Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

Caractéristiques :

  • Auteur – Mathias Malzieu
  • Edition – J’ai lu
  • Parution – 2005
  • Pages – 151
  • ISBN – 978-2290350386

4ème de couverture :

 » Comment on va faire maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu’est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu’est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?  » Mathias, une trentaine d’années mais une âme d’enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu’il rencontre sur le parking de l’hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m,  » docteur en ombrologie « , soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur… Il le fera grandir.

Mon avis :

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi est un des plus beaux livres qu’il m’ait été donné de lire.

Il ne fait pas parti des romans que les foules s’arrachent. Son intrigue est tout ce qu’il y a de plus simple. Les personnages sont très peu nombreux, et pas forcément mis en avant comme dans d’autres romans.

Mais cet opus est un concentré d’humanité, de poésie et d’émotion que nul ne saurait rester de marbre.

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi est l’histoire d’un deuil, d’une reconstruction. C’est une histoire que nous avons tous vécu, que nous avons tous expérimenté, à différentes échelle.

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, c’est une ouverture poétique sur une des épreuves les plus difficiles de la vie, une ouverture sur la poésie du trépas.

Vous l’aurez compris, ma chronique ne sera pas et n’est pas traditionnelle, parce que ce roman ne l’est pas. Il m’a touché au plus profond, m’a ému comme rarement un roman a pu m’émouvoir…

En bref, un roman puissant et poétique, à lire à tout prix.

Citations :

Il y a bien les souvenirs, mais quelqu’un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu’on y pense on a les yeux qui brûlent.

19h30, « c’est fini ». Dans l’horloge de ton coeur, la petite aiguille ne remontera plus jamais vers midi.

C’est effroyable le bruit d’un coeur qui se casse.

Ça ne s’enlève pas une maman. Laissez-moi rester ! Je vais l’opérer, en dormant contre elle, vous verrez elle va se réveiller. Le soleil entre ses doigts, vous verrez, vous verrez ! allez !

Les infirmières, les yeux recouverts de paupières, le disent, ça doit être vrai, c’est fini. Je n’ai pas réussi à tordre les horloges, je n’ai pas réussi la magie, ni l’amour ni la médecine ni rien.

Quand la montagne se dérobe et que ça y est, on part la renverse sans pouvoir se rattraper à rien, c’est le temps des choses qui s’éteignent. On se perd tout de suite. La nuit surgit en plein jour, en pleine gueule, et rien ne sera plus jamais comme avant.

Le vide, c’est grand.

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