La Cabane – Philippe Leclercq

Caractéristiques :

  • Auteur – Philippe Leclercq
  • Editeur – Éditions Abordables
  • Parution – 2017
  • Pages – 250 (à préciser)
  • ISBN – 978-2-37431-060-2

4ème de couverture :

Julien et Bérénice se donnent rendez-vous chaque mardi midi dans un lieu étrange, le Dôme.

Là, dans la chambre douze qu’ils baptisent « La Cabane », le jeune homme et la prostituée s’aiment en secret.

Un amour contraint et douloureux, limité à deux heures de bonheur chaque semaine.

Jusqu’au jour où l’énigmatique Bérénice déclare à son compagnon tourmenté que leur amour va pouvoir devenir réalité, affranchie et éternelle.

Mon avis :

La Cabane fait parti de ces romans indescriptibles qui arrivent à vous toucher et à vous émouvoir, sans que vous ne puissiez dire pourquoi. 

Bien que court, ce roman vous fera voyager et vous emmènera dans un ailleurs qui est pourtant partout. Nous suivons Julien, un parisien des plus lambdas, travaillant dans un bureau des plus lambdas… Et qui pourtant, va vivre une expérience hors du commun après avoir rencontré Bérénice. 

Par son style à la fois riche et envoutant, l’auteur nous accompagne dans notre périple. Une découverte pour Julien, le mystère autour de Bérénice et du Dôme. Une découverte à la fois de l’autre et de soi, un apprentissage de l’amour et un rejet de l’égo au profit de la beauté du moment. 

La Cabane pourrait souffrir de beaucoup d’interprétations. Le danger des amours passionnés et irréfléchis/irrationnelles, une métaphore sur les dangers des drogues et alcools, une triste peinture de la perdition de l’homme moderne, capable de beaucoup pour oublier la morosité de son quotidien… On pourrait y voir de tout ça car il y a certainement de tout cela dans ce roman. Mais j’y ai plutôt vu une ode au moment présent. 

Durant toute la narration, Julien ne tend que vers le passé, ou bien vers le futur, mais n’est presque jamais dans le présent… Sauf lorsqu’il est avec Bérénice, et même dans ces moments, il n’arrive pas à vivre le présent, se privant ainsi d’un bonheur simple et pur. Il en va de même dans la seconde partie du roman : incapable de se défaire des qu’en dira-t-on, alors même qu’il a tout pour être heureux, que simplement le présent, ce don, suffirait, il est malheur. 

La Cabane est, selon moi, le récit de la résistance de l’homme et de sa peur d’être confronté à un bonheur simple ne répondant pas à des codes sociaux pré-établis.

En bref, un roman qui peut paraître simple de prime abord mais qui délivrera un message différent à chaque lecteur. Une pépite trop méconnue, en plus d’être un coup de coeur. 

Citations : 

« Leur sourire était comme l’arc-en-ciel, rare et imprévisible, qui réconcilie le soleil et la pluie et métamorphose le paysage le temps d’un instant. Bonheur précaire que seul le souvenir prolongera, magnifiera pour, enfin, le figer en une nostalgie éternelle. »

« Elle vit en lui un printemps en attente de l’été et orphelin de l’hiver, un coeur sur le point de naître. »

Ma note : 17.5/20

  • Scénario –  3.5/4
  • Ecriture/Style – 3.75/4
  • Potentiel d’addiction – 2.75/3
  • Personnage – 2/2
  • Emotions – 1.5/2
  • Originalité/Créativité – 2/2
  • Suspens – 1.5/1.5
  • Humour – 0.5/1.5

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