En quête de l’étrange : l’affaire Malmenac – Sélène Derose

Quand secrets et horreurs se mêlent

Malmenac. Cette petite bourgade perdue au fond des montagnes, seulement entourée d’un étrange brouillard de troupeau de chèvres. Quelle n’est pas la surprise de Jasper Vincens, journaliste pour le journal à sensation En quête de l’étrange lorsque son chauffeur lui dit de finir la route à pied : hors de question pour lui de s’approcher de ce village maudit.

Ainsi commence ce nouveau roman signé Sélène Derose. Sorti pour la rentrée de Septembre 2020, ce nouvel opus s’inscrit dans la lignée de l’autrice : secret, étrange, paranormal…

Jasper Vincens n’a qu’une seule chose en tête : découvrir comment sa collègue et amie Lacura Obs a pu finir à l’état de légume après ses recherches sur la mine maudite de Malmenac.

C’est dans un enchevêtrement de brouillard et d’ombre que Jasper trouvera, peut-être, la réponse à ses questions.


C’est de nouveau dans une ambiance pesante et horrifique que Sélène Derose emmène ses lecteurs. Les plus assidus de ses lecteurs auront remarqué que ce roman fait suite à une nouvelle présente dans son premier recueil Les récits Sélénites – Effets d’emprise. Quel plaisir pour moi de retrouver cet univers à la fois pesant et intrigant ! 

Et je puis dire que je ne suis pas déçue de ce voyage, bien au contraire ! Je ne pensais lire que quelques chapitres de ce roman pour le savourer… Peine perdue : il n’a pas tenu une après-midi. Une fois commencé, impossible de le lâcher. À mon appréciation personnelle, l’ambiance du village et le background du village auraient pu être plus approfondis, mais l’essentiel est là… et il fonctionne très bien !

Des scènes claires (parfois un peu trop pour mon pauvre estomac fragile…), un style à la fois et agréable et fluide… Sélène Derose montre une fois de plus l’étendue de son talent en nous offrant un roman des plus angoissant. Loin de sa saga principale Alter Ego, plus spirituelle et douce, L’affaire Malmenac met à mal son lecteur : scène gore, intrigue dure… Tout est réuni pour les passionnés du genre ! Et même plus ! Il est une bonne initiation pour les plus sceptiques ou sensibles. 

En bref

Un roman addictif et palpitant qui saura captiver une grande partie des lecteurs, initiés ou non, au genre de l’horreur et du mystère. Malgré une ambiance qui aurait mérité plus d’approfondissement, les frissons sont garantis… Accrochez-vous à votre couverture !

But et définitions de la méditation

La méditation, qu’elle soit bouddhiste, chrétienne ou bien laïque, revêt un caractère assez flou pour les non-initiés. Concrètement, qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ?

Photo de Prasanth Inturi sur Pexels.com

La méditation comme initiateur d’une transformation

Une transformation générale…

« Comment l’esprit pourrait-il changer si on ne fait qu’attendre le changement sans rien faire ? » dit Matthieu Ricard.
Comme l’alimentation ou bien le sport, la méditation est un véritable outil de modification du rapport au monde, fondamental pour l’être humain : pour Frédéric Lenoir, le mode de vie moderne étouffe l’Humain qui cherche désespérément un moyen d’être pleinement présent pour lui et son environnement.

… mais propre à chacun

Bien qu’universelle, la méditation, tout comme les chemins de spiritualité, reste un chemin personnel. Méditer, c’est apprendre à prendre le contrôle de son esprit pour cultiver une nouvelle manière d’être, un nouveau mode de vie loin des schémas traditionnels.

La majorité passe énormément de temps à essayer d’améliorer leurs conditions extérieures de vies, alors que c’est l’esprit qui est à la racine de la perception du monde.

Matthieu ricard

La méditation comme précepteur de la gestion émotionnelle

De nombreuses études et interview ont été réalisées afin de dégager le but de la méditation. Dans un entretien, Wolf Singer, neurophysiologiste, interroge Matthieu Ricard à ce sujet : est-ce que le but du bouddhisme et de la méditation est de ne plus ressentir d’émotion ? La réponse est non.

Le but de la méditation n’est pas de ne plus ressentir d’émotion, mais de cultiver un lâcher-prise émotionnel. L’objectif est de ne plus être l’esclave de ses émotions.

Matthieu Ricard

Pour Frédéric Lenoir, sociologue très versé dans les questions de développement personnel et méditation, le détachement qu’amène la méditation permet d’accéder à la connaissance : en se détachant de l’émotion, l’être humain devient capable de l’analyser et de désidentifier d’elle. L’être humain devient capable de ressentir une émotion sans s’identifier à elle. 

Le but de la méditation, selon Matthieu Ricard, est aussi d’augmenter la sensibilité du pratiquant aux flux subtils des émotions. Pour quoi faire ? Pour réussir à les identifier et les dériver avant qu’elles ne deviennent menaçantes, voire dangereuses. En prenant conscience des nuances émotionnelles, le pratiquant peut entraîner son cerveau à reproduire certains états… garantissant son équilibre émotionnel général. 

Pour le Dr. Frédéric Rosenfeld, psychiatre et docteur en neuroscience, la méditation enseigne le lien entre le corps et l’esprit : l’épanouissement ne peut être atteint que lorsque l’Humain sera capable de reconnaître les stimuli corporels liés aux émotions.

La méditation comme pratique humaniste

Développer un enrichissement intérieur, tel est le but de la méditation selon Matthieu Ricard : on ne peut pas choisir ce que l’on est, mais on peut choisir de s’améliorer.

Fabrice Midal n’enseigne pas la méditation pour que les gens soient plus détendus, mais pour qu’ils puissent avoir les clefs pour se guérir eux-mêmes. Selon lui, la méditation permet d’écouter le vrai Soi, sans laisser les envies de performance parasiter les pensées. Il compare même la méditation à la poésie : toutes deux ne se comprendraient pas par l’utilité, mais par l’humanité présente en chacune.

La méditation permet de libérer les êtres de leur ego pour mieux se tourner vers l’autre et ouvrir la possibilité d’un nouvel humanisme.

frédéric midal
Photo de Matheus Viana sur Pexels.com

Pour Thierry Janssen (chirurgien), la méditation permet de renouer avec sa nature profonde. C’est un pont vers l’éveil de la conscience, au point de pouvoir dénoncer par la suite les endroits où l’humanité de l’homme est menacée : un discours qui s’inscrit, selon lui, dans une prise de conscience mondiale quant aux dérives de la surconsommation et du capitalisme. Pour lui, la méditation n’est pas qu’un effet de mode, mais fait partie du patrimoine spirituel de l’humanité. 

En bref…

… La méditation n’est pas seulement s’asseoir et ne penser à rien. Elle constitue un véritable outil de connaissance personnelle et de connaissance du monde, permettant à ceux qui la pratiquent de cultiver un art de vivre plus sain, tout en les poussant vers un nouveau type d’humanisme. 


Bibliographie
  • Matthieu RICARD & Wolf SINGER,  (2017). Cerveau et méditation, Allary Éditions.
  • Dr Frédéric ROSENFELD, (2007). Méditer, c’est se soigner, Éditions des Arènes.
  • Matthieu RICARD, (2008). L’art de la méditation,  NiL éditions.
  • Frédéric LENOIR,  (2018). Méditer à coeur ouvert, NiL éditions.
  • Aurélie GODEGROY, (2018). Méditer, une médecine des âmes,  Éditions Albin Michel.

Méditation mondiale, mon expérience

Le 4 avril 2020, à 4h45 du matin en France, se réalisait une méditation centrée sur la bienveillance et l’éradication du COVID-19. La particularité de cette méditation en dehors de l’heure fichtrement matinale ? Elle était mondiale. Tous les méditants sur Terre étaient conviés à se joindre à cette méditation afin de rassembler en un même instant le plus d’énergie possible.

Et bien vous savez quoi ? Je l’ai faite. Et ça a été une expérience à la fois inédite, enrichissante et très puissante.

Mes motivations

Je pratique la méditation de manière quotidienne depuis le 25 novembre, et ces derniers temps, je cherchais… Je ne dirai pas un défi parce que ce n’est pas le terme, mais quelque chose qui viendrait porter ma méditation à un autre niveau.

J’ai entendu parler de cette méditation mondiale deux fois. Une première fois via je-ne-sais-plus quelle plateforme. Je me souviens m’être dit que c’était sympa, mais l’heure de la pratique m’avait refroidi copieusement : 4h45, au beau milieu de la nuit. Et avec mes problèmes de sommeil, je l’avoue, je me sentais moyen.

Je pesais encore le pour et le contre quand mon professeur de kizomba et ami a partagé l’évènement sur son Facebook. Il y participait.

Là je n’ai plus hésité. La journée venait d’être dure, et j’avais besoin de cette stimulation supplémentaire pour sauter le pas.

C’était décidé : j’allais participer à cette méditation mondiale, et tant pis pour mon sommeil.

Quelque chose de grand et de beau se préparait, et je voulais en faire parti.

Mon ressenti

Commençons par le commencement : le réveil à 4h30. Avec l’excitation qui montait, j’ai eu du mal à trouver le sommeil. De fait, j’étais déjà à moitié réveillé quand ma montre s’est mise à vibrer.

Le moment approchait. Entre 4h30 et 4h45, j’ai retrouvé la méditation guidée via l’évènement Facebook (vous pouvez la retrouver ici !). J’étais prête. Les écouteurs dans les oreilles, allongée, les yeux rivés sur l’horloge de mon téléphone. De 4h44 on passa à 4h45. J’appuyai sur mon écran, et la méditation se lança.

Durant les premières secondes, j’ai dû lutter pour ne pas me rendormir. Mais la voix qui me guidait a finalement bien fait son travail. Très vite, j’ai pu me concentrer sur ce que me disait cette voix. Plus je m’enfonçais dans ma méditation, et plus je me sentais relaxée… mais pas endormie ! Comme la majorité des méditations guidées, celle-ci avait été pensée pour que confirmés et débutants puissent la faire. Longue de 20 minutes, elle débutait par une mise en condition de l’esprit et du corps. Quand elle entra dans le vif du sujet, à savoir la bienveillance et l’éradication du COVID-19, c’est là que la magie a vraiment fait son effet.

J’ai pour habitude de me focaliser sur ma respiration en début de méditation le temps de vraiment atteindre une sorte d’état « entre-deux », entre la conscience et l’ouverture, pour ensuite seulement me laisser aller à une ouverture totale et un lâcher-prise absolu de mon hypersensibilité. Je m’abandonne complètement à mes sens et mes pensées, les laisse faire leur vie en moi… Je ne deviens plus qu’un terrain de jeu pour ce que je peux cacher en moi, le bon comme le mauvais. Et est arrivé ce moment d’ouverture totale. J’ai été soufflée par la puissance de l’instant.

Je ne saurais l’expliquer de manière rationnelle. Mais du fin fond de mon lit dans ma chambre d’enfant chez mes parents, perdue dans la Camargue française, concentrée sur cette méditation, à visualiser l’amour, la bienveillance, la paix dans le monde, j’ai senti des énergies venant d’autres personnes. Pas de nom, pas de visage… Seulement des énergies qui se joignaient à la mienne. Toute cette bienveillance, cette paix et cet amour que je pouvais visualiser et offrir au monde, je le sentais être fortifié par des sentiments similaires émanant d’autres personnes. C’est une sensation absolument inouïe et extrêmement puissante. Ça m’en a tiré quelques larmes. De sentir toute cette énergie dirigée vers une seule et une même chose… Il n’y a pas d’autres mots : magique. Puissant. Pour moi qui aie une grande sensibilité aux ondes que peuvent envoyer les personnes, mais aussi tout ce qui nous entoure, ça a été vraiment une sensation hors du commun.

Ma conclusion

Cette expérience a été à la fois une des plus simples et une des plus extraordinaires de ma vie. Si c’était à refaire, ce sera sans hésitation.

Que l’on soit débutant en méditation, totalement novice, ou bien confirmé, c’est le genre d’expérience qui change une personne. Je ne dis pas que j’ai changé du tout au tout, mais j’ai un certain sentiment d’accomplissement, mais aussi de gratitude installée tout au fond de moi, et qui avait beaucoup de mal à se faire sa place jusqu’alors.

Amour. Bienveillance. Paix… En somme, harmonie. Ce vers quoi je cherche à tendre le plus possible, et ce depuis des années. Une chose est sûre : si d’autres méditations collectives s’organisent et dans la mesure du possible, je tenterai de les faire.


Avez-vous participé à cette méditation guidée mondiale ? Que pensez-vous de ce billet d’humeur ?

Je vous attends en commentaires !

Motivation envolée ? 3 clefs pour la retrouver !

Je le ferai demain, aujourd’hui, j’ai pas la motivation… Combien de fois avons-nous prononcé ou entendu cette phrase ? Dans un monde qui prône la productivité à tout prix et discrédite toute forme de procrastination, il est parfois difficile de savoir où est la frontière entre ce que l’on réalise pour soi et ce que l’on réalise par obligation… Et notre motivation en pâtit !

Comment redynamiser notre motivation ? Comment la retrouver, lorsqu’elle est partie en RTT se boire un cocktail sous des palmiers ? Pas de panique ! Voici trois clefs qui pourront vous permettre de faire revenir votre motivation.


Elle n’est pas partie : elle joue à cache-cache !

On va s’attaquer à une croyance populaire qui a la vie dure et coule encore des jours tranquilles. Dans l’imaginaire collectif, la motivation tout comme l’inspiration arrivent toutes seules, un peu comme par magie. Un jour, vous l’avez et un autre jour, vous ne l’avez pas. C’est comme ça, vous ne pouvez pas faire autrement.

Spoiler Alert : vous pouvez faire autrement.

La motivation et l’inspiration font partie d’une même équation avec l’action. À tort, on pense que motivation et inspiration dépendent de facteurs extérieurs, alors qu’en fait, ce sont des choses qui viennent de l’intérieur. Votre motivation ne s’est pas envolée, elle joue simplement à cache-cache ! Si on devait résumer la pensée collective, on pourrait le faire avec cette formule :

Inspiration = Motivation = Action

Sauf que cette équation est fausse, et dans notre cas, Inspiration et Motivation sont interchangeables. L’équation qui fonctionne est la suivante :

Action = Inspiration = Motivation

C’est en se mettant en mouvement que l’inspiration et la motivation viendront. Toujours pas convaincus ? Prenons un exemple très terre-à-terre : la vaisselle. La motivation pour la faire ne viendra pas toute seule. Par contre, une fois que vous êtes debout, éponge à la main, que vous vous êtes mis en mouvement, que vous commencez une action… Vous finissez par la faire, cette vaisselle qui traîne depuis une semaine dans votre évier.

N’hésitez pas à planifier votre action. N’hésitez pas à dire Bon, il est 14 h 53, à 15 h, je me lève, et je bouge ! Vous vous rendrez très vite compte qu’en débutant un mouvement, la motivation viendra d’elle-même.

Donner un sens à une action

Pourquoi devez-vous faire cette action ? Qu’est-ce qu’elle vous apporte ? Est-ce qu’elle vous rend heureux ? Qu’est-ce qu’elle construit ? Est-elle essentielle ?

Bien souvent, nous faisons des choses sans réfléchir à leur sens profond. Là est notre plus grande erreur ! Comment avoir la motivation de faire une chose si on ne sait même pas pourquoi on la fait ? Pire, si on ne sait pas ce qu’elle nous apporte ? C’est là que le grand jeu commence.

Une chose que vous faites de bon cœur parce que cela a du sens pour vous ne sera pas une corvée et ne souffrira que rarement d’un manque de motivation. Prenons votre passion par exemple, et je vais passer par la mienne pour plus de facilité : je suis passionnée de danse à deux. Les cours et les soirées sont le soir. Certains jours, j’ai eu une journée énorme, beaucoup de cours, mes projets personnels et mon travail. À 19 h, je suis lessivée. Et pourtant, malgré la fatigue, je vais tout de même à mes cours. Même après une grosse journée, s’il y a une soirée que je veux faire, je vais la faire, et ce malgré la fatigue et parfois l’heure de route qui m’attend. Pourquoi ? Parce qu’aller danser a du sens pour moi. Cela me rend heureuse, je m’y épanouis, j’y vois mes amis… Pourquoi ne serais-je donc pas motivée à faire quelque chose qui fait sens ?

Pour une passion, le sens est facile à établir. Mais reprenons l’exemple de la vaisselle. Quel sens est-ce que ça a de faire sa vaisselle ? Qu’est-ce que ça nous apporte ? Peut-être la satisfaction d’avoir de la vaisselle propre. Ou encore, le bonheur de sentir l’eau chaude sur sa peau et l’odeur du savon. Qu’importe ! Pour chaque action que vous devez faire et pour laquelle la motivation semble diminuée, demandez-vous quel sens cela a et ce que cela vous apporte. En voyant le côté positif de la tâche, aussi démotivante puisse-t-elle être, votre motivation à de bonnes chances de venir refaire un coucou.

Et si tout cela n’était qu’un jeu ?

Autre moyen de faire revenir votre motivation au grand galop est la notion de gamification. Qu’est-ce que c’est encore que ce truc au nom barbare ? Dans l’éducation, on nous fait comprendre que les enfants apprennent mieux quand les éléments sont présentés sous la forme d’un jeu, et qu’ils sont plus motivés à étudier dans ce cas là.

Pensez-vous sincèrement que cela change pour les adultes ? Et bien absolument pas !
Enfant comme adulte, les informations sont plus vites et plus efficacement assimilées, et la motivation est décuplée lorsqu’on est dans une phase de jeu. Alors, pourquoi ne pas tenter de voir cette tâche à faire sous l’angle du jeu ?

Notion largement abordée dans Goodbye Comfort Zone de Hanine Mhannd, l’auteur vous propose de transformer votre vie en un jeu vidéo. Si lui en parle pour sortir de sa zone de confort, on peut très facilement l’adapter pour retrouver sa motivation. Un peu sceptique ? Retournons dans notre évier à vaisselle.

Vous êtes sur votre canapé, à vous dire qu’il faudrait vraiment nettoyer cette vaisselle qui s’entasse… Mais pour parler vulgairement, vous avez la flemme. Passage un mode jeu ! Vous êtes un superhéros (en armure ou non, ça, c’est vous qui décidez…). Votre mission : faire la vaisselle. Mais toute mission mérite une récompense ! Une fois votre vaisselle lavée, offrez-vous un plaisir bien mérité, un carreau de chocolat ou un nouvel épisode de série sans culpabiliser.

Encore plus de motivation ? Mettez-vous un objectif sur la semaine par exemple, et une fois cet objectif atteint, récupérer votre récompense, ou même créez vous un badge type « Succès atteint ! » comme on peut voir dans certains jeux.

Ainsi, vous verrez que votre motivation sera démultipliée par deux effets :

  • votre tâche n’est plus une corvée, mais un jeu, et jouer, c’est agréable
  • votre tâche, une fois accomplie, vous donne accès à une récompense, et les récompenses, c’est cool

Simple, mais au combien efficace !

Soyez indulgent

Si, malgré tout cela, votre motivation n’est toujours pas au rendez-vous, demandez-vous si vous êtes en état de faire cette chose. Avez-vous tout simplement l’énergie de le faire ? Oui ? Non ? Pourquoi l’énergie vous manque-t-elle ?

Qu’importe les astuces que l’on peut vous donner pour être plus efficace et motivé, il arrive certaines fois que vous ayez besoin de ne pas le faire tout de suite. Fatigue nerveuse, besoin de repos… Être motivé et productif, c’est bien, mais écouter son corps et éviter de tirer sur la corde, c’est mieux. Apprenez, en écoutant vos ressentis et votre corps, à différencier la flemme d’une fatigue plus intégrée. La procrastination, vous pouvez lutter contre. Mais une fatigue ancrée, non. Prenez soin de vous. Ne méprisez pas votre corps et votre santé pour quelques objectifs en plus. D’autant qu’au plus votre corps et votre esprit seront reposés, au plus vous serez productifs et motivés.

Avant toute action, cherchez-en la cause. C’est là que vous trouverez vraiment les sources de votre (dé) motivation.

Qu’avez-vous pensé de l’article ? Je vous retrouve en commentaires !

Écrits universitaires

Dans ma formation actuelle, nous sommes en partenariat avec le théâtre Vitez (Aix-en-Provence).

Suite à certains spectacles, nous sommes conviés à écrire des textes créatifs.

Peut-on émettre un jugement en faisant l’économie de l’expérience ?
200 ans après le naufrage de la Méduse, Les Bâtards dorés convoquent le public à la barre, secouent les esprits et retournent avec force les arcanes du radeau.

Lutte des classes, sauvagerie, cannibalisme…
Un carnage et plusieurs dizaines de morts. À qui la faute ?
Le jeune collectif composé de cinq comédiens, (tous issus d’écoles de théâtre supérieures), se base sur le témoignage de deux rescapés et mêlent avec poésie les textes de Fernando Pessoa et Alessandro Barrico pour mieux rouvrir le procès et laisser la place à d’autres langages.

Performances, vidéo, peinture et musique live jouent sur différents tableaux narratifs.
Dans un violent vacarme et sans fausse pudeur, Les Bâtards Dorés font dialoguer les imaginaires et interrogent l’Homme dans son plus profond désarroi.
Une œuvre totale, au lyrisme puissant, qui entraîne le spectateur dans les abysses d’une expérience sensorielle fascinante, à la fois politique et résolument actuelle.

Le chant est propice aux plus belles rêveries !
Clara Le Picard nous extirpe de notre quotidien pour une traversée rafraîchissante dans le monde surprenant de l’opéra classique.
Un spectacle coloré et acidulé qui surprendra petites et grandes oreilles.

Au bord de sa piscine, une femme décompresse après une journée de travail.
Accompagnée d’un pianiste, elle chante de grands airs d’opéra français.
Loin de la routine qui ne la satisfait pas, elle s’évade dans l’imaginaire en rejouant les scènes des opéras les plus célèbres.

Peignoir, maillot de bain, bouées xxl…Dans un décor d’inspiration hollywoodienne des années 50, la mezzo-soprano, Catherine Bourgeois, et l’interprète Emmanuel Borghi revisitent avec humour et modernité Bizet, Debussy ou encore Ravel.
Fidèle à sa démarche pluridisciplinaire, Clara Le Picard renverse les préjugés et prouve que l’art lyrique, loin d’être l’affaire d’un cercle fermé, peut être lui aussi, enfant de bohème.

Qui a tué HitchBot ?
Et pourquoi ?

Grand comme un enfant de six ans, HitchBot est un adorable robot créé au Canada en 2014 pour étudier les interactions entre hommes et machines.
Capable de communiquer, il parcourt seul en autostop les Etats-Unis en prenant des photographies toutes les 20 minutes.
Mais les machines peuvent-elles faire confiance aux êtres humains ?

Sur scène, trois comédiens, le rappeur américain Mike Ladd et un robot se lancent sur les traces des derniers jours de HitchBot.
Entre fiction et documentaire, Linda Blanchet mène son enquête afin d’élucider le meurtre commis par un homme sur un humanoïde.
Un road-trip haletant qui sonde d’un œil humaniste les profondeurs des âmes mécaniques.

Confinés ? 3 activités bien-être !

Je ne pensais pas un jour faire ce genre de contenu, mais circonstances oblige. Dans mon entourage, beaucoup me demandent comment je vis le confinement. En toute honnêteté, je le vis bien, mais si certaines choses manquent. Mais ce n’est pas du au hasard !

Je vous propose aujourd’hui quelques activités bien-être, accessibles à tous et aussi aux enfants !

La méditation

C’est THE activité qui fait que tous les membres de ma famille avec qui je suis confinée sont encore en vie. Je la réalise personnellement le matin entre quinze et trente minutes après le réveil. Si vous avez l’occasion de la réaliser dehors (terrasse, balcon, voire même jardin pour les plus chanceux) au soleil, ce n’est que mieux ! 

Prendre ce moment pour vous détendre, vous apaiser, et qui plus est, à l’air frais et au soleil… C’est vrai un moment de joie et de détente qui vous profitera tout au long de la journée. Inutile qu’elle soit longue ! Si vous avez un emploi du temps chargé, cinq à dix minutes suffisent pour vous offrir un break antistress et anti-pétage de câble. Les bienfaits de la méditation ne sont plus à prouver : booste la créativité, antistress, améliore le sommeil, baisse la tension, réduit les états anxieux, etc. 

C’est aussi une bonne occasion de vous essayer à cet exercice qui vous fait de l’œil depuis un petit moment… et d’initier vos enfants à essayer aussi ! Il existe de multiples méditations guidées sur YouTube, de multiples musiques qui peuvent aussi vous aider…

Voici ma petite sélection pour vous guider au besoin ! Niveau méditation guidée, j’ai une préférence pour Mike Méditations, qui propose des méditations très diverses, mais aussi au format court (5-10 minutes) comme sur des formats plus longs (jusqu’à 1 h+). Pour ce qui est des musiques, prenez quelque chose qui peut vous parler et vous relaxer. Personnellement, je travaille beaucoup avec les fréquences. 

Les méditations guidées
Mike méditations
Mike méditations
Les méditations pour enfants
Pascale Picavet
LES ARÈNES
Musiques relaxantes
FRMusique
Gaia Meditation

Le sport

Là aussi, inutile de vous mettre comme objectif de faire une séance de CrossFit maison d’une heure trente avec vos enfants. Si vous n’avez pas beaucoup de temps, il existe plusieurs applications gratuites vous proposant des programmes basiques et de différents niveaux, avec des séances qui durent entre 3 et 10 minutes. 

Il existe aussi énormément de chaîne YouTube proposant des entraînements de différentes sortes (yoga, musculation, fitness au poids du corps, danse, etc.) pour que vous puissiez trouver votre bonheur ! 

Si vous êtes plus adepte du face-to-face, certains professeurs et coachs vous proposent des rendez-vous réguliers et gratuits en direct sur diverses plateformes pour pouvoir faire le cours et échanger avec vous !

Et tout cela, bien sûr, vous pouvez le réaliser avec vos enfants si l’envie leur prend, ou si vous voulez les mobiliser et les faire bouger un peu (en adaptant les exercices bien entendu). Encore une fois, les bien-faits d’une activité sportive régulière ne sont plus à prouver : diminution du stress, sensation de bien-être immédiate grâce à la libération de certaines hormones, augmentation de la qualité du sommeil, moins sujet aux crises de colères, etc.

Personnellement, je profite du confinement pour faire le programme Insanity, un programme de HIIT ultra-intense avec des séances de 40-50 minutes. En dehors du fait que ça me fait déjà une heure où je ne tourne pas en rond, je prends soin de mon corps… Et vu l’intensité, le soir, je dors bien !

La lecture

Activité phare. Accessible à tous, au plus grand comme au plus petit, elle peut permettre de s’évader un peu loin de notre quotidien… 

N’hésitez pas à réaliser, à l’envie et à l’énergie, des petites sessions de lectures avec vos enfants pour leur raconter une histoire (et pourquoi pas, pousser le bouchon jusqu’à vous déguiser un peu et mettre une petite musique d’ambiance ?)… Mais aussi vous, prendre le temps, même une dizaine de minutes entre la fin de vos mails pro et la préparation du repas du soir, pour lire quelques pages. 

Fiction, BD, livre pratique, développement personnel… Faites comme bon vous semble ! Si vous voulez vous radasser avec un roman à l’eau de rose et profiter… Et bien, profitez ! Si vous préférez au contraire dégainer le livre de développement personnel et votre page de note pour récupérer les citations intéressantes, c’est aussi votre droit. Faites comme vous en avez envie pour vous faire du bien !

Une application concrète qui marche

Ces trois activités sont les piliers de mes journées en confinement. Une journée type se passe un peu ainsi. 

Je me réveille entre dix et onze heures. Environ vingt minutes après m’être réveillée, je file sur le balcon profiter du rayon de soleil matinal pour méditer entre 15 et 30 minutes. Si j’ai du temps avant le repas du midi, soit je lis, soit je suis le replay d’un cours de danse en ligne. 

Après mon repas du midi, c’est lecture : si je me sens un peu fatiguée, fiction, sinon, j’avance mes lectures pour mon mémoire. Selon ce que j’ai à faire pour mon master, j’avance mes cours selon un programme préétabli. À 15 h (ou à 18 h selon ma forme et mon envie), je fais ma séance d’Insanity. Le reste du temps, je travaille sur des projets personnels en lisant des livres de développement personnel, ou bien j’avance mes lectures pour mon mémoire. Dans tous les cas, je travaille parce que je ne supporte pas de tourner en rond sans rien faire. 

J’espère sincèrement que cet article aura pu vous des pistes d’exploration pour améliorer votre quotidien. Bien entendu, faites de votre mieux selon vos propres contraintes. Le but est que ce confinement soit le moins pesant possible… et si votre seule soupape de sécurité se résumé à 2 minutes de méditation le matin, ou une série d’abdominaux avant 16 h, ça sera toujours ça de pris. Bon courage à tous, prenez soin de vous ! 

N’hésite pas à me laisser tes impressions et ton avis en commentaires ! 

Avez-vous le courage de donner le jour aux trésors qui sont cachés en vous ?  – Elizabeth Gilbert

– Maman, raconte-moi une histoire ! demanda la petite fille.

Un sourire attendrit sur les lèvres, la jeune mère s’assit près de son enfant, et s’exécuta avec plaisir. 

Il était une fois, dans un petit village de campagne, vivait une petite fille aux cheveux blonds comme le miel. Elle adorait l’aventure. Elle aimait grimper dans les arbres, faire du vélo, s’inventer des péripéties avec ses peluches et ses jouets… Et par-dessus tout, elle aimait lire. Alors qu’elle n’avait pas atteint ses dix printemps, la jeune fille avait déjà fait le tour du monde en 80 jours. Elle avait étudié dans la plus grande école de magie que l’Angleterre n’ait jamais connue. Elle avait aussi pu côtoyer des personnages de légende, tels que Nicolas Flamel, ou encore Jeanne d’Arc. 

Tout au fond d’elle, la petite fille rêvait de vivre elle une aventure, une vraie! Ce qu’elle voulait vraiment, c’était réaliser une chasse au trésor. Mais elle avait peur. Et si des méchants monsieurs la kidnappaient? Et si elle n’arrivait pas à lire la carte? Et si elle cassait la clef juste avant d’ouvrir le coffre de bois? Tant de choses la terrifiaient et la poussaient à rester bien sagement à la maison… Surtout que sa Maman n’aurait certainement jamais accepté qu’elle parte. 

Petite fille a grandi maintenant. Malgré ses traits qui sont devenus ceux d’une femme et ses préoccupations qui n’ont plus rien d’enfantin, sa vocation est toujours tapie au fond d’elle : elle veut partir à la recherche d’un trésor caché. Mais que penserait les garçons qui elle s’en allait à l’aventure? Et puis, il y avait l’école, les diplômes à préparer… Non, elle ne pouvait pas chercher son trésor maintenant. Ce n’était pas le moment. Encore une fois, des circonstances extérieures lui firent taire cet élan intérieur qui la poussait à créer. 

Petite fille est dorénavant adulte. Enfermée dans un travail qui ne lui plaît pas, en couple avec un homme qui ne l’aime plus, tout est au bord du précipice. Alors qu’elle rumine ses idées noires, des milliers d’autres se bousculent dans sa tête. Pour se calmer, elle attrape un vieil album jauni par le temps et gonflé par l’humidité. Elle tourne les pages de ses souvenirs avec tendresse, jusqu’à retomber sur une photo d’elle enfant, déguisée en aventurière, un sac en bandoulière trop grand de son père sur le côté, le chapeau de sa grand-mère sur la tête, le sourire jusqu’au bout des yeux. Elle retourne la photographie. Au dos, son feu grand-père avait laissé un mot. 

Pour partir à la chasse au trésor, il suffit parfois que regarder en soi. 

Son grand-père avait toujours constitué un épais mystère. Petite fille, elle ne comprenait pas tout, et il lui répétait qu’elle saisirait le sens de ses paroles quand elle serait plus grande. Que voulait-il dire? Puis elle se souvint… C’est lui qui lui avait transmis sa passion pour la lecture. Lui qui la poussait à voir le bon en elle. Lui qui la rassurait quant à sa valeur quand elle était pétrie de doute. Toute sa vie, il lui avait soufflé la même chose : les plus beaux des trésors se cachent en toi. 

Soudain, quelque chose explosa sous son crâne. Des mots défilèrent avec une vitesse hallucinante, formant des phrases, puis des paragraphes et des pages entières. Fébriles, elle se jeta sur son ordinateur, et commença à taper comme jamais elle n’avait taper sur un clavier. Les lettres se suivaient comme des perles sur un collier précieux, formant des images, excavant des émotions… Après plus d’une heure d’intense activité, la jeune femme s’arrêta d’écrire, et contempla son écran. Elle l’avait fait. Un texte court complet s’étalait sur sous ses yeux. 

Il avait suffi d’une seule maxime, inscrite à la main à l’arrière d’une vieille photo pour d’un coup d’un seul recolorer sa vie terne et grise. Sans même le savoir, la jeune femme venait de réaliser quelque chose de grand : maintenant elle savait que si elle voulait partir à l’aventure, il lui suffirait de rentrer en elle-même, pour y trouver les trésors qu’elle renfermait.

– Je n’ai pas tout compris Maman… 

– Tu comprendras mieux quand tu seras plus grande ma chérie. Tu sais, chaque personne est un coffre au trésor, plein de pièces, de bijoux et de pierres brillantes. Mais bien souvent, on a peur de regarder ce qu’il y a dans notre coffre au trésor… Parce qu’il y fait sombre, et qu’on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Nos plus grands trésors résident en nous. Il suffit d’aller les trouver. 

Prendre ses responsabilités : l’allié anti-stress en période de crise

N’avez-vous jamais eu l’impression de perdre le contrôle de votre vie ? D’avoir l’impression que tout partait en vrille sans que vous ne puissiez rien faire ? Nous sommes constamment confrontés à des situations angoissantes, stressantes… Et à l’heure où j’écris cet article, ce n’est que plus vrai : alors que la France est au bord du confinement total à cause du COVID-19, un vent de panique a pris possession du territoire. Les gens se battent pour du papier toilette, dévalisent les rayons de pâtes des supermarchés… Et justifie leur panique en disant que ce n’est pas de leur faute si le coronavirus les fait stresser et agir comme cela. 

Comment rester calme et serein avec un tel état d’esprit ? Et si nous changions notre point de vue sur la situation ? Aujourd’hui, c’est une pandémie. Hier, c’était une mauvaise nouvelle. Et si on changeait notre vision pour mieux vivre demain ? 

Tous responsables, tout le temps

Il est une notion appelée responsabilité que beaucoup adorent fuir… sans même se rendre compte que c’est dans cette notion qu’ils trouveront les clefs de leur liberté. Souvent assimilé à la notion de « faute » dans la langue française, ce sont pourtant deux choses bien différentes. 

On est constamment responsables d’expériences qui ne sont pas de notre faute.

Mark Manson, L’art de s’en foutre

Pour bien comprendre la notion de responsabilité, et il faut comprendre la différence entre la faute et la responsabilité.

Ainsi, on se retrouve avec une faute qui est une conséquence, tandis que la responsabilité est un choix. Si on sort de la théorie pour se rapprocher de la pratique, on est se retrouve avec les deux affirmations suivantes : 

C’est de ma faute = J’ai créé la situation

Je suis responsable = Je décide de comment de réagis 

Cette distance entre les deux mots permet de mieux comprendre la phrase de Mark Manson : nous devons constamment choisir comment réagir à des évènements que nous n’avons pas créés. 

Action — Réflexion – Réponse

Vous l’aurez compris je pense : la responsabilité est un choix. Dans notre vie et notre univers, il y a des faits qui rentrent dans notre sphère de contrôle, et d’autres non. Arrêter d’essayer de contrôler ce qui n’est pas dans notre sphère de contrôle est déjà un premier pas vers la sérénité et la paix intérieure. Mais plus encore, assumer nos choix, prendre la responsabilité de nos réactions en est un tout aussi intéressant et essentiel. 

À partir du moment où vous prenez la responsabilité de vos réactions et de vos actions, vous devenez le maître du jeu : votre Juge Intérieur ne peut plus vous attaquer, puisque votre action est assumée pleinement. C’est vous qui dictez les règles, vous qui choisissez quel regard vous portez sur un évènement. Vous, et personne d’autre. 

En des termes plus simples : vous reprenez le contrôle de vos réactions et de votre vie. 

Prenons un exemple. 

Une personne en qui vous aviez placé votre confiance vous trahit sans raison. Vous avez plusieurs solutions. Soit vous choisissez de vous morfondre, de vous plaindre, de ressasser de passé… soit vous décidez d’avancer, de pardonner à cet ami de vous avoir fait du mal, d’accepter que vous n’étiez peut-être pas fait pour être ami, et tourner la page. 

Ce n’est pas de votre faute si votre ami vous a planté un couteau dans le dos. Mais c’est vous, et seulement vous, qui choisissez comment vous réagissez à cette trahison. Vous êtes responsable de votre réaction.

Quelqu’un sonne à votre porte, et dépose un bébé sur votre palier. Vous avez plusieurs solutions. Soit vous décidez de garder l’enfant, soit vous décidez d’aller voir les autorités compétentes pour connaître les démarches à suivre dans ce genre de cas. 

Ce n’est pas de votre faute si quelqu’un a abandonné son bébé sur votre palier. Mais c’est vous, et seulement vous, qui choisissez comment vous réagissez à cet évènement. Vous êtes responsable de votre réponse à l’évènement.

On peut tout enlevé à un homme, exceptée une chose : la liberté de choisir sa réponse, son comportement.

Viktor Frankl

Cette possibilité de choisir notre réponse à un stimulus, ce temps de pause entre le stimulus et notre réaction, est notre première source de liberté que personne ne pourra nous enlever. C’est pour cela que l’on dit souvent « On a toujours le choix. ». Tous les choix ne sont pas faciles, mais ils existent.

Application concrète en temps de crise

Où que vous soyez ,soyez-y totalement. Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux ,trois possibilité s’offrent à vous : vous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement. Si vous voulez assumer la responsabilité de votre vie, vous devez choisir l’une de ces trois options, et tout de suite. Puis, acceptez en les conséquences. Sans excuses. Sans négativité. Sans pollution psychique. Gardez votre espace intérieur dégagé.

Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent

Se souvenir de cette notion de responsabilité en temps de crise est essentiel pour vivre plus sereinement des évènements anxiogènes. En prenant conscience que vous pouvez choisir de stresser ou non, vous reprenez le contrôle sur votre intérieur qui peut être facilement influencé avec des médias alarmistes et des réseaux sociaux pollués d’informations toxiques. 

Prenez la responsabilité de vos actions, tout en appliquant un brin de lâcher-prise. Pour ce faire, vous pouvez tenter l’exercice suivant si vous sentez qu’une vague d’angoisse ou de peur vous vient :

En prenant conscience que l’évènement ne fait pas partie de votre sphère de contrôle, vous pouvez vous concentrer à modifier ce que vous pouvez contrôler : votre réponse à l’évènement. 

Reprenons le cas de votre ami qui vous a trahi.

Pouvez-vous vous retirer de la situation ? Non, il fait partie de votre cercle proche.

Pouvez-vous changer la situation ? Non, vous lui avez dit tout ce que vous aviez à dire, s’il doit y avoir de l’amélioration, cela viendra de lui. Vous ne pouvez rien faire de plus. 

Il ne reste que l’acceptation. Acceptez qu’il y vous a fait mal, pardonnez-lui, pardonnez-vous d’avoir peut-être accordé votre confiance à la mauvaise personne… Et passez à la suite.

Revenons à l’actualité : la pandémie. 

Pouvez-vous vous retirer de la situation ? Non, pas avec les mesures de confinement, le travail et les autres obligations. 

Pouvez-vous changer la situation ? Non, je ne suis pas médecin ni magicien, je ne peux pas faire disparaître le virus en un claquement de doigts, je ne peux rien faire en dehors de respecter les consignes de sécurité et de confinement.

Il ne reste que l’acceptation, et ses conséquences. Vous ne pouvez rien faire de plus. Il est donc inutile de céder à la panique. À quoi servirait-elle ? Elle n’aidera personne, et certainement pas vous. Les temps sont suffisamment durs ainsi, pourquoi en rajouter une couche ? Il est donc inutile de se battre pour quelques rouleaux de papier toilette, ou de dévaliser les stocks de vivres des grandes surfaces. 

Nous sommes tous responsables, consciemment ou non, de nos actions et de nos réactions. En pratiquant la responsabilité au quotidien, nous verrons notre dose de stress et d’angoisse réduire drastiquement : en prenant le contrôle sur le nos réactions, nous reprenons le contrôle de nos vies. 

Le maître du jeu, c’est vous. La vie vous donne des cartes à jouer, à vous de voir ce que vous en faites. 

J’ai bien conscience que ce n’est pas une vision des choses facile à appréhender et à appliquer lorsqu’elle est nouvelle. Elle vient bousculer tout ce qu’on nous a toujours dit. Tout comme je sais que certains choix sont difficiles à prendre. Mais avoir conscience que l’on peut avoir du contrôle sur certains faits et non pas sur d’autre est essentiel pour accéder à la sérénité et à la paix intérieure, encore plus en temps de crise (que la crise soit seulement personnelle ou généralisée). 

Qu’avez-vous pensé de l’article ? Je vous retrouve en commentaire !

Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser. – William Shakespeare

Il était une fois, une jeune femme que la vie malmenait. Enfin, ça, c’était l’impression qu’elle avait. Si vous lui posiez la question, elle vous répondrait volontiers qu’elle servait de punching-ball à l’Univers.

Il n’arrivait que des malheurs à cette jeune femme. Quoi qu’elle fasse, les mêmes choses finissaient par arrivées. Son conjoint l’abandonnait, ses amies s’éloignaient… Que passent les jours et les années, elle se plaignait de subir les conséquences de schémas qu’elle mettait elle-même en place. 

Inlassablement, la Douleur revenait. Mais la jeune femme ne voulait pas la voir. Surtout pas ! La voir, accepter sa présence, reviendrait à accepter qu’elle eût échoué. Cela reviendrait à la rendre réelle, cette Douleur qui lui pinçait les flancs. 

Puisqu’elle se voulait aveugle sans pouvoir le devenir, la jeune femme se faisait borgne. Elle apercevait sa Douleur, mais la reniait. Jamais elle ne passerait le seuil de sa maison. Le seuil de sa chambre. Le seuil de ses draps. Le seuil de son cœur. Et pourtant, elle demeurait là, dans l’ombre. Elle luttait contre sa Douleur, sans arme et sans force, debout encore seulement par la hargne qui habitait sa volonté. 

Mais le constat était toujours le même : elle cherchait à éviter ce qu’elle ne pouvait esquiver. 

Puis un jour, la jeune femme se réveilla, et regarda son reflet dans le miroir. Elle n’y vit qu’un fantôme. Elle contempla ses mains vides, son sourire terne et ses cheveux broussailleux. 

Alors, une étincelle s’alluma dans ses yeux. 

Plus question de fuir. Plus question de parade. Ce qu’elle avait relégué aux ombres, elles allaient les affronter. Ce qu’elle avait tant tenu à oublier, elle allait s’y confronter. 

La jeune femme s’apprêta pour son amante d’un jour, si longtemps dénigrée. Aujourd’hui, elle allait offrir un beau cadeau à sa Douleur : son amour. Avec le bouquet de roses, les chocolats et le dîner aux chandelles. Toute la journée durant, elle prépara son rendez-vous. 

Le soir venu, elle ouvrit la porte de son appartement. Le bruit métallique du loquet retentit à la fermeture. Les talons s’échouèrent sur le chambranle de bois, tandis que les enceintes grésillaient en attente de son. Doucement, une mélodie dynamique et percutante envahit la pièce.

La jeune femme se tenait droite, la tête haute, face à sa Douleur vêtue de noir… et elle écarta les bras. Offerte, la Douleur se réfugia dans le creux de sa poitrine. Elle s’y pelotonna comme un chaton se colle à sa mère… si fort, qu’elle finit par la pénétrer. 

La jeune femme s’allongea, prise d’un sanglot déchirant. Tout ce qu’elle avait mis de côté revenait. Tout ce qu’elle avait veillé à oublier remontait à la surface de sa conscience. Toute cette souffrance qu’elle avait tant tenu à garder loin, elle l’accueillait maintenant. 

L’espace de quelques minutes, elle s’abandonna complètement à ses émotions à la manière d’un bateau s’abandonnant à la houle. Elle acceptait ces ressentis et ses mauvaises pensées. Elle les regardait, les choyait, leur donnait l’attention dont elles avaient tant besoin… 

Puis, comme calmé, son tumulte intérieur finit par la quitter progressivement. L’étreinte lascive et passionnée entre elle et sa Douleur prenait fin. Cet acte d’amour, cette embrassade psychique se couchait avec le soleil. 

La jeune femme resta quelques instants sur le sol de son salon, la moitié du dos sur un tapis, l’autre moitié sur le parquet. Elle venait de comprendre une chose essentielle. Deux même. 

Si on ne peut éviter, accepter avec bienveillance est ce qu’il y a de mieux à faire. 

L’Amour est la clef. 

Le compliment est un cadeau

Les compliments. Nous les cherchons tous, plus ou moins consciemment, mais nous ne savons pas comment réagir. Colère pour certains, de la gêne pour d’autres, les réactions sont aussi diverses que les histoires. Accepter un compliment n’est pas aisé, en émettre un non plus. Et pourtant, dans une société où l’accent est toujours mis sur ce qui ne fonctionne pas, sur les défauts, les compliments constituent une véritable nécessité. 

Très récemment, j’en discutais avec un très bon ami qui m’a exposé son point de vue sur la question, et notamment sur qu’est-ce qui pouvait le pousser à faire un compliment à quelqu’un. Sa réponse m’a laissée admirative tant je la trouvais belle et humaine. 

Une corde qui vibre

Beaucoup (et moi la première, je l’avoue) ont du mal à accepter un compliment, parce qu’une notion malsaine s’est greffé à cette notion : la malhonnêteté. Est-ce qu’on me fait un compliment de manière honnête et sincère, ou bien est-ce dans l’optique d’obtenir quelque chose? Ou bien est-ce pour me faire tomber mes défenses pour mieux me faire par la suite? Tant de questionnement qui font qu’on peut être mal à l’aise lorsqu’on nous en fait un. 

Mettons-nous pour le moment du côté de celui qui dit le compliment. Oubliez pour le moment pourquoi vous-même vous pouvez en faire parfois, et lisez plutôt cette histoire. 

Il était une fois, un jeune homme des plus lambda s’amusait lors d’une soirée avec ses amis. Tous rigolaient et profitaient de ce bon moment. C’est alors qu’une jeune femme entra dans la pièce. Le jeune homme la connaît, c’est une de ses bonnes amis. Ils se saluent, ils discutent… Après une blague, la jeune femme sourit. Le jeune homme est comme statufié. Son sourire est tellement authentique, tellement frais… La jeune femme rayonne et pétille si fort grâce à ce sourire! L’espace d’un instant, il n’y a plus qu’elle. Le jeune homme n’est pas tombé amoureux, loin de là. Mais durant quelque seconde, et sans le savoir, par un sourire des plus éclatants et franc, son amie a fait vibrer en lui quelque chose : elle lui a offert un bout de bonheur. La réaction du jeune homme est presque immédiate, il lui dit : Tu as un sourire magnifique. 

La morale de cette histoire est enfantine : le compliment n’a servi que de verbalisation à un sentiment de bonheur apporté. Dire merci n’aurait pas de sens. La jeune femme n’a pas souri pour lui faire plaisir. Mais le fait qu’elle ait pu sourire comme l’a fait a procuré quelque chose au jeune homme… qui ne peut la remercier de cet instant de bonheur que par un compliment. 

Un compliment pour dire merci. 

Merci de m’avoir apporté, par ta façon d’être, de la joie. 

N’est-ce pas une merveilleux ? 

Recevoir un compliment

Tous les compliments n’en sont pas forcément. Je pense notamment à toutes ces personnes qui pensent qu’aborder une femme dans la rue en lui disant des banalités pour attirer son attention est un compliment, ou encore à ceux qui en font pour obtenir quelque chose en échange. 

Un compliment doit être sincère et venir du cœur pour être apprécié, parce qu’un compliment est un cadeau.

Et si, pour apprendre à accepter un compliment, on essayait simplement de le voir autrement ? Et si, au lieu de partir du postulat qu’un compliment est intéressé, penser plutôt qu’il est aussi simple que gratuit ? 

Le chemin de l’acceptation de soi est long et difficile. Comme je pouvais le dire, on a toujours tendance à regarder ce qui ne va pas, et à oublier ce qui va. Pour une fois, essayons, chacun à notre rythme, d’apprendre à recevoir un compliment… Et à seulement dire merci quand on le reçoit. Répondre à un merci… par un merci. 

Merci de me faire remarquer que j’avais pu t’apporter de la joie. 

Merci pour ce compliment désintéressé. 

Merci pour ce bout de joie que tu me donnes, en réponse à celui que je t’ai offert. 

Je suis persuadée qu’ainsi, petit à petit, nous arriverons à accepter les compliments, mais aussi à en offrir. 

Lorsque vous complimentez quelqu’un, ne nourrissez pas son ego. Offrez-lui de l’Amour, nourriture de l’Être. L’effet n’en sera que plus grand, pour vous, comme pour lui. 

N’hésitez pas à me faire part de vos ressentis et vos propres théories sur les compliments en commentaires ! Ça sera un plaisir d’échanger avec vous !

Ce n’est pas le nom qu’on vous donne qui compte, c’est celui auquel vous répondez. – W. C. Field

– Salut ! Comment tu t’appelles ? 

Certainement une des phrases les plus posées au monde. Une phrase qu’enfant, nous trouvions d’un naturel déconcertant. 

– Salut ! Je suis Océane. 

Je suis. Après lui, un prénom. Paul, Marthe, Lucie, Gabriel… Qu’importe. Je suis. 

Je suis, ou bien parfois, je m’appelle. Lancé au travers de lèvres innocentes, notre nom devient symbole de notre identité. Ce verbe être, si petit et si puissant, nous assimile au final, à quoi ? Un mot, petit ou bien grand lui aussi, qui n’a pas forcément de sens… Mais qui nous fait dire « C’est le mien ». 

Quel n’était pas notre trouble en rencontrant une personne portant le même prénom que nous ? N’avez-vous jamais ressenti cette étrange gêne, ce moment de flottement désagréable, où vous aviez l’impression que je est un autre ? Où ce que vous avez toujours considéré comme à vous, comme symbole de votre identité… n’est soudainement plus seulement à vous ? Cette impression d’être comme soudainement dépossédé de votre sève, parce qu’un autre répond à un appel que vous considérez comme votre. Que vous considérez comme vous

Première expérience désagréable. Mais loin d’être la pire. 

Quelle souffrance, quelle douleur, quand votre nom est associé à la noirceur et à l’horreur ? Marthe la salope. Paul le connard. Lucie? C’est une vraie chaudasse! Tu as entendu la dernière de Gabriel? C’est vraiment un bâtard ! Ce n’est pas que votre nom que l’on salit… Mais vous. 

Votre nom, votre identité… Ce même verbe être qui vous définissez enfant prend une autre tournure. Vous n’êtes plus Lucie. Vous êtes Lucie-la-chaudasse. Vous n’être plus Gabriel. Vous êtes Gabriel-le-bâtard. 

Comment réagir ? Comment surmonter cet affront, lorsque votre nom ne vous appartient plus ? 

Comme dans toute expérience, il n’y a que deux issues possibles : avancer, ou camper sur place. Passer outre, ou se laisser impressionner. Passer au travers des insultes et des quolibets, ou les laisser dominer notre vie. 

Ce que peuvent bien dire les autres, ça les regarde. Vous n’êtes en rien concerné. Vous êtes vous. Vous n’êtes pas un prénom. Vous n’êtes pas un attribut du sujet placé juste après un auxiliaire. Vous êtes vous. Un être fait de chair, de sang et de sentiment. Un être avec un cœur, doué d’empathie, et une raison, douée de logique et de réflexion. Vous êtes bien plus que seulement un nom… 

Ce n’est pas celui qu’on vous donne qui compte. Loin de là. Ce qui compte, le nom auquel vous acceptez de répondre. N’acceptez pas un nom parce qu’il est plus simple de fuir. N’acceptez pas un nom parce qu’il est plus facile d’abandonner que de se battre… N’acceptez pas un nom qui vous fait du mal. 

À trop s’identifier à un nom auquel on ne veut pas répondre, on finit par devenir ce qu’on n’a jamais voulu être. 

Vous êtes. Tout simplement. On nous donne un nom, parce que c’est plus facile… À défaut de pouvoir choisir le vôtre, choisissez au moins celui auquel vous acceptez de répondre. 

Le bateau est en sécurité dans le port. Mais ce n’est pas pour cela que les bateaux ont été construits. – Paulo Coelho

Il était une fois, un petit bateau jaune, bien sagement amarré dans le port de son village. Le petit bateau jaune n’avait qu’une envie : aller voir ce qu’il y avait par delà les digues. Ses parents et ses amis lui en faisaient de ces récits ! Tous plus merveilleux les uns que les autres. Des récits, peuplés de créatures magiques et de paysage en feu. Le petit bateau jaune aurait donné tout ce qu’il avait pour vivre ça. 

Oui, mais voilà : petit bateau jaune avait peur. Et s’il s’ébréchait la coque contre l’une des pierres de la digue ? Et s’il se faisait attaquer par un poulpe géant ? Et s’il n’était pas assez fort pour tenir contre lui toutes ses planches de bois ? Il finirait à coup sûr dans le fond de la mer ! Non… Non ces envies d’exploration resteraient des rêves. Il avait bien trop peur. Il allait plutôt rester là, bien sagement dans le port… à l’abri. 

Les années passent… Et Petit Bateau Jaune a bien grandi. Il est toujours aussi petit, sa coque est toujours aussi jaune. Mais il a mûri. Il n’est encore jamais sorti du port. Ses peurs d’enfants l’ont poursuivi jusqu’à l’âge adulte. 

Un jour de grand vent, les eaux du port se déchaînent. Les vagues étaient si grandes qu’elles noyaient presque Petit Bateau Jaune. Solidement amarré au ponton, aucune échappatoire n’était possible : il ne pouvait que trembler, là, attaché à son port si précieux et protecteur, et subir les assauts du vent. Tout siffle, tout craque… Petit Bateau Jaune ferme les yeux du plus fort qu’il le peut, en espérant s’en sortir. Prostré dans sa terreur, ce n’est pas la peur d’être entraîné dans le fond du port qui le terrorise. Non. Non ce qui le terrorise, c’est qu’il pourrait disparaître avant d’avoir été. Toutes ses années à rêver de grands larges… Et il était resté là, dans le port, sagement arrimé, tenu par une peur qui le broyait. 

Là, perdu au milieu des embruns violents, Petit Bateau Jaune se promit que s’il s’en sortait… il sortirait du port qui avait failli le tuer. 

Le soleil finit par se lever. Le port a retrouvé son calme et sa lenteur. Tous les navires tremblent encore de cette traumatique expérience. Jamais ils n’avaient connu pareilles tempêtes. Alors qu’ils ouvrent les yeux, à l’entrée du port, ils voient une forme aller vers le lointain. De la couleur de l’aube, Petit Bateau Jaune se fond dans la mer, par delà les digues, si longtemps restées interdites. 

L’eau est si fraîche ! L’air si pur… L’iode lui pénètre l’écorce, tandis que le soleil le nimbe de sa chaleur. Par le fond, il dit bonjour aux petits poissons qui viennent le saluer, curieux. Parfois, un banc d’algue bien lui chatouiller la poupe. Tout est si calme sur la mer. Seulement le glouglou des ondes sur le bois, le sifflement tendre du vent sur les vagues… Il sentait, tout au fond de ses fibres, que c’était pour ça qu’il était fait. Que c’était pour fendre les eaux, par delà les digues, que Petit Bateau Jaune avait été conçu. Et non pas pour rester cloîtré derrière une barrière de pierre. 

À toujours vouloir se mettre à l’abri de tout danger, Petit Bateau Jaune était passé à côté d’une partie de sa vie. Sa peur l’avait tellement paralysée, qu’il en avait oublié sa vraie nature, sacrifié ses désirs les plus profonds. 

Ne restez pas dans votre port, à l’abri. Sortez de votre zone de confort. C’est en dehors d’elle que se trouve votre vie. Surtout, n’ayez pas peur de vivre… c’est ce pour quoi vous êtes faits.