Quête d’ombre et de lumière (Les Récits Sélénites 1/2) – Sélène Derose

Quetes-d-ombre-et-de-lumiere_selen e-derose_Newédition-couverture.jpgCaractéristiques :

  • Auteur – Sélène Derose
  • Éditeur – Autoédition
  • Parution – 2017
  • Pages – 59
  • ISBN – 978-2956037569

4ème de couverture :

Dans « Quêtes, d’ombre et de lumière », partez loin, plongez dans un univers onirique, voyagez dans la brume, découvrez des êtres peu communs, faites des rencontres inattendues. Laissez-vous emporter au gré de ce recueil de contes qui explore la recherche de sens et le changement, voulus ou non, dans une ambiance fantastique, poétique, métaphorique.

Mon avis :

Quête d’ombre et de lumière. Un titre qui en dit long sur le contenu de ce recueil aux airs mystiques.

Composé de quatre nouvelles et d’un bonus, ce recueil centre son approche sur l’ambivalence et le contraste entre l’ombre, la noirceur, le mal, et la lumière, l’éclat, le bonheur. Que ce soit dans les nouvelles comme dans le bonus, Sélène Derose s’efforce de nous faire passer un message bien précis sur ces notions, aux travers d’histoires aussi sombres qu’humaines.

J’ai été mitigée à ma lecture des premières pages de la première nouvelle à cause du style que je ne comprenais pas. Du moins, jusqu’à ce que je repère des éléments typiques dans la narration des contes. Une fois ce constat fait, la nouvelle a été un véritable coup de coeur. C’est la plus abstraite d’entre toute, usant, comme dans les contes, de métaphore et de personnification pour porter un message fort : la lumière triomphe toujours.

La seconde nouvelle est plus un appel au bonheur. Dans sa réalisation, on peut peut-être même sentir un brin d’auto-biographie. En effet, nous suivons un homme, un écrivain, qui n’arrive plus à écrire. Chaque personne écrivant sait à quel point c’est douloureux d’avoir cette envie d’écrire, mais ne rien voir sortir. À travers le topos du songe, Sélène nous embarque dans un récit noir et étrange… avant de délivrer son message, plein d’espoir : le bonheur ne s’attend pas, il va se chercher.

La troisième nouvelle est certainement une des psychologiques, dans le sens scientifique du terme. Encore une fois, le thème de l’ombre et de la lumière sont omniprésentes. C’est la seule nouvelle qui a délivrée son message à la toute fin, alors que dans les autres, il est distillé au fil des pages. Au travers d’une belle métaphore (à la limite de la personnification une fois encore), Sélène nous montre qu’une vie sans bonheur n’en est pas une.

La quatrième, enfin, en plus d’être une ode au bonheur, et une ode à l’amour. En passant par les thèmes du manque, la maternité, le topos de la tempête, mais aussi par l’amour, Sélène arrive à nous faire passer son message de la plus belle des manières. L’amour est la lumière.

Cette nouvelle conclue à merveille le recueil. En prenant du recul, on se rend vite compte de la construction de l’ouvrage, mais aussi de son fil conducteur. Si ce dernier est bien visible et loin d’être complexe à déceler, la construction de l’ouvrage peut l’être davantage. En y regardant bien, on se rend compte qu’il y a une sorte de gradation dans le message et dans la lumière au fil du texte. Une première nouvelle pour poser le décors et expliquer avec quelles entités on va jouer, puis des nouvelles qui montent crescendo dans le contraste et le message, les deux dernières tombant dans l’extrêmement : la lumière de l’amitié, un certain type d’amour, et la lumière de l’amour.

Le bonus est un peu à part dans cette sélection, bien que lié. Une nouvelle assez courte, aux relents de pain d’épice et de chocolat chaud que je vous laisse découvrir.

Comme à son habitude, le style de Sélène est un véritable caméléon capable de s’adapter aux circonstances, mais aussi à l’espace et au temps. Alors qu’elle abordait un style bien plus droit, à la limite de l’enfantin dans son conte, elle laisse sa plume s’envoler dans la troisième nouvelle, nous plongeant dans une ambiance ancienne et Moyen-Âgeuse.

En bref, un très bon recueil aux nouvelles aussi originales que bien montées.

Citations :

Ne le soyez pas. La musique est partout et sur touts les supports si l’on sait faire preuve de créativité.


Il ne savait pas s’il s’en tirerait sain et sauf, mais il pouvait compter sur son expérience. Cette dernière lui avait enseigné qu’en chaque adulte sommeille un coeur d’enfant avec ses blessures profondément ancrées.

Ma note : 17.5/20

  • Scénario – 3.75/4
  •  Ecriture/Style – 3.75/4
  • Potentiel d’addiction – 3/3
  • Personnage – 2/2
  • Emotions – 1.5/2
  • Originalité/Créativité – 1.75/2
  • Suspens – 1.25/1.5
  • Humour – 0.5/1.5

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