2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

Plage réservée ! – Sophie Lescaut

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Sophie Lescaut
  • Illustrateur – Sophie Lescaut
  • Editeur – Le Grand Jardin
  • Parution – 2017
  • Pages – 26
  • ISBN – 979-1096688050

4ème de couverture :

Une grande famille d’ornithorynques aux personnalités touchantes se met en route pour aller à la plage. Une fois arrivée, la petite troupe se voit refuser l’entrée pour cause d’interdiction des animaux à becs.
Repli vers une autre plage où l’accès leur est refusé pour des raisons tout aussi absurdes. Mais ils ne se découragent pas…

Mon avis :

Partons à la plage avec la famille Ornithorynque !

IMG_4033.JPGQuel album merveilleux ! En plus de faire passer de beaux messages et d’être comique, il est accessible pour une fourchette d’âge très large, et est bien illustré. Que demander de plus ?

Dans ce petit album, nous suivons donc la famille ornithorynque qui va à la plage… Et se voit refuser l’accès car la place est interdite pour les animaux à bec. Mécontent, ils cherchent une autre plage, où l’accès leur également refusé pour une raison tout aussi absurde… Jusqu’à la chute finale, quelque peu moralisatrice, mais oh combien efficace.

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Car si ce livre met en avant les différences, il met aussi et énormément en avant un phénomène de société immense et mauvais : le racisme. Qu’il soit banalisé ou non, par leur différence, ils sont pas accepté pour un moment de détente en famille, et font face à l’hostilité des autres animaux.

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En plus de montrer à quel point les arguments des personnes racistes peuvent être ridicule, l’auteur m

 

et aussi en avant les répercutions que cela peut avoir sur le comportement et les sentiments des victimes… Et c’est excellent. Rien n’est choquant, et les messages passent avec une finesse exemplaire, accessible et compréhensible pour tous.

Allié à ce point de force, l’album se pare d’un humour à la limite de l’humour anglais – que j’apprécie énormément – et qui vient rajouter des notes aux couleurs d’innocence dans cette histoire peu commune.

En bref, un album jeunesse à lire à tout prix, pour les petits comme pour les grands !

Ma note : 19.25/20

  • Scénario – 4/4
  • Dessin – 3.75/4
  • Accessibilité – 3/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 3/3
  • Apprentissage – 2.5/3
2-5 ans·Album Jeunesse·Comédie·Coup de coeur

La petite grenouille qui avait mal aux oreilles – Voutch

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Voutch
  • Illustrateur – Voutch
  • Editeur – Circonflexe
  • Parution – 2006
  • Pages – 30
  • ISBN – 978-2878334913

4ème de couverture :

La petite grenouille a un problème avec ses oreilles. Docteurs et spécialistes
se succèdent mais, houyouyouye, ça ne s’arrange pas tellement, et même pas du tout.

Mon avis :

Je pense que vous l’aurez compris, hors partenariat, pour ce qui est des albums jeunesse, je ne vous propose en chronique que ceux qui m’ont vraiment plu, pour ne pas dire uniquement mes coups de coeur. C’est donc tout naturellement que je vous propose l’article de ce best-seller des albums jeunesse : La petite grenouille qui avait mal aux oreilles.

Ce que j’ai pu rire en lisant ce petit album jeunesse ! Ce que j’ai pu rire en écoutant quelqu’un me raconter cette histoire ! Et surtout, ce que j’ai pu rire en lisant moi-même cette histoire à des enfants…

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Dans ce petit ouvrage, on va suivre le périple d’une pauvre petite grenouille qui a mal aux oreilles. Sauf que comme pour nous, pauvre humain, elle est reconduite de spécialistes et spécialistes, tous plus exubérants et aux noms les plus tordus les uns que les autres ! La chute est pour le moins plus qu’inattendu, et donnera à nos petites têtes blondes quelques leçons d’anatomie…

Ce qui est vraiment très intéressant, et qui déclenche le rire, c’est le ridicule de la situation, et la peine que l’on a pour ce petit batracien qui, on suppose, se frappe l’otite du siècle. Fou rire garanti, d’autant que cet album mettra la prononciation et l’articulation du conteur à rude épreuve !

En bref, un petit album jeunesse tout en douceur et en rire, qui ravira les petits et fera sourire les grands !

Citations :

– J’espère que vous au moins, Monsieur le piedratrocioguolologistre*, vous pourrez faire quelque chose pour mes pauvres oreilles parce qu’elles me font mal, houyouyouye !

– Hélas, ma pauvre petite ! Mon oreilloscope à micro-résonnance électro-cabalistique vient juste de tomber en panne et, sans cet appareil, je ne peux rien faire !

*à la place de pédiatrobatraciologiste (ou un truc dans le genre)

Ma note : 16.5/20

  • Scénario – 4/4
  • Dessin – 3/4
  • Accessibilité – 2.5/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 1.5/3
  • Apprentissage – 2.5/3
Contemporain·Coup de coeur·Drame·Philosophie/Réflexion·Thriller

Je sais où tu es – Claire Kendal

couv60403836.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Claire Kendal
  • Editeur – France Loisir
  • Parution – 2015
  • Pages – 410
  • ISBN – 978-2226322838

4ème de couverture :

Un matin, Clarissa se réveille dans le lit d’un collègue, sans aucun souvenir de ce qui l’a menée là. Bientôt cet homme fait de sa vie un cauchemar. Espionnée, traquée, harcelée, Clarissa doit faire face à une obsession toujours plus menaçante. Saura-t-elle s’en échapper avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis : 

Cela fait un moment maintenant que j’ai lu ce roman, et pourtant, quand je revois sa couverture et que les souvenirs remontent, je suis toujours aussi glacée parce la vraisemblance de l’intrigue, et surtout des situations et ressentis dépeints. Un coup de coeur pour un texte féministe qui traite d’un sujet encore tabou, et pourtant bien trop réel.

Ce roman suit une double trame : on suit à la fois Clarissa dans sa vie personnelle de jeune femme harcelée par un homme, ainsi que Clarisse dans son exercice de jury lors d’un procès pour viol et séquestration. Dans les deux cas, on n’en ressort pas indemne. Ça ne réveille pas toujours les mêmes émotions en nous : tantôt la peur, tantôt le dégoût… Ce livre a un réel potentiel d’ouverture, en cela qui peut permettre à un lectorat plutôt masculin de mieux appréhender le harcèlement de rue et le harcèlement sexuel ; mais aussi de faire écho auprès d’un lectorat féminin.

Dans les deux cas de figure (l’aspect procès et l’aspect vie personnelle de l’héroïne), je me suis sentie concernée : ces deux intrigues sont les faces d’une même médaille qu’est le harcèlement et l’objectivation des femmes. Mais le plus dur a été de lire le ressenti que pouvait avoir et que Clarissa avait, mais aussi de voir que les réactions des hommes et des autorités dans ce roman correspondent que trop bien à notre réalité.

Je ne vous cache pas que ce roman a été très dur à lire, entre mon hypersensibilité, et le fait de lire des situations que je peux vivre au quotidien…Ce n’a pas été une lecture facile, mais oh combien enrichissante et engagée. Sans le crier sur les toits, ce roman est une pépite qui, vulgairement dit, remet les barres sur les T et les points sur les i.
Effectivement, l’auteur n’hésite pas, à l’aide d’une plume agréable et fluide, de pointer du doigt des choses encore trop peu considérées : le harcèlement de rue, le harcèlement sexuel, l’objectivation des femmes, le sentiment que tout est dû (d’un point de vue sexuel) aux hommes de part leur sexe, la défaillance du système judiciaire dans les affaires d’harcèlement et de viol… Et c’est en ça que c’est un livre excellent : il montre de A, à Z, les cause, les conséquences, et surtout, les répercutions physiques et morales présentes chez les victimes.

En bref, un livre tabou, dur, glaçant, mais nécessaire. Un vrai coup de coeur.

Citations :

Les accusés disent nibards. Rowena dit nichons. Moi, je dis seins. Je ne sais pas ce toi tu dis. Je ne veux pas le savoir. Ce que je sais par contre, c’est ce que ces différences comptent.


Par où commencer pour démontrer la folie de ta lettre ? Tu n’entends donc pas ce que je te répète – non, non, et encore non – encore et encore ? Je crois qu’il t’est impossible de comprendre ; tu es prisonnier d’une forme délirante de raisonnement décalé, de sincérité terrifiante même.
As-tu inspecté mes CD et mes DVD quand tu étais chez moi ? Parce que tu as raison : j’adore ce ballet. Par contre je le détesterais à un point dont tu n’as pas idée si je devais le voir avec toi. De la part d’un autre homme, le geste aurait pu être romantique. Mais pas de ta part à toi. De la part de celui qui a utilisé ma plus vieille amie et l’a retournée contre moi. Venant de toi, ces billets sont une agression, pas un cadeau.


S’il y avait bien une chose que montraient ces peintures et poèmes romantiques, c’était le danger d’un vrai regard direct et décidé.

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

Contemporain·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

Alter-Ego, Au-delà des apparences – Sélène Derose

cover-372.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Sélène Derose
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2017
  • Pages – 343
  • ISBN – 978-2-956037-51-4

4ème de couverture :

Nous faisons partie de ce monde et ce monde fait partie de nous. Mais tout comme nous ne nous connaissons pas toujours nous-même, nous ne connaissons pas parfaitement le monde. »

Niya Clark, sérieuse et réservée, vient tout juste d’achever ses études supérieures avec une idée précise de son plan de vie. Mais tandis qu’un nouveau pan de celle-ci commence, et pas des moindres à ses yeux, un évènement va bouleverser son équilibre.
Tout au long de son périple pour le retrouver, Niya, en proie au doute, sera amenée malgré elle à remettre en question ses certitudes les plus profondes jusqu’à sa vision d’elle-même.

Déjà vu ou presque, pensez-vous ?
Pas sûr. Apprêtez-vous à progresser avec elle au-delà des apparences et de la vraisemblance…

Mon avis :

De retour avec encore une fois un roman tout droit sorti des entrailles de la plateforme SimPlement. J’avoue que le résumé m’intriguais pas mal, et que je ne savais pas trop à quoi m’attendre… Mais quelle fabuleuse surprise, c’est un coup de coeur, tout en douceur !

Nous suivons donc Niya, une jeune femme qui a tout pour être Madame tout le monde : sur le marché du travail, en collocation avec sa meilleure amie… Un petit accident pour débuter l’intrigue. Rien de bien folichon ou d’exceptionnel. C’est après que l’auteur déploie un univers tout à fait intriguant et différent de ce qu’on peut voir habituellement : la culture des Natifs d’Amériques.

À partir de cela, tout s’enchaîne avec une grâce et une fluidité peu commune, au point où on ne se rend même pas compte que l’on tourne les pages. Si je devais résumer ce roman en seul mot, je dirai douceur, que je pourrais étayer par harmonie. Tout au long de ma lecture, je me suis sentie comme bercée par les mots de Sélène Derose qu’elle manie à la perfection. Tout au long de ma lecture, je me suis sentie dans un petit cocon protecteur et douillet, duquel je ne voulais plus sortir. Comme si vous étiez dans un lieu doux, accueillant, et que le monde réel ne parvenait à vous que par flash flous ou murmure subtils. C’est une véritable impression de paix intérieur qui vient s’installer, au fur et à mesure de la lecture, même durant les passages plus tendus.

Ce qui m’a particulièrement plu, en plus de cette atmosphère feutrée et paisible, c’est cette thématique de la quête de soi, et de sa vérité profonde. Notre héroïne, prise dans ses doutes et les tumultes de sa vie de jeune femme, poursuit son chemin, entre rationalité et croyances anciennes, pour trouver une paix intérieure ainsi que sa vérité.
En plus d’être un coup de coeur, je sais que je relirai ce roman. Tout comme mon auteur favoris Pierre Bottero, ce roman a su faire vibrer les bonnes cordes à l’intérieur de moi, et a su m’apaiser sur certaine question que je me posais… C’est pour cela que je le range, en plus dans la catégorie coup de coeur, celle de ma littérature pansement.

En bref, un roman tout en mystère, en beauté, douceur, paix et harmonie, qui ne vous laissera pas indifférents.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 18.75/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse·Coup de coeur

Le bain de Berk – Julien Béziat

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Julien Béziat
  • Illustrateur – Julien Béziat
  • Editeur – Pastel (École des loisirs)
  • Parution – 2016
  • Pages – 40
  • ISBN – 978-2211229104

4ème de couverture :

L’autre jour un truc terrible est arrivé dans mon bain. J’ai posé Berk sur le bord de la baignoire et je suis allé jouer dans ma chambre, le temps que l’eau finisse de couler. Le problème, c’est qu’il a glissé, et PLOUF ! Trouillette ma tortue a paniqué : « Berk se noie ! ». Drago, Poulp et Aspiro étaient prêts à tout pour l’aider mais qu’est-ce que le doudou-chouchou essayait de leur dire, la bouche remplie d’eau ?

Mon avis :

Un peu de détente, avec cet album jeunesse absolument fabuleux – un coup de coeur intersidéral pour moi -, signé Julien Béziat !

Le suspens est omniprésent dans ce petit album de 40 pages : Berk, le doudou, est tombé dans l’eau du bain, et les jouets de bain n’ont qu’une seule idée en tête, le sauver d’une noyade certaine.
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Bourré d’humour et d’amitié, Le Bain de Berk ravira les petits comme les grands. Un régal à raconter comme à entendre, la chute est succulente.

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En effet, on suit Berk, le doudou préféré de l’enfant, qui tombe dans l’eau du bain. Avec l’eau dans la bouche, il n’arrive pas à se faire comprendre auprès de ses camarades les jouets de bain, qui imaginent le pire : Berk, leur ami, se noie. En bons amis, ils tentent de lui venir en aide…
En plus de cela, le texte est à la fois drôle sans être nian-nian, et les illustrations sont juste magnifiques. Des couleurs vives sans être criardes, un trait agréable et souple… Que du bonheur !

En bref, un album jeunesse qui est un incontournable, drôle, beau avec un beau message d’amitié en fond. Je ne peux que recommander !

Ma note : 16/20

  • Scénario – 3.5/4
  • Dessin – 3.5/4
  • Accessibilité – 3/3
  • Originalité/Créativité – 3/3
  • Multilecture – 1.5/3
  • Apprentissage – 1.5/3
Coup de coeur·Drame·Roman/Polar Noir·Thriller

Les Morsures de l’ombre – Karine Giebel

couv40602255.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Karine Giebel
  • Editeur – Pocket
  • Parution – 2007
  • Pages – 300
  • ISBN – 978-2266181365

4ème de couverture :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis :

Depuis que je suis sur la blogo, vous le savez, je suis une grande fan de Karine Giebel, et des thrillers psychologiques de manière plus générale. Je peux vous dire que c’est un coup de coeur !

Beaucoup plus court que Purgatoire des innocents, on peut se dire – naïfs que nous sommes… – qu’il sera peut être plus soft. Et bien non. Si Purgatoire des innocents tire justement sa force de sa longueur et de ce sentiment d’attente insoutenable, Les Morsures de l’ombre fait de sa brièveté sa clé de voute. Fort de seulement 300 petites pages, Karine Giebel arrive encore une fois à nous glacer le sang, de part à la fois le récit en lui même, mais aussi par son rythme.

En effet, on va suivre tout au long du roman Benoit, policier de métier, subir une séquestration. Son bourreau ? Une femme.
Les personnages, tous très complexes et complet, permettre à l’intrigue et aux sentiments de prendre beaucoup plus de place : on développe une véritable empathie pour la majorité des personnages, au point qu’il est impossible de savoir qui on déteste, qui on aime, et de qui on a pitié.
Entre lutte pour la vie, contre cette femme, mais aussi lutte contre lui-même et contre la folie qui le gagne, on se laisse emporter dans ce tourbillon de noirceur qui se déroule sur les lignes qui noircissent ces pages assassines.

Je parlais du rythme précédemment. À nouveau, Karine Giebel montre son talent en en jouant de manière extrêmement vicieuse. Un début relativement lent, posé, qui stagne même pendant un temps… Avant une brutale accélération : de 0 à 200km en moins d’une ligne. Et là, c’est le rush. Ce thriller déjà monstrueusement addictif se transforme en véritable page-turner, une course contre la montre. Mais la montre gagnera-t-elle ?

En bref, un thriller noir, puissant, captivant et intense qui ravira les adeptes du genre, et sanglera d’effroi les non initiés.

Citations :

– Si je peux… Être amputée de la moitié de soi, c’est bien plus terrible que la mort, crois-moi…


On s’habitue à tout. Ou presque. Benoît s’enfonce lentement dans une sorte de marécage vaseux. Plus on s’agite, plus vite on coule, paraît-il. Alors, il bouge le moins possible. Une technique comme une autre.


Vivre avec la peur chevillée au corps, vingt-quatre heure sur vingt-quatre, tel est son terrible sort, à présent. Le sort de tous ceux qui se retrouvent à la merci d’un autre.


Il ne s’était pas trompé. Mieux qu’une armada de caméras de surveillance : une mamie postée derrière une fenêtre !

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion·Romance

Un Air de Liberté – E.R. Link

cover-344Caractéristiques : 

  • Auteur – E.R. Link
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2017
  • Pages – 230
  • ISBN – 978-1-535352-84-0

4ème de couverture :

Lorsqu’elle rencontre le beau Bryce, la jeune comtesse Carolyn Fabre des Aiglefins ne se doute pas à quel point sa vie va se trouver bouleversée.
Dans un royaume meurtri, qui aura assez de courage pour détrôner le cupide Lord Bertram de la Nuée d’Étourneaux et retrouver la princesse légitime dont la trace a été perdue pendant vingt ans ?

Une fantasy victorienne pour toutes celles et ceux qui rêvent d’amour et d’aventure.

Mon avis :

Retournons dans un univers complètement steampunk, mais cette fois-ci, avec la belle E.R.Link… C’est encore un coup de coeur pour moi !

Ce roman est une pure merveille. De l’amour, de l’aventure, de la passion, du mystère… Un cocktail explosif dans un monde fait d’imaginaire et de sentiments.

Un royaume aux mains d’un tyran, une princesse disparue… Vous faites le lien ?
Tout au long de ce roman, on va suivre le beau Bryce ainsi que la Comptesse Carolyn, à la recherche de la princesse du royaume, qui a disparu peu de temps après sa naissance, et peu avant le coup d’État.

Ce roman aborde énormément de thème, tel que la loyauté, l’amour, l’amitié, la volonté… Mais aussi la force et la motivation d’oser dire non, de se rebeller face à l’injustice et face à une politique tyrannique.

La force de ce roman réside à la fois dans les personnages, et dans leur vraisemblance. Dès les premières pages, les premiers mots, nous sommes complètement happés par cette atmosphère type XVIIème, XVIIIème, si typique des univers steampunk. Mais nous sommes aussi complètement ensorcelés par les personnages de Bryce et Caroline, à qui on s’attache très, très vite. S’en suit une flopée de personnages hauts en couleurs, tous plus attachants les uns que les autres.

Tout comme Les Compagnons de l’Arc-en-Ciel, Un Air de Liberté est une ode à l’amour et à la passion, avec plus de nuances ici. Amour passionnel d’un être aimé, mais aussi amour de la liberté, qui est le but ultime de tous les personnages : retrouver leur liberté. La liberté d’aimer, de vivre. Liberté d’être, tout simplement.

Un message que je trouve d’autant plus important au vu des temps que nous traversons. Aimez-vous. Aimons-nous. Arrêter d’avoir peur de l’autre. Se battre pour notre liberté, qu’on essaie de nous arracher sans même que l’on s’en aperçoive.

En bref, un roman dans un style steampunk aux messages aussi beau que nécessaire, sur des airs de littérature engagée pour la liberté, et pour l’amour.

Citations :

L’amour pouvait tout illuminer comme il pouvait aussi tout gâcher, sans demie mesure.

Ma note : 19.75/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5