Contemporain·Poésie

L’année poétique – Frédéric Marcou

cover-524.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Frédéric Marcou
  • Editeur – Atramenta
  • Parution – 2012
  • Pages – 110
  • ASIN – B00A3FRIWU

4ème de couverture :

Une année au fil de la poésie, pour se laisser bercer et transporter par de simple mots.

Mon avis :

Comme vous le savez, je tente de diversifier au maximum mes lectures, et d’aller toucher des genres que je n’osais explorer auparavant, notamment la poésie. Et quoi de mieux pour commencer qu’un petit recueil aussi mignon, que bien écrit ?

Le style de Frédéric Marcou est assez spécial. Certain pourrait le qualifier de banal, pour ne pas dire sans intérêt… Mais ce ne fut pas mon cas. Même si on est loin des hautes sphères de Hugo ou de Rimbaud, le poète a ici son propre univers, son propre style… Et le plus important à mes yeux en poésie, un regard différent sur le monde et sa propre vie.

Le recueil ici n’est rythmé que par une seule chose : le coeur de son auteur. Pas de grande envolée sur un thème engagé, pas de figure de style ou de chose complexe à outrance… Seulement des mots, jetés là sur le papier, par un homme qui voit les choses d’un oeil de poète.

Et c’est en cela que j’ai trouvé le recueil intéressant. Beaucoup pense que la poésie n’est accessible qu’à une élite bien précise, ayant un vocabulaire riche et une aisance déconcertante avec les mots. Alors que c’est faux, et l’auteur nous le prouve bien : tout le peux écrire de la poésie, si tant est qu’il ait un regard poétique et une fibre poétique du monde.

D’un point de vue purement personnel, j’ai adoré lire ces poèmes du quotidien, ces vers sur la vie de tous les jours… J’aurais cependant aussi aimé avoir quelques poèmes un peu moins personnel et intrusif sur la vie de l’auteur, et en avoir un peu plus traitant de sujet extérieur, ou du moins qui n’ont pas tous un rapport direct avec la vie de l’auteur. J’ai eu parfois un peu trop l’impression que l’auteur écrivait uniquement pour lui, et non pas en vue de faire lire ces textes.

Niveau poèmes eux-même, j’ai eu une préférence pour :

  • J’aurais aimé
  • J’aurais appris
  • J’étais vieux
  • Petit poème

En bref, un recueil de poésie bien monté, qui aurait cependant mérité plus de poème moins intrusifs.

Citations :

Je sais aussi
Que, pour persévérer
Il faut avoir envie de continuer

Ma note : 16/20

6-9 ans·Album Jeunesse·Contemporain·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

La cour couleur – Jean-Marie Henry (Anthologie)

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Jean-Marie Henry (Anthologie) 
  • Illustrateur – Zaü
  • Editeur – Rue du Monde
  • Parution – 1998
  • Pages – 60
  • ISBN – 978-2912084033

4ème de couverture :

Cet album est une cour de récréation peuplée d’enfants venus des quatre coins du monde. Quarante poètes y
disent l’amitié, le rejet de la haine, le respect des différences, et l’ouverture aux autres.

Mon avis :

Article un peu spécial pour un livre spécial. À la fois destiné aux adultes et aux enfants, cet album jeunesse est une anthologie de poème contre le racisme.

Alors pourquoi destiné aux enfants ? Tout simplement parce qu’il est magnifiquement bien illustré, et que les poèmes et extraits de poèmes choisis sont assez faciles et accessible pour nos têtes blondes. Pourquoi pour les adultes aussi ? Cela reste de la poésie, sujette à plusieurs interprétations et réflexions plus poussées. D’autant que certains textes sont bien plus complexes que les autres.

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Pourquoi je voulais en parler, ça, c’est plutôt la vraie question. Quand on pense album jeunesse ou livre pour enfant, on pense tout de suite à des histoires avec une intrigue, des personnages… Et on délaisse totalement tout un pan de la littérature jeunesse – et de la littérature tout court – qu’est la poésie. Par ce petit ouvrage, Rue du Monde permet aux plus jeunes de toucher du doigt la poésie, et la puissance des messages que peuvent porter un texte.

D’autant plus qu’il s’agit ici qu’une anthologie contre le racisme, qui pourra en plus, faire objet de discussion avec les parents, ou avec une classe.

En bref, une anthologie très bien faite, superbement illustrée, avec des textes puissants et accessibles, qui touchera petits et grands.

Citations :

Pleurez mes yeux pleurez et maudit soit le monde
L’enfant blanc et l’enfant noir ne feront plus la ronde.
L’enfant noir et l’enfant blanc
Ont tous les deux le sang
Rouge.
Pierre Osenat


Qui a vu le crapaud traverser la rue ?
C’est un tout petit homme : une poupée n’est pas plus minuscule.
Il se traîne sur les genoux, il a honte on dirait.
[…]
Personne n’a remarqué ce crapaud dans la rue.
Jadis, personne ne me remarquait dans la rue.
Maintenant, les enfants se moquent de mon étoile jaune.
Heureux crapaud… Tu n’as pas d’étoile jaune.
Max Jacob


Je t’ai vue, la dernière fois, dans le wagon encore ouvert,
Parmi le troupeau effaré, les visages des enfants juifs,
[…]
Au loin les monts bleuis vers nous semblaient geler
Et près d’eux, sur le ciel, crachaient les crématoires.
Isaïe Spiegel


Il vous appartient de vivre
Comme on assemble les roses
[…]
Mais il n’y a pas de roses
Dans un jardin sans amour.
Jean Rousselot


TOI
Qui que tu sois !
Je te suis bien plus proche qu’étranger.
Andrée Chedid


– Il y a cinq continents.
– Je ne suis pas doué.
– Pour quoi ?
– Pour les divisions.
Eugène Guillevic


J’ai regardé au loin
J’ai vu quelque chose qui bougeait
Je me suis approché
J’ai vu un animal
Je me suis encore approché
J’ai vu un homme
Je me suis encore rapproché
Et j’ai vu que c’était mon frère.
Proverbe tibétain

Ma note : 17/20

  • Scénario – 2/4
  • Dessin – 3.5/4
  • Accessibilité – 1/3
  • Originalité/Créativité – 2.5/3
  • Multilecture – 3/3
  • Apprentissage – 3/3
  • Bonus « Humanité » : +2pt
Érotique·Contemporain·Coup de coeur·Romance

Remy (Fight for love 3/6) – Katy Evans

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  • Auteur – Katy Evans
  • Editeur – Hugo Roman
  • Parution – 2013
  • Pages – 316
  • ISBN – 978-2266251648

4ème de couverture :

Remy  » Riptide  » Tate a deux passions. Le ring – où il règne en champion de la ligue Underground – et le lit de Brooke Dumas, la femme pour laquelle il pourrait donner sa vie. À la veille de leur mariage, Remy se remémore les premiers instants de leur rencontre. Évidente. Foudroyante. Instantanément torride. Les zones d’ombre qu’à son contact, il a appris à contrôler… Le désir, la passion, tout ce qui, entre elle et lui, a semblé d’instinct incontournable. Son plus grand combat.

Mon avis : 

J’ai toujours l’impression de faire faire le yoyo temporel à mes lecteurs… Comme vous le savez, je lis énormément de choses diverses et variées, et il est temps que je me consacre au troisième tome d’une saga coup de coeur… Et qui a été un coup de coeur.

Vous savez l’amour que je porte pour cette saga romantico-érotique. Comme beaucoup dans le même, l’auteur a décidé d’éclairer plus particulièrement un des personnages principaux en lui offrant un tome… Ici, c’est le personnage de Remington Tate lui-même que l’on apprend à connaître en profondeur, car c’est à travers ses yeux que l’on va vivre une intrigue… que l’on connait déjà ! Tout comme E.L. James l’a fait avec son quatrième opus Grey, Katy Evans nous offre les moments clefs, les moments forts des deux premiers tomes, ainsi que l’évolution post-second-tome à travers le regard de Remington – bien que quelques rares passages soient sous le point de vue de Brooke -.

Je ne vais pas vous le cacher, c’est un pur régal. Si certaines (et certains, je ne vous oublie pas messieurs !) n’ont pas aimé le côté bestial et homme des cavernes de Remy, ils n’aimeront pas ce roman. Mais pour celles et ceux qui, au contraire, on aimé la saga en partie grâce à la sauvagerie de ce combattant, je peux vous garantir que on plane sur un nuage fait de gant de boxe et de sensualité. Au lieu de découvrir une bête assoiffée de sexe et de chaleur, on apprend à découvrir un être fait de muscle, certes, mais avant tout un être sensible, qui peur, qui a froid, qui aime tendrement une femme.

Ce qui frappe le plus dans ce roman, c’est sa véracité sur le genre humain. On peut être sensuel, avec un grand appétit sexuel, et être par la même occasion capable de la plus grande des mièvrerie. On peut être bestial et violent par moment, comme être capable de la plus grande des douceurs par d’autres. C’est cette dualité là qu’à voulu explorer l’auteur, et elle l’a fait avec talent.

De plus, cela permet de lever certaines zones d’ombres sur le comportement de ce cher Remington dans les tomes précédents.
Et, encore une fois, ce roman a en lui quelques notes de féminisme. Car une fois de plus, même si on parle de roman érotique, avec des scènes explicites, en aucun cas Brooke, au même titre qu’Anastasia, n’a été une fois soumise à l’homme qui partage sa vie. Car depuis le début, c’est elle qui mène la barque et Remington, tout comme Christian Grey, est complètement dépendant de cette femme qui est venue bouleverser sa vie et ses sens.

En bref, un roman excellent, dans la parfaite continuité des deux premiers, qui ravira les fans de la série en attendant la suite !

Citations :

Le coeur est un muscle. Pendant une vie entière il va battre des milliards de fois. J’ai appris à mes dépens qu’on ne pouvait plus courir avec un ligament déchiré, mais qu’en revanche, même si votre coeur est brisé en mille morceaux, vous pouvez toujours aimer de tout votre être.


Il y a des choses dont on est certain. Pour lesquelles on jurerait sur sa vie. Des chose qu’on sait, tout simplement. On sait que la chaleur du feu brûle. Que l’eau épanche la soif. Elle, elle fait partie de ces choses : la certitude la plus évidente de ma vie.

Ma note : 16.5/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1/1.5

Contemporain·Coup de coeur·Drame·Philosophie/Réflexion·Thriller

Je sais où tu es – Claire Kendal

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  • Auteur – Claire Kendal
  • Editeur – France Loisir
  • Parution – 2015
  • Pages – 410
  • ISBN – 978-2226322838

4ème de couverture :

Un matin, Clarissa se réveille dans le lit d’un collègue, sans aucun souvenir de ce qui l’a menée là. Bientôt cet homme fait de sa vie un cauchemar. Espionnée, traquée, harcelée, Clarissa doit faire face à une obsession toujours plus menaçante. Saura-t-elle s’en échapper avant qu’il ne soit trop tard ?

Mon avis : 

Cela fait un moment maintenant que j’ai lu ce roman, et pourtant, quand je revois sa couverture et que les souvenirs remontent, je suis toujours aussi glacée parce la vraisemblance de l’intrigue, et surtout des situations et ressentis dépeints. Un coup de coeur pour un texte féministe qui traite d’un sujet encore tabou, et pourtant bien trop réel.

Ce roman suit une double trame : on suit à la fois Clarissa dans sa vie personnelle de jeune femme harcelée par un homme, ainsi que Clarisse dans son exercice de jury lors d’un procès pour viol et séquestration. Dans les deux cas, on n’en ressort pas indemne. Ça ne réveille pas toujours les mêmes émotions en nous : tantôt la peur, tantôt le dégoût… Ce livre a un réel potentiel d’ouverture, en cela qui peut permettre à un lectorat plutôt masculin de mieux appréhender le harcèlement de rue et le harcèlement sexuel ; mais aussi de faire écho auprès d’un lectorat féminin.

Dans les deux cas de figure (l’aspect procès et l’aspect vie personnelle de l’héroïne), je me suis sentie concernée : ces deux intrigues sont les faces d’une même médaille qu’est le harcèlement et l’objectivation des femmes. Mais le plus dur a été de lire le ressenti que pouvait avoir et que Clarissa avait, mais aussi de voir que les réactions des hommes et des autorités dans ce roman correspondent que trop bien à notre réalité.

Je ne vous cache pas que ce roman a été très dur à lire, entre mon hypersensibilité, et le fait de lire des situations que je peux vivre au quotidien…Ce n’a pas été une lecture facile, mais oh combien enrichissante et engagée. Sans le crier sur les toits, ce roman est une pépite qui, vulgairement dit, remet les barres sur les T et les points sur les i.
Effectivement, l’auteur n’hésite pas, à l’aide d’une plume agréable et fluide, de pointer du doigt des choses encore trop peu considérées : le harcèlement de rue, le harcèlement sexuel, l’objectivation des femmes, le sentiment que tout est dû (d’un point de vue sexuel) aux hommes de part leur sexe, la défaillance du système judiciaire dans les affaires d’harcèlement et de viol… Et c’est en ça que c’est un livre excellent : il montre de A, à Z, les cause, les conséquences, et surtout, les répercutions physiques et morales présentes chez les victimes.

En bref, un livre tabou, dur, glaçant, mais nécessaire. Un vrai coup de coeur.

Citations :

Les accusés disent nibards. Rowena dit nichons. Moi, je dis seins. Je ne sais pas ce toi tu dis. Je ne veux pas le savoir. Ce que je sais par contre, c’est ce que ces différences comptent.


Par où commencer pour démontrer la folie de ta lettre ? Tu n’entends donc pas ce que je te répète – non, non, et encore non – encore et encore ? Je crois qu’il t’est impossible de comprendre ; tu es prisonnier d’une forme délirante de raisonnement décalé, de sincérité terrifiante même.
As-tu inspecté mes CD et mes DVD quand tu étais chez moi ? Parce que tu as raison : j’adore ce ballet. Par contre je le détesterais à un point dont tu n’as pas idée si je devais le voir avec toi. De la part d’un autre homme, le geste aurait pu être romantique. Mais pas de ta part à toi. De la part de celui qui a utilisé ma plus vieille amie et l’a retournée contre moi. Venant de toi, ces billets sont une agression, pas un cadeau.


S’il y avait bien une chose que montraient ces peintures et poèmes romantiques, c’était le danger d’un vrai regard direct et décidé.

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

Contemporain·Philosophie/Réflexion·Poésie

L’espoir de la meute – Philippe Devos

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  • Auteur – Philippe Devos
  • Editeur – Atramenta
  • Parution – 2017
  • Pages – 108
  • ISBN – 978-9522739636

4ème de couverture :

La meute, c’est vous, c’est moi.

D’autres peut-être, qui oseront cheminer à nos côtés à travers ces pages.

Quelques textes pour faire naître en nos cœurs un ailleurs, sublimer l’habitude, s’enivrer d’amertume, apprivoiser ses chimères…

Des landes de vers pour une échappée belle hors du temps et des cités stériles où l’homme moderne dérive parmi les ombres anonymes.

Des poèmes comme autant d’occasions de se retrouver.

Mon avis :

Changeons d’air. Prenons du recul face aux histoires en prose, avec leurs intrigues et leurs personnages, pour partir dans un monde plus subtil, mais pas pour autant moins accessible : je veux bien entendu parler du monde de la poésie, au travers de cette première chronique de recueil de poème ! Pas de coup de coeur, mais assurément un très bon et très beau moment passé dans cet univers.

L’avantage de la poésie à mon sens, c’est que l’on peut traiter tous les sujets d’une infinité de manière, des sujets les plus doux au plus durs. À travers son recueil L’espoir de la meute, Philippe Devos nous offre un panorama tout en finesse et émotions de notre monde actuel et de la nature humaine. Parfois généraliste, parfois très intimiste, d’autre fois cru et d’autre amant épris, ce recueil est complet et dépeint un tableau aussi sinistre que coloré : cruauté et paradoxe de l’homme, mais aussi expression des sentiments les plus nobles. Il pointe du doigt les sentiments et la douleur humaine, mais aussi les choses les plus abjectes que peut porter notre monde, avec parfois, une sévère critique de ce dernier.

Ce qui, pour moi, fait la force de ce recueil, c’est avant tout son accessibilité. Bien que certains poèmes soient plus ardus, ou qui méritent une deuxième lecture pour en appréhender totalement le sens et la puissance, la grande majorité des poèmes ici présentés sont d’une beauté sans nom, mais reste accessible. On est bien loin de ces poèmes que l’on a étudié au lycée, et dont il fallait plusieurs heures de travail pour capter une bribe de compréhension.

La force de la poésie réside dans le fait personne ne comprendra un poème de la même manière que son voisin. Personnellement, j’ai beaucoup aimé les poèmes suivants :

  1. Tu n’imagines pas
  2. Comment lui dire
  3. Anesthésié
  4. Cigüe

En bref, une recueil de nouvelles qui vous embarquera dans un monde à part et pourtant bien reconnaissable, qui saura jouer avec vos cordes intérieurs.

Citations :

Tu n’imagines pas
Ma lassitude
Pour ces combats qu’on nous impose
Ces vanités qui nous opposent


Déjà je suis de trop
Et mon coeur s’est enfui…
… je le suivrai bientôt.


Gisant sur mon divan l’esprit anesthésié
Le génie de l’écran s’empare de tout mon être
Tandis qu’autour de moi le temps semble arrêté


Je suis lasse de chagrin et pleine de résignation
Je murmure ton prénom et le vide me renvoie en écho
L’insupportable absence me vidant de mes larmes

Ma note (subjective) : 17/20

 

Contemporain·Coup de coeur·Philosophie/Réflexion

Alter-Ego, Au-delà des apparences – Sélène Derose

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  • Auteur – Sélène Derose
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2017
  • Pages – 343
  • ISBN – 978-2-956037-51-4

4ème de couverture :

Nous faisons partie de ce monde et ce monde fait partie de nous. Mais tout comme nous ne nous connaissons pas toujours nous-même, nous ne connaissons pas parfaitement le monde. »

Niya Clark, sérieuse et réservée, vient tout juste d’achever ses études supérieures avec une idée précise de son plan de vie. Mais tandis qu’un nouveau pan de celle-ci commence, et pas des moindres à ses yeux, un évènement va bouleverser son équilibre.
Tout au long de son périple pour le retrouver, Niya, en proie au doute, sera amenée malgré elle à remettre en question ses certitudes les plus profondes jusqu’à sa vision d’elle-même.

Déjà vu ou presque, pensez-vous ?
Pas sûr. Apprêtez-vous à progresser avec elle au-delà des apparences et de la vraisemblance…

Mon avis :

De retour avec encore une fois un roman tout droit sorti des entrailles de la plateforme SimPlement. J’avoue que le résumé m’intriguais pas mal, et que je ne savais pas trop à quoi m’attendre… Mais quelle fabuleuse surprise, c’est un coup de coeur, tout en douceur !

Nous suivons donc Niya, une jeune femme qui a tout pour être Madame tout le monde : sur le marché du travail, en collocation avec sa meilleure amie… Un petit accident pour débuter l’intrigue. Rien de bien folichon ou d’exceptionnel. C’est après que l’auteur déploie un univers tout à fait intriguant et différent de ce qu’on peut voir habituellement : la culture des Natifs d’Amériques.

À partir de cela, tout s’enchaîne avec une grâce et une fluidité peu commune, au point où on ne se rend même pas compte que l’on tourne les pages. Si je devais résumer ce roman en seul mot, je dirai douceur, que je pourrais étayer par harmonie. Tout au long de ma lecture, je me suis sentie comme bercée par les mots de Sélène Derose qu’elle manie à la perfection. Tout au long de ma lecture, je me suis sentie dans un petit cocon protecteur et douillet, duquel je ne voulais plus sortir. Comme si vous étiez dans un lieu doux, accueillant, et que le monde réel ne parvenait à vous que par flash flous ou murmure subtils. C’est une véritable impression de paix intérieur qui vient s’installer, au fur et à mesure de la lecture, même durant les passages plus tendus.

Ce qui m’a particulièrement plu, en plus de cette atmosphère feutrée et paisible, c’est cette thématique de la quête de soi, et de sa vérité profonde. Notre héroïne, prise dans ses doutes et les tumultes de sa vie de jeune femme, poursuit son chemin, entre rationalité et croyances anciennes, pour trouver une paix intérieure ainsi que sa vérité.
En plus d’être un coup de coeur, je sais que je relirai ce roman. Tout comme mon auteur favoris Pierre Bottero, ce roman a su faire vibrer les bonnes cordes à l’intérieur de moi, et a su m’apaiser sur certaine question que je me posais… C’est pour cela que je le range, en plus dans la catégorie coup de coeur, celle de ma littérature pansement.

En bref, un roman tout en mystère, en beauté, douceur, paix et harmonie, qui ne vous laissera pas indifférents.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 18.75/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

Contemporain·Drame·Roman/Polar Noir·Thriller

ALIENOR, l’origine de toutes les haines – Aurélien Grall

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  • Auteur – Aurélien Grall
  • Éditeur – Autoédité
  • Parution – 2014
  • Pages – 295
  • ISBN – 978-1520121062

4ème de couverture :

Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l’arrachent à sa famille pour la conduire dans une école privée, l’Académie Aliénor d’Aquitaine.

Le pensionnat d’élite est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l’a vue naître.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse, qu’elles sont promises à de beaucoup plus sombres desseins…

Mon avis : 

De retour avec une lecture issue de l’auto-édition, ALIENOR aurait pu être un roman explosif aux intrigues fortes et complexes. Mais c’est un goût de frustration qu’il me laisse sur la langue.

Vous l’aurez compris, je suis assez mitigée sur ce roman. En effet, il y a des choses qui m’ont complètement emballées, et d’autres qui au contraire, m’ont plutôt refroidie.

Le premier défaut que j’y trouve, c’est un résumé qui ne correspond pas au contenu. Un résumé très – trop – évasif, et une mise en bouche dans un premier chapitre qui laisse sous entendre beaucoup de chose bien croustillante. Je n’avais qu’une seule hâte, me plonger à l’intérieur et voir comme l’auteur allait réussir à mener son plan à bien.
Sauf que cet espoir que j’avais est resté, au final, vain : nous avons un premier chapitre qui nous promet une suite toute en finesse, subtilité et manigance… Pour nous retrouver au final avec des explosions, des armes et des coups de feu partout. Je m’attendais à voir des jeunes femmes manipulant les hommes politiques, et grands du monde, afin de ramener la paix… Et au lieu de cela, j’ai eu des soldats assoiffées de sang, de véritable machine à tuer, qui exécutent des missions.
Sur le fond, je n’ai rien contre ce genre de roman. Ce qui me chiffonne plus, c’est d’avoir eu l’espoir d’un certain roman, que le premier chapitre nous vend allègrement, pour au final avoir son opposé. Un mauvais point donc, puisque je ressors frustrée et en quelque sorte, déçue.

Autre point qui m’a dérangé : le style. En plus de ne pas le trouver des plus réguliers – tantôt très voire trop simpliste, tantôt bien trop alambiqué à mon goût -, je l’ai trouvé relativement terne, pour ne pas dire creux. Les émotions que j’ai pu ressentir étaient plus lié à ma sensibilité de lectrice qu’au pouvoir des mots employés. Et je trouve cela d’autant plus dommage que l’histoire était une véritable mine d’or à exploiter.

La dernière chose qui m’a dérangé a été le rythme du roman. Je l’ai trouvé un peu trop linéaire, et sans véritable variations qui auraient pu donner à l’oeuvre une dimension plus angoissante ou plus effréné pour les moments d’actions pures. Certains passages (notamment celui du passage des épreuves de la course d’obstacle) revient bien trop souvent et vient très vite lasser, tout comme je n’ai pas eu l’impression d’avoir eu de pause narrative, ou d’accélération.

Un style peu adapté, un rythme mal maîtrisé, des espoirs non satisfaits… Ce roman aurait pu être un flop total, s’il n’avait pas eu son plus gros point fort : son originalité.

Même s’il aurait mérité plus de travail de relecture, de ré-écriture et un potentiel suivi éditorial pour le mener au plus haut de son potentiel, je retiens surtout le potentiel qu’il contient, et ce qu’il pourra devenir avec du travail et des années supplémentaires. Parce que les idées sont bonnes, et elles sont là. Il ne manque plus qu’une meilleure mise en page.
J’ai bien une certitude quant à cet auteur et à ce roman : les deux, une fois mûrs et à point, seront de vraies pépites. Le roman est sorti en 2014, et je suis certaine que l’auteur n’a pu que s’améliorer depuis.

En bref, si vous êtes amoureux d’actions et d’intrigue rapides, foncez !

Citations :


Pas de relevé !

Ma note : 12.5/20

• Scénario – 3.25/4
• Ecriture/Style – 2/4
• Potentiel d’addiction – 2/3
• Personnage – 0.75/2
• Emotions – 1/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5