De force – Karine Giebel

Caractéristiques :

  • Auteur – Karine Giebel
  • Éditeur – Pocket
  • Pages – 576
  • Parution – 2016
  • ISBN – 978-2266272988

4ème de couverture :

« Le temps de l’impunité est révolu. Le temps des souffrances est venu. » Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix sur lequel j’ai posé une couronne de fleurs commandée sur internet. Car moi, j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi. Que m’a-t-elle donné ? Un prénom, un toit et deux repas par jour. Je ne garderai rien, c’est décidé. A part le livret de famille qui me rappelle que j’ai vu le jour un 15 mai. De mère indigne. Et de père inconnu. Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. Je respire longuement avant d’entrer. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret au centre de la pièce. J’essuie mes larmes, je m’approche. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles. Ecrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés. Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n’a plus aucune limite. La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.

Mon avis :

Mon amour pour Karine Giebel est sans limite. Bien que cet opus fasse parti des moins appréciés de toute sa bibliographie, il n’en demeure pas un excellent roman pour autant. Le plus cocasse reste encore que ce qui a fait que j’ai aimé ce roman sont justement les raisons qui en ont poussé d’autre à le détester.

Cette raison se trouve sur plusieurs piliers, à savoir sur les personnages, mais aussi sur le rythme. Contrairement à ses autres romans, plus incisifs et bien plus rapide en terme de rythme, De force s’illustre par un rythme bien plus lent, bien plus insidieux : on est plus proche de l’évolution d’un poison dans les veines d’un malheureux que du torrent de montagne.

De même, les personnages ne sont pas construits comme à son habitude. En fait, si : ils ne sont simplement pas montrés de la manière dont elle a l’habitude de le faire. Quand habituellement, nous découvrons les personnages au travers de leurs actions et de leur passé, ici, nous découvrons les personnages au travers de leurs pensées… Et donc de leur plus grand ennemi, eux-même.

Cette manière de dépeindre un personnage en aura déstabilisé et écoeuré plus d’un, tandis que moi, je me délectais de ces tableaux psychologiques et émotionnels que nous livre l’autrice avec sa plume des plus ardentes et impitoyable : cela reste du Karine Giebel, pas un conte pour enfant.

Comme toujours, la force de Karine Giebel, en plus de résider dans sa plume, réside tout autant dans ses intrigues, toujours alambiquées, toujours horribles, toujours humaines. Son fond n’est ni plus ni moins que cela : les vices humains, dans toutes leur cruauté et leur naturel.

Les plus perspicaces de ses lecteurs auront compris dès le titre et dès les premiers chapitres de quoi il en retournait, quand d’autres auront le plaisir de découvrir l’ignominie de la nature humaine. J’ai particulièrement été sensible aux sujets abordés, mais surtout le sujet principal qu’on ne découvre qu’à la fin et qui, lorsqu’on ne l’a pas perçu, remet absolument tout le roman en question.

En bref, un thriller psychologique pur et dur comme j’aime, qui saura vous glacer et vous émouvoir.

Citations :

Aucun relevé !

Ma note : 16.5/20

  • Scénario –  3.75/4
  • Ecriture/Style – 3.5/4
  • Potentiel d’addiction – 2.25/3
  • Personnage – 1.75/2
  • Emotions – 2/2
  • Originalité/Créativité – 1.5/2
  • Suspens – 1.5/1.5
  • Humour – 0.25/1.5

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