Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion

Fusion (Kaleb 3/3) – Myra Eljundir

41wzvbIIEoL._SX316_BO1,204,203,200_.jpgCaractéristiques :

  • Auteur – Myra Eljundir
  • Editeur – Robert Laffont 
  • Parution – 2013
  • Pages – 441
  • ISBN – 978-2221126844

4ème de couverture :

La prophétie du volcan prédit l’avènement d’une nouvelle ère, initiée par l’Elu… Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu’il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout…

Mon avis :

Sortons quelque peu des auteurs auto-édités pour faire un tour du côté de Myra Eljundir, et plus particulièrement du dernier tome de sa sage phénomène Kaleb. Explosif, rythmé, et extrêmement surprenant ! Un coup de coeur pour moi, qui clôture une saga coup de coeur également.

Que dire ? La structure est machiavéliquement – oui, j’invente des mots – bien pensé et surtout mise en oeuvre, de sorte que l’on arrive à suivre plusieurs intrigues en même temps, sans jamais être perdu, et surtout, en pouvant tisser des liens entre les deux.
En effet, nous suivons en parallèle Kaleb, à la recherche à la fois de lui-même et d’Abigail, mais aussi sa lecture sur le Livre du Volcan. Nous alternons donc entre le récit de Kaleb, et celui présent dans le Livre du Volcan.

J’avais un peu peur que l’intrigue ne nous mène au final nulle part, que des questions nous resteraient sur le bout de la langue, et surtout, que la saga finisse dans un fiasco incohérent. Oh quelle joie de voir que ce ne fut en aucune façon le cas ! L’ensemble est cohérent, et surtout, complètement addictif !

J’ai énormément apprécié les points abordés par le Livre du Volcan, comme le traitement de la différence, les romances, et lutte et rébellion… Presque j’attendais les passages du Livre du Volcan avec plus d’impatience que les passages de Kaleb !

À travers tout ce mic-mac, se trouve une prophétie, fil conducteur de toute la saga. Et quelle fin ! Quelle chute ! Malheur. Je m’attendais à tout sauf à ça, et vraiment, n’essayez même pas de l’imaginer, vous n’y arriverez pas.

À noter tout de même le rythme lent du début qui pourrait en décourager certain. Je note tout de même que l’auteur a eu l’idée géniale de s’inclure dans sa propre histoire, et d’une manière très habile ! Du génie !

En bref, une livre fascinant, prenant, un coup de coeur pour terminer une saga en beauté !

Citations :

Il faut du temps parfois pour se défaire des absents. Le lien invisible qui nous unit encore à eux est plus solide qu’une lourde chaîne et seul le temps parvient à l’éroder suffisamment pour qu’il se rompe.


Il arrive que les peaux communiquent, que les âmes se parlent et se racontent, sans qu’aucun mot ait besoin de franchir les lèvres.


Le jour où nos secrets n’en seront plus, je perdrai ma liberté…


Mais traitez un enfant de monstre et il le deviendra. Cherchez à nuire à son aimée et le monstre vous dévorera.


– Mmm… Mais votre gastronomie et votre musique laissent tout de même à désirer…
Notre musique ?

– Oui… Pourquoi donc vous obstinez-vous à jouer de la cornemuse ? Cet instrument infâme me fait penser à un cochon qui se serait coincé les couilles dans une porte !
Morrigan éclate de rire, ravie de l’image qu’elle vient de trouver.


Un livre ne peut exister s’il n’est pas lu.
Une histoire ne peut devenir réelle tant qu’elle n’est pas partagée.

Ma note : 17.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.75/3
• Personnage – 1.75/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1/1.5

Historique·Philosophie/Réflexion

L’Art de la Guerre – Sun Tzu

cover-155.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Sun Tzu 
  • Éditeur – Synchronique Éditions
  • Parution – 2015
  • Pages – 168
  • ISBN – 978-2-917738-23-8

4ème de couverture :

Les conflits font partie intégrante de la vie, nous dit Maître Sun, et savoir y répondre de façon appropriée peut relever du domaine de la survie ou de la disparition, que ce soit pour un individu, une entreprise ou une nation.

Emprunts de sagesse taoïste, les enseignements de Maître Sun sont une lecture indispensable pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent comprendre les enjeux des situations conflictuelles et aspirent à mener des hommes ou des organisations à la victoire.

Mon avis :

Remontons le temps. Je ne vous emmène ni dans la Grèce, ni dans la Rome antique, mais bien plus loin, durant la Chine du Vème siècle avant notre ère. Pas de fiction, mais un traité que l’on pourrait qualifier de philosophique. Je vous emmène à la découverte de L’Art de la Guerre de Maître Sun Tzu.

Tout d’abord, mettons les points sur les i et les barres sur les t : oui, c’est un ouvrage qui traite de la guerre, mais non, ce n’est pas un « Comment faire d’une bataille une boucherie en 10 leçon ». Ce n’est pas un manuel – si je puis dire – qui s’adresse aux soldats ou aux fonceurs, mais aux généraux. Ce sont des conseils techniques et tactiques, visant à remporter une bataille et une guerre le plus rapidement possible avec le moins de pertes.

Mais comme tous les bons livres, on peut y voir une double lecture : à la fois des « trucs et astuces » pour vaincre dans la guerre. Mais aussi comment vivre sa vie de la mieux possible, et comment gérer les conflits – tant intérieur qu’extérieur – avec le plus d’intelligence possible. Connaissance de l’ennemi, mais aussi et surtout, connaissance de soi, de ses capacités, et faire avec.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit livre, à fois enrichissant pour sa culture personnelle de l’histoire et des méthodes guerrières, et enrichissant pour notre nous intérieur, plus intime.

En plus d’un objet livre très beau, chaque chapitre est illustré d’une ou plusieurs peintures absolument sublime de Giuseppe Castiglione.

En bref, un petit livre à livre à tout, tant pour soi que pour sa culture.

Citations :

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même, et cent batailles ne te mettront jamais en péril. Si tu ne connais pas ton ennemi, mais seulement toi-même, tu perdras autant de batailles que tu en remporteras. Si tu ne connais ni ton ennemi ni toi-même, chaque bataille te mettra en péril.


Aussi, ceux qui excellent en l’art de la guerre adoptent une position invincible et ne laissent aucune chance à l’ennemi d’échapper à la défaite. De cette manière, une armée victorieuse s’assure d’abord de la victoire, puis cherche à livrer bataille. Une armée battue livre d’abord bataille, puis cherche la victoire.


Il n’y a que cinq notes, mais elles peuvent produire une infinie variété de sons. Il n’y a que cinq couleurs, mais elles peuvent produire une infinie variété de nuances. Il n’y a que cinq goûts, mais ils peuvent produire une infinie variété de saveurs. Il n’y a que les forces régulières et spéciales pour offrir un potentiel stratégique lors des combats, mais leurs transformations et leurs combinaisons sont infinies et inépuisables.


Sois vif comme la bourrasque,
Calme comme la forêt,
Ardent comme le brasier,
Inébranlable comme la montagne,
Insondable comme les ténèbres
Surprenant comme un coup
de tonnerre.


Qui est en colère peut trouver la sérénité. Qui a du ressentiment peut éprouver à nouveau la joie. Toutefois, une nation perdue ne peut renaître et les morts ne peuvent revenir à la vie.

Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion·Romance

Les Compagnons de l’Arc-en-Ciel – E.R. Link

cover-168Caractéristiques : 

  • Auteur – E.R. Link
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2009
  • Pages – 406
  • ISBN – 978-1535352475

4ème de couverture :

Et la Lumière découvrit l’Ombre. Et l’Ombre aima la Lumière…

Est-il possible encore de croire aux fées au XXIème siècle quand la science, la technologie, ont pris un pas important sur la magie ? Pourtant, même si beaucoup de choses ont évolué, il existe toujours, cachés quelque part dans nos rues encombrées,
un Petit Chaperon Rouge qui fuit un loup,
une Belle au Bois Dormant en sommeil dans un hôpital,
une Cendrillon désenchantée,
un Petit Poucet en lutte contre un ogre moderne et terrifiant,
un Riquet à la Houppe qui saura se faire aimer malgré sa laideur,
une Petite Sirène que la timidité aura rendue muette,
un Chat Botté malicieux qui prend sa vie en main,
et une Belle qui affrontera la Bête qui a ruiné sa vie.

Mon avis :

Par ce temps estival, comme une envie de fraîcheur, de gaité… De young-adult. Je me suis alors lancée à corps perdu dans cette lecture, sans savoir que j’avais une pépite entre les doigts… C’est un coup de coeur absolument magistral !

Les bémols sont trop peu nombreux. Les micro-rixes entre Stella et Horizon sont parfois agaçantes, mais on s’y fait, et fini même par les apprécier et les attendre.

Je ne sais trop par où commencer au niveau des bons points tant il y en a ! Le monde tout d’abords, et absolument magistral. La mythologie et l’histoire est posée dès les premiers chapitres, nous évitant une perdition peu recommandable. Même s’il peut paraître très guimauve voire même enfantin, ce n’est en aucune façon le cas, il est même assez mature, sans pour autant viré dans le noir, le grave, comme c’est un peu trop souvent le cas dans la fantasy adulte.

Mais ce qui est vraiment remarquable, en plus d’un début palpitant et d’une fin comme on les aime, c’est le corps même du roman, avec les huit ré-écriture de conte qu’elle contient. Vous allez sûrement me dire que des ré-écriture de conte, on commence à plus en pouvoir, principalement à cause de la mode lancée par la saga des Chroniques Lunaires. Je n’ai pas lu cette saga, mais je ne pense pas qu’elle soit aussi subtile que Les Compagnons de l’Arc-en-Ciel. Pour dire, il y a certains contes que je n’ai pas reconnu, et que je connaissais pourtant bien. Et c’est ça qui est magistral : on peut lire le roman à la fois d’un point de vue tout à fait basique, et apprécié ces histoires aux airs de conte de fée de notre enfance, comme on peut le lire du point de vue des contes, et apprécier le travail de ré-écriture.

Je crois que c’est la première fois que je lis un roman qui rentre aussi bien dans la case young-adult. On a une écriture mature, riche et très imagée, avec des moments bien plus léger, et des thématiques plus bateau, et passer au chapitre suivant à une thématique plus sombre, voire même tabou, qui nous exclu complètement du monde féérique et enfantin. Le tout, dans notre monde, avec des thématiques modernes et sensibles.

Mais surtout, surtout… Quel hymne à l’amour ! Huit contes, huit histoires où on palpite avec Stella, Horizon et leur bande pour ces personnages que l’on aide à être heureux. Huit preuves, à travers des horizons et des situations différentes, pour montrer que ce qui fait le bonheur d’une vie n’est jamais l’argent, la réussite, la gloire ou une carrière, mais l’amour.

En bref, un livre magnifique qui mérite de figurer auprès des plus grands, qui a su m’envouter et me faire voyager d’une manière peu commune. Un livre qu’on est pressé de finir, mais triste d’achevé… Un coup de coeur mémorable, une de mes plus belles lectures de l’année 2017 !

Citations :

Le monde n’est pas toujours celui que l’on se crée.


– Le culte de la beauté ressemble à un commerce de boucherie. Je ne veux plus y penser.

– La célébrité, la beauté, Stella ! La richesse !

– Et tous les gens laids ? Qu’est-ce que la société en fait ? Il faut être belle pour chanter, belle pour danser, belle pour jouer la comédie. Il n’y a plus de place pour le talent. Tout est image. Tout est triché. La véritable richesse est celle de l’âme. Le reste n’est qu’artifice et illusion.


– Parfois, les trésors enfouis dans les abysses brillent davantage que ceux éclairés à la surface…


On a toujours besoin de connaître la langue de celui que l’on combat.


– Oui. Je t’aime, répondit-elle simplement.
À force se croiser, tôt ou tard, on finit par se rencontrer.

Ma note : 18.75/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 1.75/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 1/1.5

 

Contemporain·Drame

Vénus – Jérémie Lahousse

couv46400073Caractéristiques : 

  • Auteur – Jérémie Lahousse
  • Editeur – Paulo-Ramand
  • Parution – 2016
  • Pages – 124
  • ISBN – 978-2754304856

4ème de couverture :

Décidément Jacqueline n’a pas de chance ! Elle se fait renvoyer de son travail et abandonner par son compagnon, et ce n’est pas la première fois. Un beau matin, elle reçoit une lettre dans laquelle se trouvent des analyses sanguines et un post-it. Elle aurait peut-être un cancer. Les tests cliniques confirment cette hypothèse et le médecin annonce à Jacqueline la couleur : ses prochains mois seront rythmés par des traitements de choc. La situation est délicate, mais la femme a du courage et décide de lutter de toutes ses forces contre ce monstre invisible qu’elle croit être la conséquence de blessures de son passé. Dans son malheur elle a de la chance : lors de sa première cure, elle rencontre un jeune chirurgien avec lequel elle noue des liens très particuliers.

Mon avis : 

Pour changer un peu des mondes imaginaires, ou torturés, j’avais besoin de me replonger dans le présent et dans notre réalité, tout en explorant un domaine à peu près connu. Une lecture sympathique, pour passer le temps, et de laquelle on peut tirer quelques enseignements.

Le thème principal de ce livre n’est pas des plus joyeux, mais le roman n’en devient pas pathos et triste pour autant : le cancer, et plus particulièrement, la leucémie. On suit tout au long de Vénus une femme qui perd tout, et apprend qu’elle est atteinte de cette dure maladie.

Nous suivons son combat, mais aussi son quotidien.

Il n’y a pas beaucoup à dire sur les actions, les personnages, car ils sont pas exceptionnels et mémorables, dans le sens où ce ne sont pas des héros dans le sens littéraire ou cinématographique, mais des héros dans le sens humains et réel du terme. Des personnages pouvant être Monsieur et Madame tout le monde, votre voisin, votre épicier, le tenancier du kebab du coin… Ou même vous ! Ce qui est un excellent point.

Deuxième très bon point : pour une fois, on lit un roman qui aborde le sujet du cancer, sans pathos, et d’un angle destiné aux adultes et non pas à un lectorat young-adult. J’étais curieuse de voir la différence entre les deux traitements, et c’est sans appel : la dimension adulte est peut être un peu moins émouvante, mais plus proche de réalité du terrain.

Et enfin, ce que j’ai le plus apprécié : on ne se concentre pas sur la souffrance du malade. Sur ce que vont vivre ses proches, ce qu’il ne va pas pouvoir faire… Mais bel et bien sur sa vie, son combat, mais surtout sur ce qu’il reste de vie au malade en dehors du cancer. C’est à dire des choses de la vie courante : retrouver des personnes perdues de vue, sortir, rire, aimer, avoir peur… Être humain.

Malheureusement, quelques bémols sont à noter, notamment un style parfois trop famillier et en décallage en comparaison de la situation, avec des scènes pas forcément des plus claires parfois.

En bref, un roman court, aussi doux que puissant, qui met l’accent sur une facette de la maladie trop peu mise en avant.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 13.75/20

• Scénario – 2.75/4
• Ecriture/Style – 2.5/4
• Potentiel d’addiction – 2/3
• Personnage – 1.25/2
• Emotions – 1.5/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 0.75/1.5

Drame·Thriller

La Résurrection (Extraction 2/2) – Tony Perraut

cover-280Caractéristiques : 

  • Auteur – Tony Perraut
  • Editeur – Auto-édité
  • Parution – 2017
  • Pages – 330
  • ASIN – B0722N7KD4

4ème de couverture :

Tu ressors d’un long cauchemar dans lequel tu t’étais volontairement endormi.
Tu te retrouves de nouveau seul.
Toujours cette peur dans le ventre, Un soir tu entends, venant d’un haut-parleur situé en haut de cette immense pièce une voix.
Tu ressens le moindre fragment de son ton,
Elle est là : 72 heures pour sortir, 72 heures pour comprendre la réalité du monde. Les démons ressortent.
Et le meurtre lui, se fera sans anticipation. Tuer pour survivre, survivre pour être tué.

Mon avis :

Vous aviez eu droit à la chronique du premier tome il y a peu, et je remercie l’auteur d’avoir placé sa confiance en moi une nouvelle fois pour lire le second tome en avant première (sortie le 27 juin)… Et bien je ne suis pas passée loin du coup de coeur !

Que d’amélioration ! Quand nous avions un premier tome un peu brouillon sur les bords et extrêmement confus, avec un rythme mal maîtrisé, et que nous avons là un second tome bien plus maîtrisé, plus mature, avec un rythme bien plus soigné… Je ne peux qu’applaudir.

Bien que l’on soit toujours dans la tête d’Ugo, ce pauvre homme pas très équilibré, on arrive à suivre ses délires, à les comprendre, les interpréter… C’est déjà beaucoup plus agréable pour nous, lecteurs, car nous sommes bien moins perdus, mais aussi pour le personnage lui-même qui, bien que déséquilibré, possède tout de même un semblant de cohérence et de solidité.

Il en est de même pour les thèmes abordés : meurtre, peur, blessure, courage, survie… Le tout, savamment arrangé, donnant alors un ensemble à la fois cohérent et qui sonne juste. Et c’est cela le plus important : dans le précédent tome, les thèmes étaient trop disparates, les liens entre eux trop fins pour donner un ensemble sur le bon ton. Ici, rien de cela.

Ce que j’ai vraiment trouvé intéressant, c’est à la fois le développement donné avec la trame de fond plus axé sur la famille et le passé, ainsi que la comparaison constante, lors des moments de folies ou d’adrénaline, avec un orchestre, une musique, le plus souvent classique. J’en viendrai même à me demander si cette saga ne serait pas – dans une certaine mesure – une métaphore d’un opéra ou d’un concerto. Oui, je vais loin.
En bref, une écriture bien plus travaillé et mature, sur un lit de suspens bien rythmé, à la chute du moins improbable. Chapeau !

Citations :

Parfois, les mots sont impossibles alors on ferme les yeux et on montre des images. Des images indescriptibles. Comme si elles étaient destinées uniquement à être imaginées et non révélées.


– Si ma vraie maman est l’étoile et mon papa l’univers, je veux être le rêve car sans lui les étoiles n’existent pas, elles ne sont que des planètes. Alors que dans nos rêves, elles sont brillantes et scintillent dans le ciel comme des milliers de mamans oubliées.


L’homme n’a pas de peur. Ah si, une seule, la vérité.


On n’arrête pas les bonnes choses, on les fait vivre à jamais.


– Tu ressens ? Il y a autant de battements de coeur actuellement que de jours que je veux passer avec toi.


Nous sommes ce que nous devons être.


Les étoiles paraissent heureuses et pourtant si tu regardes bien, elles sont mortes.


Je n’ai de rêve que celui où tu m’as dit je t’aime.

Ma note : 16.5/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 2.75/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 1.5/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

2-5 ans·6-9 ans·Album Jeunesse

Drôle d’oeuf – Emily Gravett

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Caractéristiques : 

  • Auteur – Emily Gravett
  • Illustrateur – Emily Gravett
  • Editeur – Kaléidoscope
  • Parution – 2008
  • Pages – 14
  • ISBN – 978-2-877-67856-8

4ème de couverture : 

Tous les oiseaux ont pondu un oeuf sauf Canard. Il en a trouvé un. Canard est fier de son oeuf magnifique, mais les oiseaux ne partagent pas son avis. Ils disent que l’oeuf n’est pas joli et ils rient de lui, hi ! hi ! hi !

Attention ! Rira bien qui rira le dernier.

Mon avis : 

Au Livre Paris 2017, j’avais un seul réel objectif : trouver des albums jeunesses mignons, sympathiques, et dans différents styles de manière à pouvoir alimenter le blog en petits albums. Et je suis tombée sur ce petit album à la fois émouvant, marrant, et recherché dans sa présentation !

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Drôle d’oeuf est un petit album jeunesse d’Emily Gravett de 14 planches. Je l’ai en édition paysage cartonnée, absolument sublime !
À l’intérieur, nous retrouvons plusieurs animaux qui attendent que leur oeuf éclosent. Tous, sauf canard, qui n’en a pas. Il finit par en trouver un, qui tarde à éclore…

Les dessins sont absolument sublimes, à mi-chemin entre le dessin au trait de contour et crayon, et l’aquarelle. À la fois fidèles et sérieux, ces dessins savent être humoristiques et d’un mignon incontestable ! Si les enfants se régaleront par l’histoire, les adultes apprécieront ce livre par les illustrations.

IMG_3599.JPGLe gros plus de cet album, en dehors des illustrations, est la manière dont il est monté. En effet, lors de l’éclosion à la chaîne des oeufs, nous avons des sortes de petits feuillets, des mini-pages superposées, donnant un effet d’escaliers. Nous pouvons alors découvrir à la fois l’animal qui sort de l’oeuf, ainsi que la réaction du parent de l’oeuf précédent, et ainsi de suite. Un système très ingénieux, qui permet d’accélérer quelque peu le rythme.

Et je ne parlerai pas de la chute mignonne à souhait !

En bref, un album jeunesse mignon, beau et bien fait, appréciable de tous !

Ma note : 16/20

  • Scénario – 3.5/4
  • Dessin – 3.75/4
  • Accessibilité – 3/3
  • Originalité/Créativité – 2.75/3
  • Multilecture – 1/3
  • Apprentissage – 2/3
Historique

Harem (Aztèques 1/?) – Eric Costa

cover-132Caractéristiques : 

  • Auteur – Eric Costa
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2017
  • Pages – 316
  • ISBN – 978-1520573397

4ème de couverture :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.

Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Mon avis : 

Encore une découverte faite grâce à SimPlement ! Quand je vous dis que ce site est en or ! Pour ce qui est du roman en lui-même, il y a du bon comme du mauvais, des choses que j’ai bien aimé comme d’autre qui m’ont dérangé… Je suis assez mitigée, mais je nourris de grands espoirs pour le second tome !

Je vais d’abords commencé par un point qui pèche assez je trouve : les personnages. Même s’ils sont assez bien développés sur l’ensemble du texte, je les ai trouvé pour la plupart un peu trop creux, pour ne pas dire directement manichéens. J’ai vraiment eu l’impression que tout était trop simple, trop lisse, trop peu ancré dans la réalité. On ne va cracher dans la soupe, mais même si on veut s’échapper de notre quotidien, on s’attend tout de même à avoir un minimum de vraisemblance. Malheureusement ici, je ne l’ai que trop peu retrouvée.

Pour ce qui est du monde, il est fantastique. Nous, enfoui dans notre culture européenne, n’avons pas l’habitude d’être plongés dans des univers aussi différents et uniques que celui de l’Amérique et plus précisément du Mexique ici. Alors quelle joie de découverte cette ancienne civilisation. L’énorme point positif, c’est que rien n’est inventé : l’auteur a fait des recherches assez poussées sur le sujet, la civilisation, les moeurs et habitudes du peuple Aztèque (bibliographie disponible en fin d’ouvrage).

À la fin de l’ouvrage, on a aussi à disposition un lexique et index des mots spécifiques employés dans le roman, ce qui est vraiment très utile. Là-dessus, les connaissances de latin et de grec ancien ne peuvent pas venir aider.
Alors pourquoi que cela n’a que moyennement marché avec moi ? Tout simplement à cause d’une dissonance. Je m’explique. Le roman se déroule dans un monde extrêmement dur, violent, et impitoyable. Notre héroïne a 13 ans, et elle endure énormément de chose : kidnapping, torture, viol, séquestration… Et tout (ou presque) est mentionné et explicité. Un monde vraiment cruel, et dont on ne nous cache rien. Sauf que le traitement, le style, les attitudes des personnages, le rythme, correspond à 100% à un traitement digne d’un roman jeunesse ; c’est à dire beaucoup de dialogue, des explications assez naïves parfois, relativement peu de description, des actions très rapides qui restent en surface au lieu d’aller en profondeur… Et et c’est plus ce non-raccord entre le sujet et son traitement qui m’a posé problème tout au long de ma lecture.
Ce traitement jeunesse explique par la occasion de manichéisme trop présent, ainsi que le caractère trop lisse des personnages.

En bref, un bon roman avec beaucoup de potentiel, mais qui manque de cohérence entre le sujet choisi et son traitement.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 14.5/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 2.5/4
• Potentiel d’addiction – 2.75/3
• Personnage – 1.25/2
• Emotions – 1.25/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 0.5/1.5