Historique

Le prix de la liberté – Ludvik Jean-Denis

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Ludvik Jean-Denis
  • Editeur – Autoédition
  • Parution – 2016
  • Pages – 124
  • ISBN – 978-2-322132-11-9

4ème de couverture :

Pointeville, 1780.

Cornelia, une jeune esclave, vit paisiblement dans l’Habitation Saint-Pierre avec ses parents. Après une tentative de vol et de fuite vaine, ces derniers connaissent une fin tragique.

L’arrivée de Joseph, un nouvel esclave, bouleverse la vie de Cornelia, qui se laisse séduire par les discours très engagés de ce celui-ci à propos de la liberté, jusqu’au jour où un conflit sans précédent éclate…

L’instabilité politique de l’île offre de nombreuses possibilités de liberté à Cornelia qui préfère commettre l’irréparable.

La jeune esclave entame un long chemin vers une contrée inconnue où sentiments et émotions sont mis à rude épreuve.

Parviendra-t-elle à conquérir ce trésor inestimable qu’est la liberté ? La fortune sera-t-elle de son côté ?

Mon avis :

Après moult épopée et désagrément, et j’ai enfin eu l’occasion de lire ce roman auto-édité… Qui m’a laissé plus que sceptique, pour ne pas dire que je n’ai pas aimé du tout.

Je tiens cependant à mettre les choses au clair : ce que je n’ai pas apprécié découle de manière assez générale un seul et unique point, qui est un détail de mise en forme plus que de fond.

Ludvik Jean-Denis nous plonge dans une période de l’histoire aussi violente que trouble et complexe : la Guadeloupe esclavagiste de la fin du XIXème siècle. Je n’ai que très rarement, voir même jamais, lu de roman qui se positionnait dans cette période historique et à cet endroit précis du globe.
Et s’il y a bien une chose que je redoute quand je lis un roman qui se base sur des faits historiques, ce sont les faits d’histoires totalement fantasmagorique et bien loin de la réalité. Difficulté très vite et très bien écarté par l’auteur ! On sent dans chaque page le détail fait quant la véracité historique. Date précise, évènement… L’auteur n’a pas eu peur de se plonger dans les documents et les ressources afin de faire de son roman un gage de certitude – aussi exacte soit-elle -.
Le sujet de l’esclavage est assez bien mené et dirigé, où on sent de même les recherches qui ont été faites, et c’est un excellent point.

Alors pourquoi je n’ai pas aimé ? Seulement un point qui, malheureusement, a emmené tel un ras de marée toutes les choses qui auraient pu faire de ce roman une pépite : le style.

Très aride et beaucoup trop scolaire, j’ai plus eu l’impression de lire, parfois, un devoir d’invention sur le thème de l’esclavage que réellement un roman. Autant dire que ce n’était pas des plus agréable : une prose très hachée et bien loin d’être fluide, un vocabulaire assez restreint, des répétitions à l’emporte-pièce, une absence quasi-totale de figure de style… Et surtout, le plus dommageable à mon sens, un manque total de transmission d’émotion et de sentiment.
Obligatoirement découle de ce point les points suivants : je n’ai pas pu m’attacher aux personnages – aussi intéressant puissent-ils être – tant ils étaient caricaturaux et sans profondeurs. Je n’ai pas pu ressentir de l’empathie et vraiment être à 100% dans l’ambiance insoutenable qui a voulue être faite, par manque de description sensibles et imagée. J’ai rarement été aussi stoïque face à un texte.

D’autant plus, mais c’est une donnée purement technique, je trouve qu’environ 100 pages pour raconter une dizaine d’année d’histoire, c’est bien trop court.

En bref, un roman qui avait un potentiel qui n’a absolument pas été exploité, et c’est bien dommage.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 6.75/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 0.25/4
• Potentiel d’addiction – 0.25/3
• Personnage – 0.5/2
• Emotions – 0.25/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 0.75/1.5
• Humour – 0.25/1.5

6-9 ans·Album Jeunesse·Contemporain·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

La cour couleur – Jean-Marie Henry (Anthologie)

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Jean-Marie Henry (Anthologie) 
  • Illustrateur – Zaü
  • Editeur – Rue du Monde
  • Parution – 1998
  • Pages – 60
  • ISBN – 978-2912084033

4ème de couverture :

Cet album est une cour de récréation peuplée d’enfants venus des quatre coins du monde. Quarante poètes y
disent l’amitié, le rejet de la haine, le respect des différences, et l’ouverture aux autres.

Mon avis :

Article un peu spécial pour un livre spécial. À la fois destiné aux adultes et aux enfants, cet album jeunesse est une anthologie de poème contre le racisme.

Alors pourquoi destiné aux enfants ? Tout simplement parce qu’il est magnifiquement bien illustré, et que les poèmes et extraits de poèmes choisis sont assez faciles et accessible pour nos têtes blondes. Pourquoi pour les adultes aussi ? Cela reste de la poésie, sujette à plusieurs interprétations et réflexions plus poussées. D’autant que certains textes sont bien plus complexes que les autres.

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Pourquoi je voulais en parler, ça, c’est plutôt la vraie question. Quand on pense album jeunesse ou livre pour enfant, on pense tout de suite à des histoires avec une intrigue, des personnages… Et on délaisse totalement tout un pan de la littérature jeunesse – et de la littérature tout court – qu’est la poésie. Par ce petit ouvrage, Rue du Monde permet aux plus jeunes de toucher du doigt la poésie, et la puissance des messages que peuvent porter un texte.

D’autant plus qu’il s’agit ici qu’une anthologie contre le racisme, qui pourra en plus, faire objet de discussion avec les parents, ou avec une classe.

En bref, une anthologie très bien faite, superbement illustrée, avec des textes puissants et accessibles, qui touchera petits et grands.

Citations :

Pleurez mes yeux pleurez et maudit soit le monde
L’enfant blanc et l’enfant noir ne feront plus la ronde.
L’enfant noir et l’enfant blanc
Ont tous les deux le sang
Rouge.
Pierre Osenat


Qui a vu le crapaud traverser la rue ?
C’est un tout petit homme : une poupée n’est pas plus minuscule.
Il se traîne sur les genoux, il a honte on dirait.
[…]
Personne n’a remarqué ce crapaud dans la rue.
Jadis, personne ne me remarquait dans la rue.
Maintenant, les enfants se moquent de mon étoile jaune.
Heureux crapaud… Tu n’as pas d’étoile jaune.
Max Jacob


Je t’ai vue, la dernière fois, dans le wagon encore ouvert,
Parmi le troupeau effaré, les visages des enfants juifs,
[…]
Au loin les monts bleuis vers nous semblaient geler
Et près d’eux, sur le ciel, crachaient les crématoires.
Isaïe Spiegel


Il vous appartient de vivre
Comme on assemble les roses
[…]
Mais il n’y a pas de roses
Dans un jardin sans amour.
Jean Rousselot


TOI
Qui que tu sois !
Je te suis bien plus proche qu’étranger.
Andrée Chedid


– Il y a cinq continents.
– Je ne suis pas doué.
– Pour quoi ?
– Pour les divisions.
Eugène Guillevic


J’ai regardé au loin
J’ai vu quelque chose qui bougeait
Je me suis approché
J’ai vu un animal
Je me suis encore approché
J’ai vu un homme
Je me suis encore rapproché
Et j’ai vu que c’était mon frère.
Proverbe tibétain

Ma note : 17/20

  • Scénario – 2/4
  • Dessin – 3.5/4
  • Accessibilité – 1/3
  • Originalité/Créativité – 2.5/3
  • Multilecture – 3/3
  • Apprentissage – 3/3
  • Bonus « Humanité » : +2pt
Érotique·Contemporain·Coup de coeur·Romance

Remy (Fight for love 3/6) – Katy Evans

couv35884285.gif.jpegCaractéristiques : 

  • Auteur – Katy Evans
  • Editeur – Hugo Roman
  • Parution – 2013
  • Pages – 316
  • ISBN – 978-2266251648

4ème de couverture :

Remy  » Riptide  » Tate a deux passions. Le ring – où il règne en champion de la ligue Underground – et le lit de Brooke Dumas, la femme pour laquelle il pourrait donner sa vie. À la veille de leur mariage, Remy se remémore les premiers instants de leur rencontre. Évidente. Foudroyante. Instantanément torride. Les zones d’ombre qu’à son contact, il a appris à contrôler… Le désir, la passion, tout ce qui, entre elle et lui, a semblé d’instinct incontournable. Son plus grand combat.

Mon avis : 

J’ai toujours l’impression de faire faire le yoyo temporel à mes lecteurs… Comme vous le savez, je lis énormément de choses diverses et variées, et il est temps que je me consacre au troisième tome d’une saga coup de coeur… Et qui a été un coup de coeur.

Vous savez l’amour que je porte pour cette saga romantico-érotique. Comme beaucoup dans le même, l’auteur a décidé d’éclairer plus particulièrement un des personnages principaux en lui offrant un tome… Ici, c’est le personnage de Remington Tate lui-même que l’on apprend à connaître en profondeur, car c’est à travers ses yeux que l’on va vivre une intrigue… que l’on connait déjà ! Tout comme E.L. James l’a fait avec son quatrième opus Grey, Katy Evans nous offre les moments clefs, les moments forts des deux premiers tomes, ainsi que l’évolution post-second-tome à travers le regard de Remington – bien que quelques rares passages soient sous le point de vue de Brooke -.

Je ne vais pas vous le cacher, c’est un pur régal. Si certaines (et certains, je ne vous oublie pas messieurs !) n’ont pas aimé le côté bestial et homme des cavernes de Remy, ils n’aimeront pas ce roman. Mais pour celles et ceux qui, au contraire, on aimé la saga en partie grâce à la sauvagerie de ce combattant, je peux vous garantir que on plane sur un nuage fait de gant de boxe et de sensualité. Au lieu de découvrir une bête assoiffée de sexe et de chaleur, on apprend à découvrir un être fait de muscle, certes, mais avant tout un être sensible, qui peur, qui a froid, qui aime tendrement une femme.

Ce qui frappe le plus dans ce roman, c’est sa véracité sur le genre humain. On peut être sensuel, avec un grand appétit sexuel, et être par la même occasion capable de la plus grande des mièvrerie. On peut être bestial et violent par moment, comme être capable de la plus grande des douceurs par d’autres. C’est cette dualité là qu’à voulu explorer l’auteur, et elle l’a fait avec talent.

De plus, cela permet de lever certaines zones d’ombres sur le comportement de ce cher Remington dans les tomes précédents.
Et, encore une fois, ce roman a en lui quelques notes de féminisme. Car une fois de plus, même si on parle de roman érotique, avec des scènes explicites, en aucun cas Brooke, au même titre qu’Anastasia, n’a été une fois soumise à l’homme qui partage sa vie. Car depuis le début, c’est elle qui mène la barque et Remington, tout comme Christian Grey, est complètement dépendant de cette femme qui est venue bouleverser sa vie et ses sens.

En bref, un roman excellent, dans la parfaite continuité des deux premiers, qui ravira les fans de la série en attendant la suite !

Citations :

Le coeur est un muscle. Pendant une vie entière il va battre des milliards de fois. J’ai appris à mes dépens qu’on ne pouvait plus courir avec un ligament déchiré, mais qu’en revanche, même si votre coeur est brisé en mille morceaux, vous pouvez toujours aimer de tout votre être.


Il y a des choses dont on est certain. Pour lesquelles on jurerait sur sa vie. Des chose qu’on sait, tout simplement. On sait que la chaleur du feu brûle. Que l’eau épanche la soif. Elle, elle fait partie de ces choses : la certitude la plus évidente de ma vie.

Ma note : 16.5/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1/1.5

2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

Plage réservée ! – Sophie Lescaut

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Sophie Lescaut
  • Illustrateur – Sophie Lescaut
  • Editeur – Le Grand Jardin
  • Parution – 2017
  • Pages – 26
  • ISBN – 979-1096688050

4ème de couverture :

Une grande famille d’ornithorynques aux personnalités touchantes se met en route pour aller à la plage. Une fois arrivée, la petite troupe se voit refuser l’entrée pour cause d’interdiction des animaux à becs.
Repli vers une autre plage où l’accès leur est refusé pour des raisons tout aussi absurdes. Mais ils ne se découragent pas…

Mon avis :

Partons à la plage avec la famille Ornithorynque !

IMG_4033.JPGQuel album merveilleux ! En plus de faire passer de beaux messages et d’être comique, il est accessible pour une fourchette d’âge très large, et est bien illustré. Que demander de plus ?

Dans ce petit album, nous suivons donc la famille ornithorynque qui va à la plage… Et se voit refuser l’accès car la place est interdite pour les animaux à bec. Mécontent, ils cherchent une autre plage, où l’accès leur également refusé pour une raison tout aussi absurde… Jusqu’à la chute finale, quelque peu moralisatrice, mais oh combien efficace.

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Car si ce livre met en avant les différences, il met aussi et énormément en avant un phénomène de société immense et mauvais : le racisme. Qu’il soit banalisé ou non, par leur différence, ils sont pas accepté pour un moment de détente en famille, et font face à l’hostilité des autres animaux.

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En plus de montrer à quel point les arguments des personnes racistes peuvent être ridicule, l’auteur m

 

et aussi en avant les répercutions que cela peut avoir sur le comportement et les sentiments des victimes… Et c’est excellent. Rien n’est choquant, et les messages passent avec une finesse exemplaire, accessible et compréhensible pour tous.

Allié à ce point de force, l’album se pare d’un humour à la limite de l’humour anglais – que j’apprécie énormément – et qui vient rajouter des notes aux couleurs d’innocence dans cette histoire peu commune.

En bref, un album jeunesse à lire à tout prix, pour les petits comme pour les grands !

Ma note : 19.25/20

  • Scénario – 4/4
  • Dessin – 3.75/4
  • Accessibilité – 3/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 3/3
  • Apprentissage – 2.5/3
Historique·Philosophie/Réflexion

Ion – Euripide

ion-4416893-264-432.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Euripide
  • Editeur – Belles Lettres
  • Parution – entre 414 et 412 av. JC
  • Pages – 418 (environ 110 pour Ion)
  • ISBN – 978-2251001227

4ème de couverture :

Parmi les tragédies d’Euripide fondées toutes sur un jeu du destin et qui se terminent par une reconnaissance, Ion est certainement la plus habilement construite. La tragédie a pour sujet le destin d’Ion, ancêtre mythique des Ioniens, héros inventé de toutes pièces par des écrivains du VII siècle qui déduisirent ce nom du nom du peuple dont il aurait été l’éponyme. Dans un mythe tel que celui-ci, aussi vague et peu populaire, Euripide eut, plus que de coutume, la liberté de modifier et d’ajouter des éléments qui répondaient à des exigences politiques — le patriotisme athénien — et artistiques.

Mon avis :

Changeons totalement de registre. Je vous emmène dans la Grèce Antique avec Euripide, et une pièce plus que connu : Ion.

J’ai étudié cette oeuvre dans le cadre de mes études (Lettres Classiques), et bien que très intéressante, j’ai eu du mal à vraiment accrocher en dehors des passages clefs.

Tout d’abords, dans mon édition, j’ai eu du mal avec la traduction qui a très mal vieilli je trouve, et donne un caractère bien trop élitiste et alambiquée au texte, alors que dans un langage peut être plus moderne, il aurait pu avoir la puissance d’un Shakespeare ou d’un Molière. Mais cela concerne la traduction.

Pour ce qui est de l’oeuvre en elle-même… On va suivre Ion, jeune homme abandonné à la naissance et recueillit dans le temple d’Apollon à Delphes. Bien des années plus tard, le roi d’Athènes, Xouthos, qui n’a toujours pas eu de fils, vient consulter l’oracle avec sa femme et reine d’Athènes, Créuse. Sauf qu’elle est… et bien la mère biologique d’Ion. Concours de circonstance, mêlé à de la jalousie et un sentiment de trahison, Créuse tentera d’assassiner son fils, sans savoir qu’il est de son sang.

C’est toujours compliqué de résumé un mythe grec sans trop spoiler. En dehors de son intérêt littéraire notable sur le style d’Euripide et son évolution, il est plus intéressant à mon sens d’analyser et concevoir cette oeuvre comme une oeuvre politique. Dans le mythe originel d’Ion, Athènes n’est pas dans la balance. Euripide écrit sa pièce entre 414 et 412 av. JC soit… en pleine guerre du Péloponèse, qui vient mettre la suprématie d’Athènes à rude épreuve. Il était donc primordial d’incorporer cette cité-état dans un mythe, qui plus est un mythe presque entièrement basé sur le droit du sang sur un sol, la filiation et l’importance des natifs Athéniens dans la « pureté Athénienne ».

Autre thématique importante de l’oeuvre : la place de la femme, de manière générale, mais aussi au travers de la littérature.

En bref, une oeuvre agréable à lire, mais qui a un intérêt historio-politique plus intéressant à mon goût.

Citation :

Hélas, bien difficile est notre rôle vis-à-vis des hommes ; car les mauvaises avec les bonnes sont mêlées parmi nous ; c’est pourquoi l’on déteste les femmes. Tant la nature nous a faites pour souffrir !


Une haute fortune ne rend pas plus heureux qu’un modeste bonheur.

Ma note : 13.25/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 2.5/4
• Potentiel d’addiction – 1.75/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 1/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1/1.5

2-5 ans·Album Jeunesse·Comédie·Coup de coeur

La petite grenouille qui avait mal aux oreilles – Voutch

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Voutch
  • Illustrateur – Voutch
  • Editeur – Circonflexe
  • Parution – 2006
  • Pages – 30
  • ISBN – 978-2878334913

4ème de couverture :

La petite grenouille a un problème avec ses oreilles. Docteurs et spécialistes
se succèdent mais, houyouyouye, ça ne s’arrange pas tellement, et même pas du tout.

Mon avis :

Je pense que vous l’aurez compris, hors partenariat, pour ce qui est des albums jeunesse, je ne vous propose en chronique que ceux qui m’ont vraiment plu, pour ne pas dire uniquement mes coups de coeur. C’est donc tout naturellement que je vous propose l’article de ce best-seller des albums jeunesse : La petite grenouille qui avait mal aux oreilles.

Ce que j’ai pu rire en lisant ce petit album jeunesse ! Ce que j’ai pu rire en écoutant quelqu’un me raconter cette histoire ! Et surtout, ce que j’ai pu rire en lisant moi-même cette histoire à des enfants…

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Dans ce petit ouvrage, on va suivre le périple d’une pauvre petite grenouille qui a mal aux oreilles. Sauf que comme pour nous, pauvre humain, elle est reconduite de spécialistes et spécialistes, tous plus exubérants et aux noms les plus tordus les uns que les autres ! La chute est pour le moins plus qu’inattendu, et donnera à nos petites têtes blondes quelques leçons d’anatomie…

Ce qui est vraiment très intéressant, et qui déclenche le rire, c’est le ridicule de la situation, et la peine que l’on a pour ce petit batracien qui, on suppose, se frappe l’otite du siècle. Fou rire garanti, d’autant que cet album mettra la prononciation et l’articulation du conteur à rude épreuve !

En bref, un petit album jeunesse tout en douceur et en rire, qui ravira les petits et fera sourire les grands !

Citations :

– J’espère que vous au moins, Monsieur le piedratrocioguolologistre*, vous pourrez faire quelque chose pour mes pauvres oreilles parce qu’elles me font mal, houyouyouye !

– Hélas, ma pauvre petite ! Mon oreilloscope à micro-résonnance électro-cabalistique vient juste de tomber en panne et, sans cet appareil, je ne peux rien faire !

*à la place de pédiatrobatraciologiste (ou un truc dans le genre)

Ma note : 16.5/20

  • Scénario – 4/4
  • Dessin – 3/4
  • Accessibilité – 2.5/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 1.5/3
  • Apprentissage – 2.5/3
Contemporain·Coup de coeur·Drame·Philosophie/Réflexion·Thriller

Je sais où tu es – Claire Kendal

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  • Auteur – Claire Kendal
  • Editeur – France Loisir
  • Parution – 2015
  • Pages – 410
  • ISBN – 978-2226322838

4ème de couverture :

Un matin, Clarissa se réveille dans le lit d’un collègue, sans aucun souvenir de ce qui l’a menée là. Bientôt cet homme fait de sa vie un cauchemar. Espionnée, traquée, harcelée, Clarissa doit faire face à une obsession toujours plus menaçante. Saura-t-elle s’en échapper avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis : 

Cela fait un moment maintenant que j’ai lu ce roman, et pourtant, quand je revois sa couverture et que les souvenirs remontent, je suis toujours aussi glacée parce la vraisemblance de l’intrigue, et surtout des situations et ressentis dépeints. Un coup de coeur pour un texte féministe qui traite d’un sujet encore tabou, et pourtant bien trop réel.

Ce roman suit une double trame : on suit à la fois Clarissa dans sa vie personnelle de jeune femme harcelée par un homme, ainsi que Clarisse dans son exercice de jury lors d’un procès pour viol et séquestration. Dans les deux cas, on n’en ressort pas indemne. Ça ne réveille pas toujours les mêmes émotions en nous : tantôt la peur, tantôt le dégoût… Ce livre a un réel potentiel d’ouverture, en cela qui peut permettre à un lectorat plutôt masculin de mieux appréhender le harcèlement de rue et le harcèlement sexuel ; mais aussi de faire écho auprès d’un lectorat féminin.

Dans les deux cas de figure (l’aspect procès et l’aspect vie personnelle de l’héroïne), je me suis sentie concernée : ces deux intrigues sont les faces d’une même médaille qu’est le harcèlement et l’objectivation des femmes. Mais le plus dur a été de lire le ressenti que pouvait avoir et que Clarissa avait, mais aussi de voir que les réactions des hommes et des autorités dans ce roman correspondent que trop bien à notre réalité.

Je ne vous cache pas que ce roman a été très dur à lire, entre mon hypersensibilité, et le fait de lire des situations que je peux vivre au quotidien…Ce n’a pas été une lecture facile, mais oh combien enrichissante et engagée. Sans le crier sur les toits, ce roman est une pépite qui, vulgairement dit, remet les barres sur les T et les points sur les i.
Effectivement, l’auteur n’hésite pas, à l’aide d’une plume agréable et fluide, de pointer du doigt des choses encore trop peu considérées : le harcèlement de rue, le harcèlement sexuel, l’objectivation des femmes, le sentiment que tout est dû (d’un point de vue sexuel) aux hommes de part leur sexe, la défaillance du système judiciaire dans les affaires d’harcèlement et de viol… Et c’est en ça que c’est un livre excellent : il montre de A, à Z, les cause, les conséquences, et surtout, les répercutions physiques et morales présentes chez les victimes.

En bref, un livre tabou, dur, glaçant, mais nécessaire. Un vrai coup de coeur.

Citations :

Les accusés disent nibards. Rowena dit nichons. Moi, je dis seins. Je ne sais pas ce toi tu dis. Je ne veux pas le savoir. Ce que je sais par contre, c’est ce que ces différences comptent.


Par où commencer pour démontrer la folie de ta lettre ? Tu n’entends donc pas ce que je te répète – non, non, et encore non – encore et encore ? Je crois qu’il t’est impossible de comprendre ; tu es prisonnier d’une forme délirante de raisonnement décalé, de sincérité terrifiante même.
As-tu inspecté mes CD et mes DVD quand tu étais chez moi ? Parce que tu as raison : j’adore ce ballet. Par contre je le détesterais à un point dont tu n’as pas idée si je devais le voir avec toi. De la part d’un autre homme, le geste aurait pu être romantique. Mais pas de ta part à toi. De la part de celui qui a utilisé ma plus vieille amie et l’a retournée contre moi. Venant de toi, ces billets sont une agression, pas un cadeau.


S’il y avait bien une chose que montraient ces peintures et poèmes romantiques, c’était le danger d’un vrai regard direct et décidé.

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5