Historique·Jeunesse·Policier

Le signe de Dédale – Florence Brémier

couv24769553Caractéristiques : 

  • Auteur – Florence Brémier
  • Éditeur – Oskar
  • Parution – 2013
  • Pages – 213
  • ISBN – 979-1021403420

4ème de couverture : 

Athènes, 438 avant J-C : Nikolidès, jeune orphelin dégourdi, préfère son apprentissage chez Marcidon, le potier, aux cours de Lycomède, son maître d’école. Un jour, Marcidon est enlevé et son atelier dévasté. Que cherchaient ses ravisseurs ? Le dévidoir fabriqué par Dédale des siècles auparavant, qui a servi à Thésée pour dérouler le fil d’Ariane, et qui conduirait au trésor de Dédale… Nikolidès découvre deux fragments du dévidoir, enterrés chez Marcidon.
Convaincu qu’il doit réunir les trois fragments épars du dévidoir pour remonter jusqu’aux ravisseurs du maître potier, le jeune garçon mène l’enquête, assisté de Graséis, sa camarade de classe, et du célèbre sculpteur Phidias.

Mon avis : 

Si je vous dis antiquité, jeunesse, et aventure, vous pensez à quoi ? Raté, ce n’était pas Percy Jackson, mais Le signe de Dédale, un petit livre jeunesse, très bien mené et renseigné !

J’ai pu rencontrer l’auteure au Salon du Delta Noir (édition 2016) sur Port Saint Louis du Rhône, et la couverture m’a tout de suite accroché l’oeil, et ensuite le titre a attisé ma curiosité. Je me suis laissé tenté et je n’ai vraiment pas été déçue !

Comme dans tout roman jeunesse (et j’entends par jeunesse qui est VRAIMENT dédié à la jeunesse, et non pas un livre classé dans jeunesse pour mieux le vendre), les actions vont vite, et on ne s’attarde pas sur de longue description qui pourrait faire décrocher les lecteurs les plus impatients. Si ça peut déranger certains lecteurs plus âgés, les plus jeunes seront conquis !

S’il y a bien une chose qui est excellente dans ce roman, c’est que l’auteur ne prend pas les jeunes pour des débiles. Je ne compte plus le nombre de roman jeunesse où le style était infantilisant au possible, réduisant les jeunes à de pauvres créatures écervelées et incapables de comprendre ou d’apprécier la moindre beauté littéraire. Ici, ce n’est pas le cas : même si le style est assez simple, Florence Brémier ne lésine pas sur les images et métaphores, sur les procédés littéraires, qui donne à ce roman une dimension bien moins enfantine.

D’autant plus qu’elle n’hésite pas à aborder des thématiques assez dures pour les plus jeunes. Je crois vraiment que c’est la première fois que je lis un roman jeunesse ou il y a autant de morts, autant de corruption, et où on a vraiment l’impression que notre héros Nikolidès n’arrivera jamais à se débarrasser de tous ses assaillants. On va même jusqu’à avoir quelques passages que je pourrais qualifier inspirée de Karine Giebel : de très courts passages, peignant un portrait d’un homme emprisonné on ne sait où, dépérissant.

Le tout bien sur, avec des thématiques plus que basique pour un roman jeunesse : une recherche, de l’amitié, de l’aventure, etc, sur paysage antique ! Nous sommes effectivement placés en plein Athènes du Vème siècle av. JC. Le rapport à la mythologie et aux mythes grecs (et plus particulièrement ici le mythe de Dédale, inventeur de génie et créateur du Labyrinthe dans lequel le roi Minos enferma le Minotaure) est donc omniprésent et exploité sous toutes les coutures possibles.

En bref, un roman jeunesse très agréable et rapide à lire, avec un travail éditorial sur le roman papier absolument remarquable (petit, mignon, agréable, tout jolie-beau), qui ravira petits et moins petits !

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 18.25/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1/1.5

Contemporain·Drame·Policier·Roman/Polar Noir·Thriller

Purgatoire des innocents – Karine Giebel

couv50638274Caractéristiques : 

  • Auteur – Karine Giebel
  • Editeur – Pocket
  • Parution – 2014
  • Pages – 635
  • ISBN – 978-2266246248

4ème de couverture : 

Je m’appelle Raphaël, je viens de passer 14 ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous avons dérobé 30 millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.
« Je m’appelle Sandra. Je suis morte il y a longtemps dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là… »
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.
« Quelque chose qui parle et qui marche à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit… »

Mon avis :

Je savais déjà un peu à quoi m’attendre avec ce roman, pour avoir déjà lu du Karine Giebel : je savais qu’elle ne faisait pas dans la dentelle, et que ses romans étaient assez noirs. D’autant plus que le peu d’avis que j’avais lu relevaient toujours la violence particulière de ce livre-ci. Encore une fois, Karine Giebel a réussi à me scotcher.

L’intrigue de base est vraiment excellente, bien qu’assez basique tout de même. Mais elle l’a tellement agrémenté d’histoires parallèles et transversales que lire ce livre, malgré son extrême violence, est un régal, rien que par la technicité littéraire.

Car oui, ce livre est d’une extrême violence. Bien que n’étant pas des plus sensible à cette dernière dans les livres, j’ai ici eu beaucoup de mal avec plusieurs scènes, et pour cause ! En plus d’avoir des sujets extrêmement dérangeants, les procédés mis en oeuvre sont tout aussi puissants, et nous immerge complètement dans l’histoire aussi tordue que psychopathe.

Mais que ce passe-t-il ? Principe de l’arroseur arrosé, avec des braqueurs, et un psychopathe. Autant vous dire que ce n’est pas du tout un livre facile à lire.
Je vous parlai tout à l’heure des procédés… Ellipses temporelles, non dit, sous-entendus… Tout ce qui compose un thriller psychologique très prenant et très éprouvant, où on a l’impression de ressentir chaque supplice que subissent les personnages. C’est pour dire ! Ce bébé fait 635 pages, et je l’ai pourtant fini en moins d’une semaine.

Mais surtout, c’est la dimension purement humaine qui est dérangeante dans ce roman, plus que les choses décrites elles-mêmes : comme à son habitude, Karine Giebel aime exploiter le côté sombre de l’être humain, ses failles les plus inavouables, et ce que l’instinct de survie peut pousser à faire, mais aussi ce que l’être humain est capable de faire à un autre être humain dans le seul but d’accomplir ses désirs. Là, est toute la puissance de Giebel : à travers des sujets extrêmement durs et tabous, elle va nous montrer le côté le plus dérageant de l’Humain.
De plus, elle ne va jouer non seulement sur les faiblesses typiquement humaine de ses personnages, mais sur les faiblesses de nous, pauvres lecteurs : l’empathie entre en jeu, ainsi que notre jugement, et les notions de Bien et de Mal, dans un huis-clos infernal. Huis-clos entre personnages, huis-clos entre le livre, et nous.

Je tiens à préciser que je ne conseille pas ce livre à tout le monde, qu’il faut être conscient de son contenu avant de se lancer. Au niveau des thématiques, sachez que vous allez vous retrouver avec : meurtre, séquestration, torture psychologique, torture physique, pédophilie, viol sur mineur, et j’en passe. Soyez prévenus.

En bref, un huis-clos éprouvant, violent, et épouvantablement addictif.

Citations :

D’un point de vul pénal, mieux vaut violer une femme que le coffre d’une banque. Prendre les armes pour prendre l’argent là où il se trouve, voilà un crime impardonnable aux yeux de la justice… Vraiment aveugle, aucun doute.


La douleur est une bonne compagne, fiston. Parce qu’elle est la plus fidèle qui soit.


Lui qui n’a pourtant jamais tué personne.
Jamais avec une arme à feu en tout cas.
Trop facile, trop banal. Trop vulgaire.
Toujours des lames tranchantes, des objects contondants, des cordes, ou à mains nues.
Il considère que les armes à feu sont réservées à ceux qui manquent d’imagination ou sont pressés. À ceux qui ne vénèrent pas l’acte de mise à mort.


« L’espoir fait vivre. »
Ce qui veut dire que le désespoir tue.


Elle a toujours préféré les mots aux chiffres. Tellement plus poétiques. Tellement plus beaux. Tellement plus généreux, riches et élégants. Tellement plus émouvants.
On ne déclare pas son amour avec des chiffres.
On n’appelle pas au secours avec des nombres.

Ma note : 18.25/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

Policier

Le jour où la boîte s’est ouverte – Quentin P. Lemarié

couv6150012Caractéristiques : 

  • Auteur – Quentin P. Lemarié
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2015
  • Pages – 100
  • ISBN – B011JV6TNU

4ème de couverture : 

Lorsque l’arme numérique connue sous le nom de « Boîte de Pandore » refait surface après avoir disparu pendant trois ans, chaque seconde devient capitale. Dans une course-poursuite haletante, des alliances se forment, des secrets ressurgissent, des masques tombent… Mais faut-il pour autant empêcher son cœur de battre ? Car après tout, aujourd’hui pourrait bien devenir… « Le jour où la boîte s’est ouverte ».

Mon avis :

Ah… Un bon petit livre, frais et bien vivifiant ! Merci à l’auteur de m’avoir contacté pour le lire, j’ai passé un très agréable moment !

Le style arrive – chose étonnante- à être extrêmement riche et frais tout à la fois ! On enchaîne les mots et les phrases sans aucune difficulté, tout en appréciant un niveau de littérature et de français assez élevé. Bon sang, que c’est bon ! Mais surtout, le style est pourvu d’un véritable rythme, tout comme l’histoire qu’il porte. Il pourrait très bien ne rien se passer du tout que l’on s’éclaterai quand même. Alors vous imaginez bien, ici, dans une longue nouvelle bourrée d’action… Le résultat est excellent !

L’intrigue est une intrigue policère de base, qui, et j’ai été extrêmement étonnée et heureuse de le voir, reprend certain principe de Sherlock Holmes (notamment le personnage de Sherlock). J’ai beaucoup aimé ce côté un peu british et déluré de l’oeuvre ! Là dessus, se greffe une micro-romance, qui vient rajouter un peu de piment à une sauce déjà assez relevée.

L’histoire quant à elle, est extrêmement bien menée. Tout du long, on se pose des questions, on s’interroge sur les véritables intentions, voire même la véritable identité de certains des personnages ! C’est rythmé, il y a de l’action, de l’humour, beaucoup de suspens… Au top !

Je suis complètement bluffée par les personnages mis en scène. Quand on sait que certains romans ont du mal à développer des personnages profonds et avec des reliefs sur plus de 300 pages d’auteur connu et renommé, alors voir là, sur 100 petites pages (et encore !) un tel développement des personnages… Je dis bravo !

Peter, notre Sherlock Holmes version française, aussi mystérieux que brillant ! Un personnage que j’ai vraiment adoré, par sa perspicacité, sa zone d’ombre et son humour plus que tordant.

Anaïs, une battante qui ne lâche rien, et qui sait être femme.

Vous l’aurez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé ce petit roman, qui aurait vraiment mérité d’être plus long… Mais pour écrire moi même, je sais à quel point il faut être endurant et avoir du souffle pour tenir la distance et réussir à écrire un roman. Je suis persuadée qu’à force, ce bon Quentin P. Lemarié arrivera d’ici quelques temps à nous écrire un roman policier à couper le souffle ! En tout cas, je trouve qu’il est sur la bonne voie.

En bref, un roman très court qui se dévore extrêmement vite, et qui raviera beaucoup de monde ! Pas un coup de coeur… Mais presque !

Citations :

Je ne peux pas trahir ce en quoi je n’ai jamais cru, pensa-t-elle en disparaissant dans la capitale.

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 1.75/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5

Policier·Roman/Polar Noir·Thriller

Prendre Lily (Prendre Femme 1/2) – Marie Neuser

couv73619376Caractéristiques : 

  • Auteur – Marie Neuser
  • Editeur – Fleuve Noir 
  • Parution – 2015
  • Pages – 520
  • ISBN – 978-2265099401

4ème de couverture : 

Début des années 2000. Dans une petite ville anglaise sans grands faits d’arme à célébrer ni catastrophes à déplorer, deux fillettes viennent de retrouver leur mère assassinée. Elle git dans sa baignoire, les seins méticuleusement découpés et disposés de chaque côté du corps. Entre ses doigts, deux mèches de cheveux : une brune, une blonde. Lily, couturière et mère exemplaire, n’avait jusqu’alors jamais fait parler d’elle. À quelques mètres du foyer de Lily Hewitt, celui de Damiano Solivo. Alors que tous les soupçons se portent sur cet immigré italien suintant protégé comme un chiot par sa femme, celui-ci oppose un alibi parfait : il travaillait. Pour preuves de sa bonne foi, il a conservé son titre de transport et se trouve en mesure de prouver qu’il a signé la feuille d’émargement ce matin-là, à l’institut qui l’accueille pour son insertion professionnelle.

Mon avis :

Sélectionné pour notre Live Show avec Steven’s Books et Lecture Rousse, il s’agit une d’une belle surprise !

Ayant déjà lu du Marie Neuser, je peux aisément faire la comparaison entre Prendre Lily et Je tue les enfants français dans les jardins. Le style de Marie Neuser est toujours aussi froid, dur et percutant, fluide et composé de phrases courtes pour la majorité. Cependant, dans Prendre Lily, il est bien plus calme, imposant un rythme bien plus lent est posé à l’oeuvre globale. L’atmosphère est plus écrasante et pesante, et les mots restent durs comme de la pierre.

L’intrigue ici présentée est à la fois basique et originale. En effet, basique, car il s’agit un polar, d’un thriller de base, avec un meurtre, un suspect, une enquête. Rien de bien extravagant. Mais toute l’originalité réside dans la mise en place. Dans les romans policiers (dans le peu que j’ai lu en tout cas), c’était toujours le même schéma qui était mis en place : un meurtre, un suspect, une enquête, deux trois ou rebondissements, case prison. Et basta. Avec quelque chose de palpipant, pleins de surprises comme un épisode d’une série policière, où les évènements s’enchaînent à une vitesse affolante. Ici, il s’agit d’une traque. Le même suspect, filé durant des années et des années. L’enquête s’étalle sur plus de huit années. On est dans une attente perpétuelle d’un indice, qu’un quelque chose qui ferait avancer l’investigation. Et ça, c’est génial. Pour une fois, on a un rythme qui est lent, presque reposant, et surtout, bien plus proche de la réalité.

L’histoire quant à elle, est dure, trash, voire même gore par certains moments. Comme dit dans le Live, dès la deuxième page du premier chapitre, on a la description, plus que crue, de la scène de crime… Qui m’a fait dans un même, un très vif écho au dernier meutre de Jack l’Eventreur (seins découpés et posés près du corps, tête à moitié arrachée, éventrée…). La manière dont l’auteure nous fait avancer est extrêmement longue, mais aussi nécessaire. Ce que l’on pourrait prendre pour des longueurs dans la narration, sont pour la plupart, bourrées d’indices et de minuscules détails qui, par la suite, prendront toute leur importance… Restez sur vos gardes !
De plus, le fait de faire entrer en piste l’histoire de Gloria (bien plus développée dans le second tome de la saga, Prendre Gloria) rajoute une dimension de complexité et d’entre-croisement de faits loin d’être inintéressants.

Les personnages sont, quant à eux, à la fois très travaillés et très réalistes.

Gordon, à travers qui nous vivons l’enquête, n’est ni bon, ni mauvais. Nous sommes dans ce roman très loin des idéaux manichéens ! Gordon est très déterminé, complètement absorbé par son enquête, au point d’en risquer sa vie, sa santé (tant mentale que physique), mettre de côté vie personnelle… Il ne vit qu’à travers et que pour cette enquête. Et voir Damiano s’en sortir à chaque fois l’enfonce un peu plus, jusqu’à lui donner des pulsions plus que répréhensibles : falsifier des preuves pour en créer une parfaite pour inculper Damiano, se servir d’une femme (de la pire des manières) pour avoir des informations… J’ai bien aimé ce personnage car bien que je ne cautionne pas toutes ses actions, je les comprends.

Nous aurons beau suivre l’enquête à travers les yeux de Gordon, je ne le considère pas comme le vrai personnage principal. Car tout le roman n’est rythmé qu’avec une seule personne, un seul nom : Damiano. J’ai fait le yo-yo avec ce personnage. Pitié, haine, pulsion meurtrière, adoucissement, doute… Un personnage exécrable, que l’on sent manipulateur et vil à souhait, un peu (beaucoup ?) psychopathe sur les bords… mais qui arrive à instaurer le doute. Jusqu’à la fin, on est dans le doute. Dans le Live, Steven et Marie ont annoncé qu’eux étaient certains de sa culpabilité. Personnellement, je reste dans le doute. Des petits détails qui font que ça ne colle pas… J’ai hâte de lire le second tome qui, je l’espère, m’apportera les réponses dont j’ai besoin.

Les personnages secondaires sont tout aussi bien construits et réalistes que les deux principaux, et c’est extrêmement agréable à voir.

En bref, un polar noir qui change de ce qu’on a l’habitude de voir, avec un rythme différent et une intrigue prenante. Je le conseille à toute personne voulant s’essayer au polar ou au policier. Attention cependant ! Le roman est très cru, dur, voir gore par moment. Marie Neuser ne mâche pas ses mots, et n’a pas peur de choquer. Attention aux personnes sensibles donc.

Citations :

– […] Ici… il y a des traces de rejet, c’est-à-dire des gouttes qui ont été projetées par l’arme en mouvement. Je pense qu’ensuite, une fois qu’il s’est assuré qu’elle était bien morte, il a attendu un moment avant de la traîner : on a un écoulement régulier là, juxtant la trace de choc.
– Cette mare quoi…


Il paraît qu’il suffit de trois nuits sans dormir, je veux dire de trois jours et trois nuits, pour sombrer dans la folie.
Je n’en suis pas loin.
J’ai tout essayé pourtant. Faire des pompes jusqu’à épuisement ; boire à m’en abrutir ; m’enrouler dans les couvertures devant des émissions sur la chasse, la pêche et la dentelle de Cornouailles. Que dalle. Mes yeux comme des billes.


– Si vous ne supportez pas l’échec, McLiam, me dit Bradford un jour, il y avait deux métiers à éviter : enseignant, et flic.


– Vous vous donnez des airs de sujets de Sa Majesté mais vous n’êtes qu’un ramassis de racistes.
Je lui ai conseillé, avec toute la courtoisie d’un sujet de Sa Majesté, de fermer sa grande gueule.


– Détective McLiam… Je vous ai toujours très bien considéré. Non pas que vous soyez le meilleur agent qu’on ait jamais eu, parce que pour ça il faudrait être un peu moins… un peu moins…
– … casse-couilles…
– … voilà, […].


Pourquoi fallait-il que cette enquête s’ornemente de tant de mystères insolubles ? Pourquoi bon sang ne s’était-il pas contenté de tuer un point c’est tout, au lieu de nous faire tourner en bourrique avec ses petits jeux de piste foireux ?

Ma note : 17/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.5/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 1.5/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.75/1.5