Le bonheur, tout comme la souffrance, est un choix. – Don Miguel Ruiz

Quelle révoltante affirmation que celle-ci n’est-ce pas ? Si l’on souffre, c’est parce qu’une chose nous fait souffrir. Pourquoi déciderais-je de souffrir de mon plein gré ? Il faudrait être fou pour l’accepter ! Et pourtant… Retirez les barrières de votre esprit un instant, et réfléchissez au monde qui vous entoure. 

Regardez cette femme-là bas. Oui, celle avec le foulard moutarde. Elle semble complètement abattue. Son couple bat de l’aile, et son patron menace de la virer si elle n’augmente pas sa productivité rapidement. Tout ce stress et tout ce micmac émotionnel mettent notre femme au foulard moutarde dans un état de souffrance avancée. Pourtant, que fait-elle pour essayer de s’en sortir ? Elle a peur que son compagnon la trompe, il est de plus en plus distant… Mais elle ne fait rien pour parler du problème avec lui. Mais elle ne fait rien pour essayer de comprendre ce qui passe. Elle attend simplement, en espérant que demain, tout s’arrangera. Elle a peur que son patron la licencie… Mais elle passe ses soirées à boire, fumer un pet’ de temps en temps. Son sommeil est d’une piètre qualité. Une fois au travail, comment pourrait-elle être efficace alors que la fatigue la ronge ? Elle attend simplement qu’un miracle vienne, et arrangerait les choses. Cependant, notre femme au foulard moutarde se plaint à ses copines de ses malheurs. Toutes l’épaulent et lui proposent des solutions. Solutions qui restent vaines : l’intéressée n’écoute pas, la tête dans le guidon. 

Regardez cet adolescent là-bas maintenant. Celui avec la casquette noire. Il pense qu’on ne le voit pas, mais son couvre-chef posé bas sur les yeux ne parvient à cacher les larmes qui lui embuent le regard. Il vient de rater son examen de biologie. Encore. Son père va encore lui passer un savon. Il avait travaillé si fort pourtant ! Il avait bien augmenté sa note de plus de six points par rapport au dernier contrôle, mais rien n’y faisait, il restait en dessous de la moyenne. Ses rêves d’études de médecine s’envolent avec ses espoirs. Il est rongé par la déception et la tristesse. Il n’y arriverait jamais, et il décevrait toute la famille. Mais a-t-il vraiment envie d’être médecin ce jeune homme ? Non. Lui, il rêve de belles phrases, de beaux textes et d’humanités. Ce qui lui plaît vraiment, c’est la philosophie. Il y excelle d’ailleurs. Tout plein de bonne volonté est-il, ce pauvre adolescent oublie les progrès magnifiques qu’il a réalisés… Pour un demi-point près. 

Comprenez-vous maintenant où le problème réside ? Ces deux personnes sont en droit d’avoir mal… Mais elles ont choisi la souffrance parce qu’elles ne pensaient même pas qu’une autre solution était possible. Elle, sans même le savoir, ne fait rien pour arrêter de souffrir. Lui, préfère voir la coupe à moitié vide. 

Nous ne sommes pas responsables de ce qui nous arrive. On ne choisit pas de se faire plaquer, de se faire licencier ou de ramener une mauvaise note alors que l’on avait travaillé d’arrache-pied. Mais nous sommes, tous autant que nous sommes, responsables de la manière dont réagissons à un évènement. Tout est dans ce choix capital… Encore faut-il avoir conscience que ce choix n’appartient qu’à nous… et existe. 

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