Coup de coeur·Drame·Roman/Polar Noir·Thriller

Les Morsures de l’ombre – Karine Giebel

couv40602255.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Karine Giebel
  • Editeur – Pocket
  • Parution – 2007
  • Pages – 300
  • ISBN – 978-2266181365

4ème de couverture :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis :

Depuis que je suis sur la blogo, vous le savez, je suis une grande fan de Karine Giebel, et des thrillers psychologiques de manière plus générale. Je peux vous dire que c’est un coup de coeur !

Beaucoup plus court que Purgatoire des innocents, on peut se dire – naïfs que nous sommes… – qu’il sera peut être plus soft. Et bien non. Si Purgatoire des innocents tire justement sa force de sa longueur et de ce sentiment d’attente insoutenable, Les Morsures de l’ombre fait de sa brièveté sa clé de voute. Fort de seulement 300 petites pages, Karine Giebel arrive encore une fois à nous glacer le sang, de part à la fois le récit en lui même, mais aussi par son rythme.

En effet, on va suivre tout au long du roman Benoit, policier de métier, subir une séquestration. Son bourreau ? Une femme.
Les personnages, tous très complexes et complet, permettre à l’intrigue et aux sentiments de prendre beaucoup plus de place : on développe une véritable empathie pour la majorité des personnages, au point qu’il est impossible de savoir qui on déteste, qui on aime, et de qui on a pitié.
Entre lutte pour la vie, contre cette femme, mais aussi lutte contre lui-même et contre la folie qui le gagne, on se laisse emporter dans ce tourbillon de noirceur qui se déroule sur les lignes qui noircissent ces pages assassines.

Je parlais du rythme précédemment. À nouveau, Karine Giebel montre son talent en en jouant de manière extrêmement vicieuse. Un début relativement lent, posé, qui stagne même pendant un temps… Avant une brutale accélération : de 0 à 200km en moins d’une ligne. Et là, c’est le rush. Ce thriller déjà monstrueusement addictif se transforme en véritable page-turner, une course contre la montre. Mais la montre gagnera-t-elle ?

En bref, un thriller noir, puissant, captivant et intense qui ravira les adeptes du genre, et sanglera d’effroi les non initiés.

Citations :

– Si je peux… Être amputée de la moitié de soi, c’est bien plus terrible que la mort, crois-moi…


On s’habitue à tout. Ou presque. Benoît s’enfonce lentement dans une sorte de marécage vaseux. Plus on s’agite, plus vite on coule, paraît-il. Alors, il bouge le moins possible. Une technique comme une autre.


Vivre avec la peur chevillée au corps, vingt-quatre heure sur vingt-quatre, tel est son terrible sort, à présent. Le sort de tous ceux qui se retrouvent à la merci d’un autre.


Il ne s’était pas trompé. Mieux qu’une armada de caméras de surveillance : une mamie postée derrière une fenêtre !

Ma note : 18.5/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

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