à présent. Le sort de tous ceux qui se retrouvent à la merci d’un autre.


Il ne s’était pas trompé. Mieux qu’une armada de caméras de surveillance : une mamie postée derrière une fenêtre !

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse

Dis, c’est quoi un attentat ? – Oulya Setti

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Oulya Setti
  • Illustrateur – Perrine Rempault
  • Editeur – Bilboquet
  • Parution – 2017
  • Pages – 32
  • ISBN – 978-2841814503

4ème de couverture :

Dis, c’est quoi un attentat ? Ah si ! Je sais ! Un attentat, c’est…

Mon avis :

Avec mes précédentes chroniques d’album jeunesse, je vous ai plutôt emmené dans des mondes merveilleux, fabuleux, ou bien mignons. Cette fois-ci, j’avais envie de vous faire découvrir un album qui m’a énormément touché, et qui peut être un excellent outils de travail.

Par les temps qui courent, l’insécurité est palpable, et durant les derniers mois, des procédures étaient enseignés aux enfants dès la maternelle, afin qu’ils sachent comment réagir en cas d’attentat. De nombreux parents, amis, institutrices et instituteurs, ont été confronté à cette question que beaucoup d’enfant leur posait : c’est quoi un attentat ?

Cet album, au travers de métaphores qui parlera aux enfants, tentera de leur montrer ce qu’est un attentat, les conséquences que cela peut avoir. Capture d’écran 2017-08-05 à 20.23.41.png
Il faut savoir qu’il ne va pas être tout mignon et tendre pour autant, au contraire. Il peut être divisé en deux parties selon moi : une première, uniquement constitué des métaphores pour les enfants. Et une seconde, qui va être beaucoup plus concrète, qui va quitter le monde de l’imaginaire et des images pour venir s’implanter dans notre présent, avec des phrases assez punchy et qui sauront faire échos dans le coeur des adultes.

Certaines illustrations frapperont les enfants pour certaines raisons… Et toucheront les adultes pour d’autres.

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En bref, un petit album qui est selon moi nécessaire de lire aux enfants curieux, afin de les éveiller, mais aussi de leur donner des réponses et de les rassurer sur les évènements dépourvus de toute humanité qui frappent notre monde depuis plusieurs années maintenant.

Citations :

Un attentat, c’est quand le plus gros des tyrannosaures terrorise tous les bébés dinosaures pendant la récréation.


Un attentat, c’est quand les lettres de l’alphabet de savent plus écrire les mots AMOUR et PAIX. (de mémoire, tant elle m’a marqué)


L’AMOUR existe dans tous les pays du monde et les crayons écriront tous ensemble un jour le mot PAIX.

Ma note : 17.75/20

  • Scénario – 3/4
  • Dessin – 3.75/4
  • Accessibilité – 2/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 3/3
  • Apprentissage – 3/3
Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion·Romance

Un Air de Liberté – E.R. Link

cover-344Caractéristiques : 

  • Auteur – E.R. Link
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2017
  • Pages – 230
  • ISBN – 978-1-535352-84-0

4ème de couverture :

Lorsqu’elle rencontre le beau Bryce, la jeune comtesse Carolyn Fabre des Aiglefins ne se doute pas à quel point sa vie va se trouver bouleversée.
Dans un royaume meurtri, qui aura assez de courage pour détrôner le cupide Lord Bertram de la Nuée d’Étourneaux et retrouver la princesse légitime dont la trace a été perdue pendant vingt ans ?

Une fantasy victorienne pour toutes celles et ceux qui rêvent d’amour et d’aventure.

Mon avis :

Retournons dans un univers complètement steampunk, mais cette fois-ci, avec la belle E.R.Link… C’est encore un coup de coeur pour moi !

Ce roman est une pure merveille. De l’amour, de l’aventure, de la passion, du mystère… Un cocktail explosif dans un monde fait d’imaginaire et de sentiments.

Un royaume aux mains d’un tyran, une princesse disparue… Vous faites le lien ?
Tout au long de ce roman, on va suivre le beau Bryce ainsi que la Comptesse Carolyn, à la recherche de la princesse du royaume, qui a disparu peu de temps après sa naissance, et peu avant le coup d’État.

Ce roman aborde énormément de thème, tel que la loyauté, l’amour, l’amitié, la volonté… Mais aussi la force et la motivation d’oser dire non, de se rebeller face à l’injustice et face à une politique tyrannique.

La force de ce roman réside à la fois dans les personnages, et dans leur vraisemblance. Dès les premières pages, les premiers mots, nous sommes complètement happés par cette atmosphère type XVIIème, XVIIIème, si typique des univers steampunk. Mais nous sommes aussi complètement ensorcelés par les personnages de Bryce et Caroline, à qui on s’attache très, très vite. S’en suit une flopée de personnages hauts en couleurs, tous plus attachants les uns que les autres.

Tout comme Les Compagnons de l’Arc-en-Ciel, Un Air de Liberté est une ode à l’amour et à la passion, avec plus de nuances ici. Amour passionnel d’un être aimé, mais aussi amour de la liberté, qui est le but ultime de tous les personnages : retrouver leur liberté. La liberté d’aimer, de vivre. Liberté d’être, tout simplement.

Un message que je trouve d’autant plus important au vu des temps que nous traversons. Aimez-vous. Aimons-nous. Arrêter d’avoir peur de l’autre. Se battre pour notre liberté, qu’on essaie de nous arracher sans même que l’on s’en aperçoive.

En bref, un roman dans un style steampunk aux messages aussi beau que nécessaire, sur des airs de littérature engagée pour la liberté, et pour l’amour.

Citations :

L’amour pouvait tout illuminer comme il pouvait aussi tout gâcher, sans demie mesure.

Ma note : 19.75/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5

Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion

Fusion (Kaleb 3/3) – Myra Eljundir

41wzvbIIEoL._SX316_BO1,204,203,200_.jpgCaractéristiques :

  • Auteur – Myra Eljundir
  • Editeur – Robert Laffont 
  • Parution – 2013
  • Pages – 441
  • ISBN – 978-2221126844

4ème de couverture :

La prophétie du volcan prédit l’avènement d’une nouvelle ère, initiée par l’Elu… Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu’il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout…

Mon avis :

Sortons quelque peu des auteurs auto-édités pour faire un tour du côté de Myra Eljundir, et plus particulièrement du dernier tome de sa sage phénomène Kaleb. Explosif, rythmé, et extrêmement surprenant ! Un coup de coeur pour moi, qui clôture une saga coup de coeur également.

Que dire ? La structure est machiavéliquement – oui, j’invente des mots – bien pensé et surtout mise en oeuvre, de sorte que l’on arrive à suivre plusieurs intrigues en même temps, sans jamais être perdu, et surtout, en pouvant tisser des liens entre les deux.
En effet, nous suivons en parallèle Kaleb, à la recherche à la fois de lui-même et d’Abigail, mais aussi sa lecture sur le Livre du Volcan. Nous alternons donc entre le récit de Kaleb, et celui présent dans le Livre du Volcan.

J’avais un peu peur que l’intrigue ne nous mène au final nulle part, que des questions nous resteraient sur le bout de la langue, et surtout, que la saga finisse dans un fiasco incohérent. Oh quelle joie de voir que ce ne fut en aucune façon le cas ! L’ensemble est cohérent, et surtout, complètement addictif !

J’ai énormément apprécié les points abordés par le Livre du Volcan, comme le traitement de la différence, les romances, et lutte et rébellion… Presque j’attendais les passages du Livre du Volcan avec plus d’impatience que les passages de Kaleb !

À travers tout ce mic-mac, se trouve une prophétie, fil conducteur de toute la saga. Et quelle fin ! Quelle chute ! Malheur. Je m’attendais à tout sauf à ça, et vraiment, n’essayez même pas de l’imaginer, vous n’y arriverez pas.

À noter tout de même le rythme lent du début qui pourrait en décourager certain. Je note tout de même que l’auteur a eu l’idée géniale de s’inclure dans sa propre histoire, et d’une manière très habile ! Du génie !

En bref, une livre fascinant, prenant, un coup de coeur pour terminer une saga en beauté !

Citations :

Il faut du temps parfois pour se défaire des absents. Le lien invisible qui nous unit encore à eux est plus solide qu’une lourde chaîne et seul le temps parvient à l’éroder suffisamment pour qu’il se rompe.


Il arrive que les peaux communiquent, que les âmes se parlent et se racontent, sans qu’aucun mot ait besoin de franchir les lèvres.


Le jour où nos secrets n’en seront plus, je perdrai ma liberté…


Mais traitez un enfant de monstre et il le deviendra. Cherchez à nuire à son aimée et le monstre vous dévorera.


– Mmm… Mais votre gastronomie et votre musique laissent tout de même à désirer…
Notre musique ?

– Oui… Pourquoi donc vous obstinez-vous à jouer de la cornemuse ? Cet instrument infâme me fait penser à un cochon qui se serait coincé les couilles dans une porte !
Morrigan éclate de rire, ravie de l’image qu’elle vient de trouver.


Un livre ne peut exister s’il n’est pas lu.
Une histoire ne peut devenir réelle tant qu’elle n’est pas partagée.

Ma note : 17.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.75/3
• Personnage – 1.75/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1/1.5

Historique·Philosophie/Réflexion

L’Art de la Guerre – Sun Tzu

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  • Auteur – Sun Tzu 
  • Éditeur – Synchronique Éditions
  • Parution – 2015
  • Pages – 168
  • ISBN – 978-2-917738-23-8

4ème de couverture :

Les conflits font partie intégrante de la vie, nous dit Maître Sun, et savoir y répondre de façon appropriée peut relever du domaine de la survie ou de la disparition, que ce soit pour un individu, une entreprise ou une nation.

Emprunts de sagesse taoïste, les enseignements de Maître Sun sont une lecture indispensable pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent comprendre les enjeux des situations conflictuelles et aspirent à mener des hommes ou des organisations à la victoire.

Mon avis :

Remontons le temps. Je ne vous emmène ni dans la Grèce, ni dans la Rome antique, mais bien plus loin, durant la Chine du Vème siècle avant notre ère. Pas de fiction, mais un traité que l’on pourrait qualifier de philosophique. Je vous emmène à la découverte de L’Art de la Guerre de Maître Sun Tzu.

Tout d’abord, mettons les points sur les i et les barres sur les t : oui, c’est un ouvrage qui traite de la guerre, mais non, ce n’est pas un « Comment faire d’une bataille une boucherie en 10 leçon ». Ce n’est pas un manuel – si je puis dire – qui s’adresse aux soldats ou aux fonceurs, mais aux généraux. Ce sont des conseils techniques et tactiques, visant à remporter une bataille et une guerre le plus rapidement possible avec le moins de pertes.

Mais comme tous les bons livres, on peut y voir une double lecture : à la fois des « trucs et astuces » pour vaincre dans la guerre. Mais aussi comment vivre sa vie de la mieux possible, et comment gérer les conflits – tant intérieur qu’extérieur – avec le plus d’intelligence possible. Connaissance de l’ennemi, mais aussi et surtout, connaissance de soi, de ses capacités, et faire avec.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit livre, à fois enrichissant pour sa culture personnelle de l’histoire et des méthodes guerrières, et enrichissant pour notre nous intérieur, plus intime.

En plus d’un objet livre très beau, chaque chapitre est illustré d’une ou plusieurs peintures absolument sublime de Giuseppe Castiglione.

En bref, un petit livre à livre à tout, tant pour soi que pour sa culture.

Citations :

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même, et cent batailles ne te mettront jamais en péril. Si tu ne connais pas ton ennemi, mais seulement toi-même, tu perdras autant de batailles que tu en remporteras. Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même, chaque bataille te mettra en péril.


Aussi, ceux qui excellent en l’art de la guerre adoptent une position invincible et ne laissent aucune chance à l’ennemi d’échapper à la défaite. De cette manière, une armée victorieuse s’assure d’abord de la victoire, puis cherche à livrer bataille. Une armée battue livre d’abord bataille, puis cherche la victoire.


Il n’y a que cinq notes, mais elles peuvent produire une infinie variété de sons. Il n’y a que cinq couleurs, mais elles peuvent produire une infinie variété de nuances. Il n’y a que cinq goûts, mais ils peuvent produire une infinie variété de saveurs. Il n’y a que les forces régulières et spéciales pour offrir un potentiel stratégique lors des combats, mais leurs transformations et leurs combinaisons sont infinies et inépuisables.


Sois vif comme la bourrasque,
Calme comme la forêt,
Ardent comme le brasier,
Inébranlable comme la montagne,
Insondable comme les ténèbres
Surprenant comme un coup
de tonnerre.


Qui est en colère peut trouver la sérénité. Qui a du ressentiment peut éprouver à nouveau la joie. Toutefois, une nation perdue ne peut renaître et les morts ne peuvent revenir à la vie.