Harry Potter et l’enfant maudit – J.K. Rowling

Caractéristiques :

  • Auteur – J.K. Rowling
  • Éditeur – Gallimard
  • Pages – 341
  • Parution – 2016
  • ISBN – 978-2075074209

4ème de couverture :

Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis :

Quel livre que celui-ci ! Aussi attendu que décrié à sa sortie, cet opus (et suite à la saga originelle) est certain celui qui est le plus détesté de toute la saga de l’autrice anglosaxone. Pour comprendre les raisons de cet échec, il faut remonter à la source.

Il faut en effet savoir que ce texte n’était jamais supposé sortir au format papier. Au départ, cette histoire, cette suite, n’était qu’une pièce de théâtre sensée être jouée uniquement au Royaume-Uni. Mais la communauté de J.K. Rowling, très virulente, n’a pas hésité à faire savoir qu’il serait bon d’avoir une version écrite du texte, particulièrement pour les fans n’habitant sur zone. J.K. Rowling est restée pendant plusieurs semaines dans le refus, avant de céder à ce fan-service. Le résultat est sans appel pour les maisons d’éditions : un succès phénoménal. En France, il sera vendu à plus de 160.000 exemplaires, quant aux USA, c’est près de 2 millions d’exemplaires qui seront écoulés.

Mais voilà, l’accueil du public a été des plus mitigés, pour ne pas dire des plus ombrageux.

Et au milieu de tout ce tumulte, des messages de haines envers l’autrice et la déception des fans, se trouve un petit hérisson qui ne sait pas trop à quel sauce il va être mangé en ouvrant le livre.

Pièce de théâtre et non pas roman, cette première donne avait déjà de quoi décevoir les fans non adepte des planches et de son genre littéraire si particulier. Moi-même, je ne suis pas friande de ce genre : pour moi, le théâtre se vit, il ne se lit pas. J’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire et dans l’ambiance, parce qu’émotionnellement parlant, le théâtre n’arrive pas à me mobiliser, et ça a été malheureusement le cas avec cet opus.

Plusieurs détails ont fait que cette pièce de théâtre a été, il faut le dire, un véritable flop au niveau du lectorat plus qu’au niveau commercial. Les personnages, si chers à nos lecteurs, sont pour la plupart dénaturés, coupés du caractère et de leurs particularités qui ont fait que nous les avons tant aimé. Hermione est distraite et absente, Ron bien trop sérieux et antipathique, et Harry, agressif et borné (il l’était déjà, mais à l’âge adulte, cela transparait plus encore, d’autant qu’il est plus présenté en tant que père qu’en tant que Survivant). Leurs enfants sont sans saveur, sans réel caractère… Comme des ombres. J’avoue avoir été déçue dans la construction des personnage, au point de me demander si c’était vraiment J.K. Rowling qui l’avait écrit, et validé auprès des scénaristes et metteurs en scène.

Enfin, l’histoire. Elle n’est pas dénuée d’intérêt, bien au contraire. Les notions de temps, de conséquences et de responsabilité sont omniprésentes et rondement mené. Mais elle ne tient pas debout. Je ne dévoilerais pas l’intrigue principale, ni la révélation finale, mais une chose est sûre : les scénaristes sont tombés sur la tête.

Ceci dit, J.K. Rowling nous offre une belle scène bien émouvante sur la fin qui a su me tirer quelques larmes.

En bref, un livre dont tout le monde attendait beaucoup, et qui, au final, résonne plus comme un torchon mouillé sur du carrelage que comme le coup de coeur que toute la communauté Potterhead attendait.

Citations :

RON – Moi, rien ne me fait peur. À part maman.

HERMIONE – […] Pour arriver à ce résultat, aucun risque n’est trop grand. Mais je suis désolée que cela te coûte si cher.

ROGUE – Il est parfois des coûts dont on doit supporter la charge

DUMBLEDORE – Harry, il n’existe pas de réponse parfaite dans ce monde d’émotions et de désordre. la perfection est hors de portée de l’espèce humaine, hors de porée de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison ; la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c’est comme respirer.

Ma note : 11.75/20

  • Scénario –  1.75/4
  • Ecriture/Style – 3/4
  • Potentiel d’addiction – 1.5/3
  • Personnage – 0.5/2
  • Emotions – 0.75/2
  • Originalité/Créativité – 1.75/2
  • Suspens – 1.5/1.5
  • Humour – 1/1.5

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