Érotique·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

Anthologie polissonne, Petites histoires indécentes de la littérature – Alain Paraillous

Anthologie-polionne.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Alain Paraillous
  • Éditeur – De Borée
  • Parution – 2018
  • Pages – 275
  • ISBN – 978-2812922794

4ème de couverture :

La vie des grands écrivains est souvent plus passionnante encore que les romans qu’ils ont écrits. Pour la plupart d’entre eux, leur carrière amoureuse a été aussi foisonnante que leurs productions littéraires… George Sand, Madame de Staël : des croqueuses d’hommes ; Chateaubriand, Hugo, Stendhal : d’insatiables Dom Juan… Et ceux que l’on aurait cru bien sages : Vigny, Lamartine… de sacrés coquins également. Comme si les facultés créatrices de ces hommes et de ces femmes avaient été proportionnelles à leurs appétits sexuels. Ce livre pourrait être une histoire de la littérature française, du Moyen Age jusqu’à 1900, à ceci près que les biographies présentées avec humour à travers ces pages sont vues depuis ce que les grincheux pourraient appeler « le petit bout de la lorgnette ». Et si ces histoires polissonnes, savoureuses, pittoresques, étonnantes, affriolantes, étaient au coeur même de la création artistique ?

Mon avis :

Pour un premier roman du genre, je me devais de trouver quelque chose d’assez original et qui ne serait pas plat… Quoi de mieux d’une anthologie littéraire qui se passe sous la ceinture ?

Mais attention, rien de graveleux, bien au contraire ! Son auteur, ancien professeur de lettres, nous fait traverser les siècles de la littérature française, en nous exposant avec légèreté et dynamisme les dessous de nos grands auteurs. Et on peut dire que certains étaient plus que portés sur la chose !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cet ouvrage, c’est qu’il n’était pas qu’un catalogue de faits plus ou moins chauds sur les grands auteurs français, mais bel et bien un vrai travail de recherche, avec un vrai travail littéraire : est-ce la vie des auteurs qui leur inspirent leurs oeuvres, ou bien est-ce l’inverse ? Quels peuvent être les petits indices glissés dans ces oeuvres qui pourraient nous donner des éléments biographiques sur ces dits-auteurs ?
Mais plus que cela, l’auteur n’hésite pas à citer des morceaux de textes, nous faisant le plus souvent découvrir des textes inconnus, et même redécouvrir certains extraits sous un autre angle.

Je n’avais jamais lu d’anthologie avant, et après avoir lu celle là, je n’ai qu’une envie : en lire une autre !

En bref, un roman avec un réel intérêt littéraire, à lire par curiosité ou bien pour ajouter quelques faits plus croquant dans nos dissertations… Excellent, un coup de coeur !

Citations :

Changement et nouveauté, que de crimes ont été commis en vos noms !


Je veux mourir pour ta beauté, Maîtresse,
Pour ce bel oeil qui me prit à son hain,
Pour ce doux ris, ce baiser tout pleinement
D’ambre, et de musc, baiser d’une Déesse.

Je veux mourir pour cette blonde tresse,
Pour l’embonpoint de ce trop chaste sein,
Pour la vigueur de cette douce main
Qui tout d’un coup me guérit et me blesse.

Ronsard

 

Je te salue, ô merveille fente,
Qui vivement entre ces flancs reluis ;
Je te salue, ô bienheureux pertuis,
Qui rend une vie heureusement contente. […]
Ô petit trou, trou mignard, trou velu,
D’un poil follet mollement crespelu
Tous verts galants devraient, pour t’honorer,
À beaux genoux te venir adorer.
Tenant au poing leurs flambantes chandelles.

Ronsard

On est bien loin de Mignonne, allons voir si la rose… !


Ainsi, en ta première et jeune nouveauté,
Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que, vif et mort, ton corps ne soit que roses.

Ronsard


Désireux de ne rien cacher au lecteur, Montaigne ne dissimule pas les pannes qui affectent la virilité au moment où celle-ci s’avère particulièrement indispensable : la faute à « l’indocile liverté de ce membre, défaillant si importunément lorsque nous en avons le plus besoin, refusant avec obstination nos sollicitations et mentales et manuelles. »


Le gong de la soixantaine enclenche le compte à rebours. Même si La Fontaine n’est pas, tant s’en faut, un pilier d’église, son époque est marquée par la crainte de Dieu et ce débauché commence à se faire du souci : l’heure n’est pas si lointaine où il va devoir s’expliquer là-haut, sur sa vie de patachon.


Je connais mes défauts ; mais après tout, je pense
être pour vous encore un captif d’importance,
Car vous aimez la gloire et vous savez qu’un roi
Ne vous en peut assurer autant que moi.

« Un captif d’importance » ! Bigre, ce jour-là, le bon Corneille avait oublié d’être modeste, mais chacun sait que l’amour vous fait perdre la tête.
Las, rien n’y fit. Marquise ne vit du vieux soupirant que le « corps usé » et du « front ridé les replis jaunissants ». La coquine préférait les chairs plus fraîches, et resta inflexible. Blessé, le poète lui adressa ses fameuses Stances :

Marquise, si mon visage
À quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu’à mon âge,
Vous ne vaudrez guère mieux.

Rancunier en plus d’être modeste le Corneille !


Tournons nous plutôt vers du positif : il faut lire, ou relire Lamartine. Plus que jamais. Parce qu’il y a du sublime dans son oeuvre, et que notre époque en est si cruellement dépourvue.

 

Érotique·Contemporain·Coup de coeur·Romance

Remy (Fight for love 3/6) – Katy Evans

couv35884285.gif.jpegCaractéristiques : 

  • Auteur – Katy Evans
  • Editeur – Hugo Roman
  • Parution – 2013
  • Pages – 316
  • ISBN – 978-2266251648

4ème de couverture :

Remy  » Riptide  » Tate a deux passions. Le ring – où il règne en champion de la ligue Underground – et le lit de Brooke Dumas, la femme pour laquelle il pourrait donner sa vie. À la veille de leur mariage, Remy se remémore les premiers instants de leur rencontre. Évidente. Foudroyante. Instantanément torride. Les zones d’ombre qu’à son contact, il a appris à contrôler… Le désir, la passion, tout ce qui, entre elle et lui, a semblé d’instinct incontournable. Son plus grand combat.

Mon avis : 

J’ai toujours l’impression de faire faire le yoyo temporel à mes lecteurs… Comme vous le savez, je lis énormément de choses diverses et variées, et il est temps que je me consacre au troisième tome d’une saga coup de coeur… Et qui a été un coup de coeur.

Vous savez l’amour que je porte pour cette saga romantico-érotique. Comme beaucoup dans le même, l’auteur a décidé d’éclairer plus particulièrement un des personnages principaux en lui offrant un tome… Ici, c’est le personnage de Remington Tate lui-même que l’on apprend à connaître en profondeur, car c’est à travers ses yeux que l’on va vivre une intrigue… que l’on connait déjà ! Tout comme E.L. James l’a fait avec son quatrième opus Grey, Katy Evans nous offre les moments clefs, les moments forts des deux premiers tomes, ainsi que l’évolution post-second-tome à travers le regard de Remington – bien que quelques rares passages soient sous le point de vue de Brooke -.

Je ne vais pas vous le cacher, c’est un pur régal. Si certaines (et certains, je ne vous oublie pas messieurs !) n’ont pas aimé le côté bestial et homme des cavernes de Remy, ils n’aimeront pas ce roman. Mais pour celles et ceux qui, au contraire, on aimé la saga en partie grâce à la sauvagerie de ce combattant, je peux vous garantir que on plane sur un nuage fait de gant de boxe et de sensualité. Au lieu de découvrir une bête assoiffée de sexe et de chaleur, on apprend à découvrir un être fait de muscle, certes, mais avant tout un être sensible, qui peur, qui a froid, qui aime tendrement une femme.

Ce qui frappe le plus dans ce roman, c’est sa véracité sur le genre humain. On peut être sensuel, avec un grand appétit sexuel, et être par la même occasion capable de la plus grande des mièvrerie. On peut être bestial et violent par moment, comme être capable de la plus grande des douceurs par d’autres. C’est cette dualité là qu’à voulu explorer l’auteur, et elle l’a fait avec talent.

De plus, cela permet de lever certaines zones d’ombres sur le comportement de ce cher Remington dans les tomes précédents.
Et, encore une fois, ce roman a en lui quelques notes de féminisme. Car une fois de plus, même si on parle de roman érotique, avec des scènes explicites, en aucun cas Brooke, au même titre qu’Anastasia, n’a été une fois soumise à l’homme qui partage sa vie. Car depuis le début, c’est elle qui mène la barque et Remington, tout comme Christian Grey, est complètement dépendant de cette femme qui est venue bouleverser sa vie et ses sens.

En bref, un roman excellent, dans la parfaite continuité des deux premiers, qui ravira les fans de la série en attendant la suite !

Citations :

Le coeur est un muscle. Pendant une vie entière il va battre des milliards de fois. J’ai appris à mes dépens qu’on ne pouvait plus courir avec un ligament déchiré, mais qu’en revanche, même si votre coeur est brisé en mille morceaux, vous pouvez toujours aimer de tout votre être.


Il y a des choses dont on est certain. Pour lesquelles on jurerait sur sa vie. Des chose qu’on sait, tout simplement. On sait que la chaleur du feu brûle. Que l’eau épanche la soif. Elle, elle fait partie de ces choses : la certitude la plus évidente de ma vie.

Ma note : 16.5/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1/1.5

Érotique·Historique·Romance

L’Art d’aimer – Ovide

couv38287278Caractéristiques : 

  • Auteur – Ovide
  • Editeur – Belles Lettres
  • Parution – 1 ap. JC
  • Pages – 89
  • ISBN – 978-2251011196

4ème de couverture :

La séduction : un art subtil, un rite mis à l’honneur pendant la Renaissance avec les cours d’amour, mais déjà chanté par Ovide. La femme étant libre de ses sens et de ses sentiments, comment la conquérir ? Où tendre ses filets ? Compliments, promesses, larmes, baisers, hardiesse… Toutes les armes sont bonnes. Celle que l’on aime une fois séduite, comment la retenir ? Au terme d’un jeu dont le prix est le plaisir, l’amant raffiné a plus d’une corde à son arc… Quant à la femme, il lui appartient de garder son éternel féminin, ce qui n’est pas le plus facile… Au-delà de l’artifice, l’art doit gouverner l’amour. Un art dans lequel Ovide est passé maître.

Mon avis :

Remontons un peu (beaucoup) le temps jusqu’à la Rome Antique, et retrouvons un des plus sulfureux auteurs de son temps : Ovide. Auteur des Métamorphoses et des Tristes, exilé pour une raison mystérieuse par l’empereur Auguste, ses oeuvres sont connues et reconnues à travers l’espace et le temps, inspirant peintres et sculpteurs. Mais on entend assez peu parler d’une de ses première oeuvres, L’art d’aimer, que l’on pourrait apparenter à un La drague pour les Nuls de notre temps. Un véritable régal à lire !

Même si les siècles ont passé, certains conseils peuvent encore faire sens (et encore plus si on enlève toute la misogynie possible). Il faut savoir que l’ouvrage n’est pas bien gros, et se subdivise en trois parties : les deux premières dédiées aux hommes — à savoir comment réussir à séduire la femme que vous voulez, suivi de comment la garder —, et une dernière dédiées aux femmes, avec des conseils similaires. Mais il y a des petites parties qui nous, lecteurs contemporains, peuvent nous faire bien rire : j’avoue avoir ri jaune en lisant les parties qu’on pourrait nommer « Comment tromper à souhait sans se perdre prendre ? ».

Mais ce qui est remarquable, ce sont les arguments et conseils prodigué : que ce soit du lieu où aller pour faire des rencontres à que faire si on échoue dans notre quête de l’amour, en passant par quelle attitude avoir pour séduire un homme/une femme, cet ouvrage est un vrai mode d’emploi ! Jusque dans les détails les plus intimes et les plus grivois : sous forme de métaphore, Ovide n’hésite pas à prodiguer des conseils pour sous la couette !

En bref, un petit ouvrage très intéressant à lire, qu’il faut avoir lu, ne serait-ce que pour sa culture latine et sa culture personnelle.

Citations :

Mais, si tu as à coeur de conserver l’amour de ta maîtresse, fais en sorte qu’elle te croie émerveiller de ses charmes. (…) Est-elle brillante d’or : dis-lui qu’à tes yeux l’or a moins d’éclat que ses charmes. Si elle endosse les fourrures d’hiver, approuve ces fourrures ; si elle s’offre à tes yeux vêtue d’une légère tunique : « Vous m’enflammez », crieras-tu, mais prie-la, d’une voix timide, de prendre garde au froid.


Elles réparent par la toilette les outrages du temps, et parviennent, à force de soins, à déguiser leurs années. Elles sauront à ton gré, par mille attitudes diverses, varier les plaisirs de Vénus : nulle peinture voluptueuse n’offre plus de diversité.


Le plaisir qu’on m’accorde par devoir cesse pour moi d’être un plaisir, et je dispense ma maîtresse de tout devoir envers moi. Qu’il m’est doux d’entendre sa voix émue exprimer la joie qu’elle éprouve, et me prier de ralentir ma course pour prolonger son bonheur !


Si tu veux m’en croire, ne te hâte pas trop d’atteindre le terme du plaisir ; mais sache, par d’habiles retards, y arriver doucement. Lorsque tu auras trouvé la place la plus sensible, qu’une sotte pudeur ne vienne pas arrêter ta main.
Tu verras alors ses yeux briller d’une tremblante clarté, semblable aux rayons du soleil reflétés par le miroir des ondes. Puis viendront les plaintes mêlées d’un tendre murmure, les doux gémissements, et ses paroles, agaçantes qui stimulent l’amour. Mais, pilote maladroit, ne vas pas, déployant trop de voiles, laisser la maîtresse en arrière ; ne souffre pas non plus qu’elle te devance : voguez de concert vers le port. La volupté est au comble lorsque, vaincus par elle, l’amante et l’amant succombent en même temps.


Cependant il est peu de visages sans défauts : cachez ces défauts avec soin, et autant que possible dissimulez les imperfections de votre corps. Si vous êtes petite, asseyez-vous, de peur qu’étant debout on ne vous croie assise.


Fussiez-vous laide, vous paraîtrez belle à des yeux troublés par le vin, et la nuit jettera son voile sur vos imperfections.


Que chaque femme apprenne donc à se connaître, et se présente aux amoureux combats dans l’attitude la plus favorable. La même posture ne convient pas à toutes. Ce quelle qui brille par les attraits du visage, s’étende sur le dos ; que celle qui s’enorgueillit de sa croupe élégante, en offre à nos yeux toutes les richesses.

Ma note : 15.5/20

• Scénario – 2/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.5/3
• Personnage – 1/2
• Emotions – 1.5/2
• Originalité/Créativité – 1.25/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5

Bonus « Enseignement » : +1 pt

Bonus « Témoignage d’une civilisation antique » : +1pt

Érotique·Contemporain·Coup de coeur·Romance

Mine (Fight For Love 2/6) – Katy Evans

couv2292973Caractéristiques : 

  • Auteur – Katy Evans
  • Editeur – Hugo Roman
  • Parution – 2015
  • Pages – 358
  • ISBN – 978-2755617290

4ème de couverture : 

Je lui appartiens. Il m’appartient. Notre amour est brûlant, puissant, imparfait, et réel…

Brooke n’aurait jamais imaginé finir avec l’homme qui est le rêve de toutes les femmes. Mais tous les rêves ne finissent pas comme un conte de fées, et alors que Remington a besoin d’elle, Brooke découvre quelque chose qui va la forcer à quitter ses côtés. Avec la distance et les ténèbres entre eux, la seul chose qui lui reste est de se battre pour l’amour de l’homme qui est LE SIEN.

Mon avis :

J’avais eu un gros gros coup de coeur pour le premier tome, c’est donc sans aucune crainte que je m’étais lancée dans ce second tome. Et bien je l’ai préféré au premier tome ! Un autre coup de coeur, plus profond.

L’inconvénient de la plupart des livres érotiques sur le marché actuel, c’est que se sont presque tous les mêmes : seuls les prénoms des personnages et le nom de l’auteur change, mais en général, l’histoire, l’intrigue, le caractère des personnages sont identiques, ou très semblables d’un livre à l’autre. Heureusement, la saga Fight For Love (en tout cas, des tomes que j’en ai lu) ne rentrent pas dans cette catégorie, et en fait sa véritable originalité.

En effet, si on exposait dans le premier tome une histoire érotico-romantique, le second tome nous propose une histoire romantico-érotique. Et oui, il y a une différence. Laquelle ? Tout ne repose pas sur le sexe. De fait, on a une histoire bien plus plausible, où certes, on a toujours une dieu du sexe, mais l’acte en lui-même n’est pas surfait : nous avons droit à des scènes intimes au sein d’un couple solide, et non pas du sexe pour du sexe, du sexe pour meubler. C’est vraiment quelque chose d’extrêmement appréciable et agréable.

Tout comme j’ai beaucoup aimé voir dans ce roman un couple, un vrai, avec des hauts, des bas, des crises de jalousie… En lisant quelques chroniques sur ce tome, j’ai pu voir que certains n’avaient pas aimé le comportement de Brooke, la jugeant trop jalouse et possessive, voire immature. Mais pour moi en tout cas, il n’en n’est rien. Des réactions peut être exagérée parfois, mais cela reste rare, mais ses moments de jalousies et de possessivités n’ont rien d’anormaux.

Comme toujours, nous avons un Remington absolument orgasmique de romantisme et de testostérone. Enfin, dans un roman de cette trempe, nous avons droit à un homme viril ET sensible, tout juste ce qu’il faut. Et non pas une pâte molle sans forme ou une brique.
Sachez aussi qu’il y a un évènement en particulier qui est pour moi de l’ordre du jamais vu dans les romans de ce style !

En bref, un excellent second tome, qui nous décrit non pas la vie d’un couple de chaud lapin, mais une vie de couple, tout simplement.

Citations :

Chaque jour, chaque nuit, il me tient le plus près possible de lui et me répète que je suis à lui. Mais il n’a pas conscience qu’à chaque fois qu’il dit ça, il dit aussi qu’il est à moi. On ne peut pas posséder vraiment quelque chose qui ne nous possède pas en retour, pas même une voiture.


C’est tellement agréable d’écouter une chanson que l’on comprend. Ou qui nous comprend. Ça fait prendre conscience que nos sentiments sont humains, normaux, même si on aimerait parfois ne pas les avoir.


Le coeur est un muscle. Pendant une vie entière il va battre des milliards de fois. J’ai appris à mes dépens qu’on ne pouvait plus courir avec un ligament déchiré, mais qu’en revanche, même si votre coeur est brisé en mille morceaux, vous pouvez toujours aimer de tout votre être. Tout votre misérable et vulnérable être…

Ma note : 16.75/20

• Scénario – 3.25/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 0.5/1.5

Érotique·Coup de coeur·Drame·Philosophie/Réflexion·Romance·Thriller

Oeil pour Oeil – Cha Raev

couv54221894Caractéristiques : 

  • Auteur – Cha Raev
  • Editeur – Mix
  • Parution – 2016
  • Pages – 352
  • ISBN – 978-2375210086

4ème de couverture : 

Jusqu’où iriez-vous pour vous venger ? Cyril est un homme brisé. Vide. Vide de toute raison, de toute espérance. Tout ce qui lui reste, c’est le but qu’il s’est fixé. Sa rage et sa haine sont les seules flammes qui brûlent encore en lui. Pour assouvir sa vengeance, il acceptera de plonger en enfer. Son enfer mais aussi celui des autres. Un jeu d’illusions et de miroirs qui le mènera aux frontières de la moralité, le contraindra à les repousser. Mais parfois, la rédemption se trouve au plus profond de la damnation.

Mon avis :

Rien que par son résumé, je me suis doutée que ce livre allait beaucoup me plaire. Intuition qui s’est confirmée quand j’ai découvert le style de l’auteur… C’est un coup de coeur !

Le style de Cha Raev est sublime. Il arrive à être à la fois voluptueux, léger, et extrêmement personnel… Mais aussi extrêmement dur, glaçant et grave. Un mélange haut en couleur qui arrive à se placer au plus proche de l’être humain, au plus proche de la réalité d’un esprit. Et c’est phénoménal. La charge émotionel des mots et les tournures de phrases donnent au roman une dimension émotionnellement très intense. Préparez vos mouchoirs !

Pour ce qui est de l’intrigue, on est sur quelque chose d’assez basique, mais qui marche extrêmement bien : un amour perdu, une envie de vengeance… Et c’est la déchéance. Un cocktail explosif entre les bonnes mains (et surtout avec les bons mots !).

L’histoire elle… J’en ai rarement lu d’aussi palpitante et d’aussi prenante, émotionnellement parlant.  On suit les aventures à travers les yeux de Cyril. Somme de toute, elle est plutôt simple, mais elle est tellement bien menée… Je ne veux pas en dire trop de peur de spoiler et de vous faire perdre la petite étincelle que j’ai eu pendant ma lecture. Sachez simplement qu’elle est excellente, palpitante, et pleine de rebondissement qui ont su me faire grimper aux rideaux !

J’ai rarement vu des personnages aussi travaillés, et qui arrivent à retranscrire autant d’émotion.

Cyril, bien qu’il soit notre personnage principal, n’est pas le plus travaillé à mon goût, même s’il approche de la perfection. Il est… Humain. Il fait des erreurs, les assume plus ou moins bien. Il pleure, il sourit… Et déterminé.

Le personnage le plus travaillé reste à mon sens le Papillon. Mystérieux, ambigüe… On arrive à ressentir l’ambiance lourde et feutrée qu’il apporte aux scènes, tout comme on arrive à sentir cet anneaux se former autour de notre poitrine quand il est là, comme c’est le cas pour Cyril.

Ce que je trouve extrêmement fort, c’est que Cha Raev a réussi à placer dans son monde dur et impitoyable, une romance M/M extrêmement puissante et émouvante. Un énorme point positif, qui vient rajouter de la profondeur au texte, mais aussi, à choisir, de la lumière ou de l’ombre. Autant prévenir, les scènes de sexe sont explicites.

En bref, ce livre m’a fait vibrer. De l’action, une romance, des sentiments forts, un but… Un roman excellent qui saura vous faire vibrer et sortir les mouchoirs !

Citations :

Quand un grand venait nous chercher des poux dans la tête, on lui cassait la gueule ensemble. Ou bien on se faisait étaler… Toujours tous les deux.


C’est pas facile d’être responsable du bien-être de quelqu’un.


La rage n’est ni tiède, ni apaisante. Elle vous consume, vous dévore. Ce que vous êtes, qui vous êtes, et tout ce que vous aviez prévu de faire ou d’être.


La patience est une voie difficile, mais aussi celle de toutes les satisfactions. Elle est la voie du temps, du discernement ; contrairement à la hâte qui ne se dévore que dans la passion et le tourment.


Qu’importe le vin pourvu qu’on ait l’ivresse.
Qu’importe le coupable pourvu qu’on ait la vengeance.


Les illusions sont commes les papillons de nuit : attirés par les lumières artificielles. Elles ne s’épanouissent que dans l’obscurité et le doute. Elles ne sont pas tangibles et il est impossible de s’en saisir. Les illusions flottent à la limite de ce quelque chose, de cette conscience où tout se brouille. Elles sont parfois vénéneuses, et pourtant on ne peut en détourner le regard, au risque de se laisser happer par leur parfum suave et toxique. Les contempler, c’est se retrouver piégé devant la danse lascive d’un serpent doré, si hypnotique qu’on en vient à espérer sa morsure autant qu’à la redouter.

Ma note : 19.25/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5
• Bonus « Charge émotionnelle » : +1pt

Érotique·Romance

Qui de nous deux ? (La société 1/9) – Angela Behelle

couv49571791Caractéristiques : 

  • Auteur – Angela Behelle
  • Editeur – J’ai Lu
  • Parution – 2012
  • Pages – 320
  • ISBN – 978-2290075999

4ème de couverture : 

Un élève aussi farouche que séduisant, une société secrète, un lent apprentissage mené de main de maître qui éveille son corps et comble ses désirs les plus inavouables, Mickaëlla Valmur est loin d’imaginer ce que lui réserve cette étrange rentrée scolaire au goût amer.

Mon avis :

Un résumé assez alléchant, une lecture érotique qui semblait loin d’être guimauve… Ce livre aurait vraiment pu me plaire, mais alors pour ai-je aussi peu accroché ?

Tout d’abords, le style de l’auteur. Il n’est pas mauvais loin de là, mais je dirai qu’il est trop en décallage. Dans une histoire d’amour comme dans de l’érotisme, on peut prendre deux partis à mon sens, qui fonctionnent : une narration externe omnisciente, ou une narration interne. Mais faire une narration interne où on semble complètement détâchée du narrateur ? Ça manquait profondément de passion et d’émotion tout ça. Vraiment. Pas une fois je n’ai vibrée pour l’héroïne, pas une fois je me suis sentie transportée à ressentir les mêmes choses qu’elle (alors que ça me le fait tout le temps dans d’autres romances)… Rien, nada. Un erreur stratégique qui malheureusement se répercutera sur le reste du roman, loin d’être parfait.

L’intrigue est certainement la seule chose de viable dans ce texte, puisque ce n’est qu’une trame, plus de basique : une prof, un élève, une histoire avec tendance SM, et basta. Rien de bien original, mais ça remonte un peu le niveau, un peu trop bas je trouve…

L’histoire est ce qu’elle est, une pseudo-romance. On va se l’avouer, je l’ai trouvé assez malsaine sur les bords. Voire même carrément malsaine. Tout du long, on a l’impression que notre héroïne n’est qu’un robot qui se laisse manipuler par un ado (aussi précoce soit-il) qui, pour moi, n’est qu’un psychopathe narcissique. Puis ces trucs qu’il la force à faire… Je ne suis pas du genre à m’offusquer face à du BDSM, tant qu’il y a des nuances de respect. Chose qu’il n’y avait absolument pas ici.

Les personnages sont d’un fade…

Mickaëlla… J’ai rarement vu un personnage avec aussi peu de volonté et de caractère ! Non pas qu’elle soit toute docile (bon si, mais là n’est pas le propos). Des personnages vraiment gentils, pas farouches, j’en ai vu, et j’en ai adoré tellement ils étaient géniaux ! Mais elle ? Autant de saveur que de l’eau plate. Elle se laisse manipuler avec une facilité déconcertante, n’est préoccupée que par son désir et ce que l’autre va penser d’elle et… Et merde, j’ai envie de lui demander où est passé son amour propre.

Alexis est un véritable psychopathe. Vraiment. Il correspond un peu trop au stéréotype du gars névrosé qui a des problèmes de libido à mon goût. Manipulateur, vil, méchant… Vraiment pas un bon personnage.

En bref, un premier tome désastreux… J’ai vu que la suite était bien mieux notée sur Livraddict, et qu’on ne suivait pas le même couple. Je lirai le second tome, même si j’ai peu d’espoir…

Citations :

Aucune citation !

Ma note : 8/20

• Scénario – 2.75/4
• Ecriture/Style – 1.25/4
• Potentiel d’addiction – 1/3
• Personnage – 0.25/2
• Emotions – 0.75/2
• Originalité/Créativité – 1/2
• Suspens – 0.75/1.5
• Humour – 0.25/1.5

 

Érotique·Coup de coeur·Romance

Tout ce qu’il voudra (Tout ce qu’il voudra 1/2) – Sara Fawkes

couv39482645Caractéristiques : 

  • Auteur – Sara Fawkes
  • Editeur – Marabout
  • Parution – 2013
  • Pages – 291
  • ISBN – 978-2501103831

4ème de couverture : 

Le poste d’intérimaire de Lucy dans une grande entreprise new-yorkaise n’est pas le job de ses rêves, mais il lui permet de payer ses factures. Le point culminant de sa journée ? Prendre l’ascenseur le matin en compagnie d’un bel inconnu. Sa vie bascule quand elle se laisse séduire par l’étranger, cédant sans aucune résistance à un homme dont elle ne connaît même pas le nom. Lucy découvrira très vite que cet homme n’est autre que Jeremiah Hamilton, le PDG milliardaire de la compagnie pour laquelle elle travaille, qui lui propose alors un contrat très particulier : devenir son assistante personnelle et se soumettre à tout ce qu’il voudra… Mais la vie du milliardaire est semée d’embûches, et certains de ses secrets sont dangereux. Lucy va se trouver prise dans un piège qui pourrait se révéler mortel…

Mon avis :

Ce livre là, ça faisait un moment que je le voulais. Autant dire que quand je l’ai vu sur l’étagère de mon bouquiniste, je n’ai pas hésité et j’ai bien fait : c’est un coup de coeur !

Le style de Sara Fawkes est à la fois frais, et travaillé. De ce fait, on garde la teneur fraîche et légère qu’on aime tant dans ce genre récit, allié à une dimension bien plus littéraire et travaillé qui est la bienvenue, et qui fait souvent défaut aux histoires du même genre. Un énorme plus !

Pour l’intrigue, c’est plus original que ce qu’on a habituellement. On a une romance – et encore, c’est compliqué -, on a du sexe – non sans blague, vous n’aviez pas deviné vu le titre et la couverture xD ? -, mais aussi toute une dimension de protection et de secret qui rajoute encore plus de piment ! Je vous laisserai découvrir tout cela, histoire de ne pas gâcher la surprise ;).

En parlant d’histoire ! Je l’ai trouvé très originale. Crue, dure, sans gêne, oui, mais surtout originale. Comme j’ai déjà pu vous le dire, je trouve qu’il n’y a rien de pire qu’un livre érotique qui n’assume pas le sexe et l’érotisme. C’est cru, mais c’est avant tout beau, et loin d’être vulgaire !
Alors oui, il y a de la domination-soumission, des menottes, de la lingerie plus qu’affriolante et des mains attachées, mais… Si ce n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin. Parce que dans le genre érotique, ce livre fait clairement parti des meilleurs.

Les personnages sont malheureusement peut être pas assez développés pour certains, mais ils restent très bons et très attachants !

Lucy, notre héroïne, pour une fois, n’est pas une caricature. Elle pose des questions dérangeantes, elle se rebelle un peu, mais aime se soumettre à l’homme qu’elle a désigné… Une femme, une vraie, avec une vraie personnalité, et non pas une pâle façade hyper-émotive.

Jeremiah est extrêmement mystérieux. Il aurait, je pense, mérité un peu plus de développement, mais je pense que cela sera fait dans le second tome. Que dire sur lui, à part qu’il est sur-protecteur, avec tendance homme des cavernes, mais qu’on l’adore quand même ?

Les autres personnages, plus ou moins secondaires, sont tout aussi colorés et intéressants !

Pour ce qui est de l’érotisme même… Oulalalalalala… C’est chaud bouillant ! J’ai rarement lu quelque chose d’aussi prenant, d’aussi chaud, et d’aussi bien écrit !

En bref, j’ai vraiment hâte que lire le tome 2 que j’ai en ma possession ! Je conseille vraiment ce lire à tous les amoureux de l’érotisme, vous serez comblés !

Citations :

Protester contre l’injustice du monde était vain mais, bon Dieu, l’existence était parfois à se flinguer.

Ma note : 17/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 1.25/2
• Emotions – 1.75/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 1/1.5