Fantasy/Fantastique

L’île du destin (La Quête d’Ewilan 3/3) – Pierre Bottero

couv66177978Caractéristiques : 

  • Auteur – Pierre Bottero
  • Éditeur – Rageot
  • Parution – 2003
  • Pages – 350
  • ISBN – 978-2700238976

4ème de couverture : 

Après avoir libéré les Sentinelles, Ewilan et Salim rejoignent la Citadelle des Frontaliers avec leurs compagnons. Là, Ewilan découvre la retraite de Merwyn, le plus grand des dessinateurs. Il leur conseille de regagner l’autre monde et de convaincre Mathieu, le frère d’Ewilan, de les suivre en Gwendalavir. À leur retour, ils embarquent pour les îles Alines afin de délivrer les parents d’Ewilan, retenus par Eléa, la sentinelle traîtresse…

Mon avis :

Pierre Bottero est mon auteur favoris, beaucoup le savent, et d’autre sans doute. J’ai lu plusieurs fois ses romans, et je ne m’en lasse jamais. Et ce dernier tome de cette première saga dans le monde de Gwendalavir est un tome excellent, à la fois parce qu’il clos à merveille un premier cycle, mais aussi parce qu’il donne beaucoup d’élément annonçant l’ouverture du cycle suivant : Les Mondes d’Ewilan.

La fin du tome précédent pouvait laisser prévoir un troisième opus plat, fade, et sans réel but. Mais l’auteur arrive avec un tour de force pour exposer plus en avant une notion qu’il met très souvent à l’honneur dans tous ses romans, quels qu’ils soient : la famille. C’est donc sans surprise que l’on retrouve Camille, notre Ewilan, et sa bande, partir à la recherche des parents de cette dernière.
Toute cette recherche est mise en scène par de nombreux procédés, mais surtout, en ne s’attendant pas seulement sur la notion de famille dans le sens biologique du terme : en effet, on s’attarde aussi bien sur les liens du sang, comme sur les liens d’amitiés, et les liens qui peuvent unir un maître à son élève, un amant à sa belle, ou une mère à sa fille.

Chose habituelle, on retrouve toujours, en arrière fond, et encore plus depuis l’apparition de la soeur d’Edwin, d’une mise en avant profonde des personnages féminins. Un roman à la fois d’aventure, et féministe — loin d’être dans l’excès, c’est extrêmement subtil et c’est cela qui en fait tout son charme — de surcroit !

Ce qui est encore plus fort, c’est la pluralité de Pierre Bottero. Il arrive, en seul tome, à terminer une saga jeunesse, malgré la technicité du style, en restant jeunesse et sur une note légère, tout en abordant des sujets plus sensibles en les approfondissant plus, et en donnant des pistes pour un cycle encore postérieur — je veux bien sûr parler du Pacte des Marchombres. Dès ce tome-ci, on note l’évolution à la fois des personnages, de l’histoire, et de la manière dont sont abordés les thèmes récurrents comme l’honneur ou l’amitié.

De plus, le style reste toujours d’une virtuosité sans précédent, qui arrive toujours à trouver un fort écho en nous, à un moment où à un autre. Un rythme parfaitement maîtrisé, avec des passages d’aventure et de combat à nous en accélérer le coeur, comme des tableaux bien plus tendres et émouvant, Pierre Bottero arrive encore une fois à utiliser la palette des couleurs et des émotions humaines avec une agilité peu commune.

En bref, un troisième opus parfait pour une première saga excellente, que je recommande à tous, petits comme grands !

Citations :

Un homme se mesure au poids de ses actes, pas à la longueur de ses phrases.


– Gras ? Dépourvu de charme ? Bon sang Ewilan, on ne peut pas dire que tu mâches tes mots. Es-tu certaine d’être toujours mon amie ?
– Bien sûr, Bjorn. Si les amis ne disent pas la vérité, qui le fera à leur place ? Tu as au moins dix kilos en trop. Je te conseille de les perdre. Tu te sentiras mieux, et nous pourrons reparler de ton charme. Cela dit, même si tu devenais gros à ne plus pouvoir passer les portes, je continuerais à t’aimer. C’est ça l’amitié.


– Bjorn est un soldat, expliqua-t-elle. Avec des habitudes de soldat, un comportement de soldat, comme Maniel. Si je ne leur montre pas que je suis forte, ils vont penser que j’ai besoin d’être protégée, surveillée, dirigée. Ma liberté est en jeu Ewilan. Je ne laisserai pas de gros lourdauds la piétiner sous prétexte qu’ils débordent de bonnes intentions…
Ellana lui avait parlé comme à une adulte. Camille en fut touchée. Elle avait cependant besoin d’un autre avis et interrogea Siam du regard. La jeune frontalière entra volontiers dans la conversation.
– Depuis que j’ai ton âge, je passe mon temps à cogner sur des garçons convaincus de savoir mieux que moi ce qu’il me faut, sous prétexte que je suis une fille, exposa-t-elle. J’ai plusieurs fois été obligée de faire couleur le sang de bons copains qui n’avaient pas compris que je décide seule de ma vie.

Ma note : 19.5/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5

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