Sans jamais te retourner – Tony Perraut

Capture d’écran 2018-06-29 à 17.41.24.pngCaractéristiques : 

  • Auteur – Tony Perraut
  • Editeur – Autoédité
  • Parution – 2018
  • Pages – 54
  • ISBN – 978-1980725237

4ème de couverture :

Sans jamais te retourner, tu vas vivre cette journée.
Tu vas tout donner, tout penser, tout imaginer.
C’est dans cette forêt que tu vas comprendre la solitude,
C’est dans ce bus que tu vas ouvrir ton ressenti,
Mais tu connais l’issue de cette journée,
Tu sais que demain tu ne verras pas le soleil se lever.
Alors fonce gamin, va mourir.

Mon avis : 

Compliqué de parler de cette nouvelle tant elle a pu me marquer, me parler, mais aussi marquer quelque chose d’important.

Encore une fois, Tony Perraut nous en met plein les yeux… mais d’une manière qui diffère de l’habituelle. Dans un univers bien plus réel, bien plus palpable, nous suivons un homme dans sa dernière journée sur terre.

Habituée aux rythmes assez rapides et fous qu’impose l’auteur à ses textes à ses romans, je n’ai que pu être agréablement surprise de découvrir une toute autre facette de son talent littéraire. Un personnage des plus vraisemblable, au coeur de ses pensées et de ses émotions… Une première et une troisième personne qui se confondent et se réunissent, comme pour marquer l’état de perdition de notre personnage sans nom, comme pour le rendre universel : identité perdue sur des sentiments universels… Boom. Touché, comme diraient nos voisins anglophones.

Bien que parlant du sujet très dur qu’est le suicide, Tony Perraut arrive, du haut seulement de ses vingt-et-un ans, à être d’une maturité aussi bien littéraire que mentale hors norme. À la lecture de son dernier roman, Le Cri des Papillons, j’avais senti qu’il était sur le point de passer un cap dans son écriture et son aventure littéraire. Cette nouvelle vient confirmer mes soupçons : le cap a été passé, et pas qu’un peu ! Tony Perraut vient ici, à mon sens, nous vendre de la très bonne littérature qui a mon sens, dépasse et de loin ce qu’à pu faire Stephen King : plusieurs fois j’ai tenté King, avec plusieurs romans différents, dans différents styles, mondes, époques, années de parutions… Mais je n’ai jamais réussi à terminer ne serait-ce qu’une seule nouvelle. Celle de notre Tony, je l’ai dévorée, tout comme ces romans qui ne font que très rarement long feu.

En bref… Bravo. Une nouvelle excellente qui mérite à être lue, lue et relue. Un vrai coup de coeur.

Citations :

– Maman, je veux mourir.
Si seulement elle pouvait l’entendre, le comprendre, le ressentir. Si seulement elle pouvait voir ce poids sur mon coeur lorsque je me lève, lorsque je couche, lorsque je reste toute la journée allongé dans mon lit à pleurer dans l’espoir de faire mourir mon cerveau de désolation. Si seulement je pouvais offrir à cette mère ce qu’elle a toujours voulu, un fils vivant, un fils en vie.


Tu voulais seulement t’envoler, seulement te transformer en oiseau, seulement montrer au monde que tu pouvais mourir dignement en volant, montrer aux autres que l’homme ne peut voler, mais qu’il peut, avant de mourir, avoir encore cet espoir, ce dernier espoir qui pourrait sûrement lui donner envie d’aller mieux, de lui redonner confiance en lui, mais non, la vie est là et elle te rappelle que tu n’es pas un oiseau.

Ma note : 18/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 0.25/1.5

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