MF – Prendre ses responsabilité, un allié anti-stress en période de crise

Prendre ses responsabilités

Un allié anti-stress en période de crise

En période de crise, il est important selon moi de se rapprocher un peu de notre cerveau. Les émotions auront beau être des alliées précieuses, elles ne sont pas toujours bonnes conseillères, surtout lorsqu’on a l’impression que tout va pour le pire.

Le but de cette mini-formation est de vous donner une des clefs de la conscientisation de ses actes : la responsabilité.

Il faut tout d’abord saisir la différence qu’il y a entre la culpabilité et la responsabilité. Souvent confondus dans la langue française où ils sont synonymes, ces deux mots ont pourtant deux sens et deux étymologies bien différentes…

Focalisons-nous maintenant sur ce que nous pouvons contrôler ou non. Des choses sont or de notre zone de contrôle. Apprendre à ne pas culpabiliser et lâcher-prise sur ce sur quoi nous n’avons pas d’emprise est essentiel pour comprendre que l’on peut choisir notre réaction face à un évènement.

Voici un petit récapitulatif ce qui fait partie de notre sphère de contrôle ou non.

Même en temps de crise, vous pouvez choisir votre réaction. Ne rien faire, chiller sur Netflix, se mettre une mine de tous les diables… C’est votre choix.

En prenant conscience qu’on a le choix et qu’on peut choisir sa réaction, on reprend le contrôle sur soi, mais aussi sur la situation.

Voici une liste mentale de ce qui peut être fait lorsqu’un évènement vient vous perturber. Vous pouvez l’appliquer à chaque évènement que vous vivez (particulièrement efficace pour endiguer l’arrivée d’une crise d’angoisse ou de panique).

Vous avez aussi une check-list d’urgence à votre disposition. N’hésitez pas à l’utiliser !


Mon expérience

Comme toujours, je tiens à vous partager mon expérience personnelle.

En tant qu’hypersensible, je suis souvent tiraillée de manière violente par mes émotions. Couplé à cela, mon mental a tendance à très vite s’emballer. Le résultat est sans conteste très complexe à vivre : les nerfs toujours à vif, vivre dans la réaction H24 sans avoir l’impression de gérer son propre intérieur et sa vie… Et cela ne faisait qu’empirer lorsque je traversais des moments de crises : une rupture amoureuse, un échec scolaire, une mauvaise nouvelle…

Reprendre le contrôle était essentiel. Je ne suis pas du genre control freack, mais ne pas avoir un minimum de cadre n’était pas possible non plus. J’ai fini par entendre parler de cette notion de responsabilité et par tester : après tout, je n’avais rien à perdre.

Maintenant ?
La notion de responsabilité est omniprésente dans ma vie,
et je peux le dire sans me tromper :
je lui dois ma nouvelle paix intérieure.

Le chemin s’est fait en plusieurs étapes que j’ai voulu transcrire dans cette petite formation. Le résultat est époustouflant : je gère mes moments de crises d’une manière bien plus sereine, mes fluctuations émotionnelles ne m’handicape plus autant qu’avant et surtout, je suis bien plus apaisée. Voici quelques exemples assez parlant :

  1. À la fin de ma première licence, j’ai été refusée dans tous les Masters que j’avais demandé et dans tous mes plans de secours. Ça m’a dévasté. Mes rêves partaient en fumée. Je me suis laissé le droit d’être triste et de vivre mon chagrin à coup de musique triste et de crise de larmes durant plusieurs heures… J’ai commencé ma crise vers 10h, en me disant que ma vie était fichue, et que tous les recruteurs n’étaient vraiment que des incapables. Puis vers 17h, j’ai dit stop. Ils m’ont refusé, okay, très bien. Je ne peux pas contrôler leur décision. Par contre, si je ne me bouge pas les fesses, les candidatures pour les L3 fermeront sans que j’aie pu envoyer une ultime candidature pour continuer à étudier l’année suivante. J’ai envoyé un dossier pour une licence spécialisée dans un domaine qui me passionne depuis toujours : l’écriture. Le lendemain, j’avais ma réponse : j’étais acceptée dans cette L3, dans laquelle je me suis épanouie, et que j’ai validée avec plus de 15 de moyenne. Après cette deuxième L3, étrangement, aucun Master ne m’a refusé.
  2. Après m’être sévèrement brouillée avec une amie, je sentais que je n’étais plus en paix. Les torts étaient partagés, et la situation avec cette amie me faisait beaucoup de mal. À cause de cette histoire, j’ai été littéralement dans les choux pendant plus de deux mois : recrudescence de mes terreurs nocturnes, plus de crise de confiance en moi, plus de crise d’angoisse… Je me suis réveillée trop tard à mon goût. Cette amie qui m’évitait au final, je lui ai envoyé un message, parce que je ne supportais plus de ne pas avoir le contrôle sur moi parce qu’elle restait muette. Dans ce message, je m’excusai, je m’exposai… Je prenais la responsabilité et des actes qui ont pu mener à la situation désastreuse dans laquelle on était, mais aussi des réactions des semaines précédentes. J’ai dit tout ce que j’avais dire. Si la situation devait changer, cela viendrait d’elle, je n’avais plus rien dans ma sphère de contrôle. À partir de ce moment-là, même si j’ai toujours un petit pincement au coeur quand j’y repense, j’ai fait ce que j’ai pu, et je suis maintenant en paix.
  3. Lors de la rédaction de mon mémoire, j’avais tendance à culpabiliser dès que je ne travaillais pas dessus et que je prenais quelques moments de pause. Puis j’en ai eu marre : je me suis dit que je prenais la responsabilité d’un possible retard, mais que je prenais l’entière responsabilité de m’octroyer des pauses pour ne pas vriller. Moralité ? J’ai rendu mon mémoire à l’heure sans avoir (trop) sacrifié ma santé physique et mentale.

Prendre la responsabilité de ses choix, même les plus complexes, est un chemin parfois long, d’autre fois non, mais qui abouti à un bien-être nouveau. D’autant que prendre la responsabilité de ses choix vient aussi éradiquer la fâcheuse manie de se plaindre : puisqu’on l’a choisi, pourquoi se plaindre ? Ça n’a aucun sens.

Est-ce que c’est long ?
Tout dépend de vous. Je sais que je suis quelqu’un certes de très sensible, mais aussi d’assez rationnelle : décortiquer le processus de responsabilité m’a permis de l’appliquer très rapidement et facilement, un peu à la manière d’une recette de cuisine ou d’un protocole en chimie. Je n’avais pas à réfléchir, le schéma était tracé.
Est-ce que c’est applicable pour tous les évènements, même les plus durs ?
Oui, dans une certaine limite : le but premier est de prendre soin de soi et de se respecter.
Est-ce que ça vaut le coup ?
Damn YES !


En bref

  • Vous êtes toujours responsables de vous et de vos réactions, même quand certaines choses arrivent sans être de votre faute.
  • Prendre conscience que nous ne pouvons pas tout contrôler laisse un espace pour choisir quelle réaction avoir ➥ agir ou lâcher-prise
  • Prendre la responsabilité de soi permet de retrouver un sentiment de contrôle sur son intérieur et sur sa vie
  • Prendre la responsabilité de soi permet de réduire le stress

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