Dystopie·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion

Dissolution – Maxime Lacombe

couv67271281.jpgCaractéristiques : 

  • Auteur – Maxime Lacombe
  • Editeur – Le Panthéon 
  • Parution – 2016
  • Pages – 402
  • ISBN – 978-2754732024

4ème de couverture : 

« La vie était injuste avec Nézoni. Elle lui avait donné une maladie : un croissant autour de l’œil, des lèvres noires en guise de bouche, une larme douloureusement noire à chaque réveil. Elle lui avait donné un physique androgyne qu’il haïssait. Alors pourquoi s’acharner à la rendre meilleure ? » Nézoni Médùnki est un ange dont l’impitoyable maladie parachève sa dépression. Mélancolique, raciste et cynique, il commente ironiquement le monde pétri de religion dans lequel il vit, non sans amertume. Quelque part, son histoire continue de s’écrire : il ne se doute pas que sa vie, pourtant proche de s’éteindre, s’apprête à basculer.

Mon avis :

Très sincèrement, j’attendais beaucoup de ce roman, vendu comme une dystopie fantasy, traitant à la fois du terrorisme et de la religion, vendu comme quelque chose d’explosif et palpitant. Comment dire… Raté ?

Tout d’abord, bien que l’idée générale soit excellente, le traitement choisi est extrêmement inégal, provoquant un déséquilibre plus que notoire — assez paradoxal pour un roman qui n’a de cesse de prôner l’équilibre et la justesse —. Ce déséquilibre est principalement porté par une seule chose, malheureusement essentielle : le rythme.

En effet, on peut facilement découper ce roman en trois partie distinctes : une première de mise en place de l’intrigue, du monde, et les premières péripéties ; une seconde correspondant à une sorte de road-trip fantasy et approfondissement du monde ; et une dernière sur les dernières actions, dénouement et anticipation sur le tome suivant. Jusque là, tout semple normal. Mais non ! La première et la dernière partie ont rythme extrêmement rapide, voire même trop rapide, qui nous donne très vite une sensation d’essoufflement et d’oppression : on n’arrive pas à respirer. En balance avec cela, on a une partie centrale, la plus importante et la plus conséquente qui est d’une lenteur absolument mortelle d’ennuie. Des passages beaucoup trop long, beaucoup trop lent, et qui ne servent que trop peu à l’intrigue : plusieurs passages étaient totalement inutiles et superflus, tout en venant totalement casser la lecture. Dommage.

Mais ce qui est d’autant plus dommage, c’est le raté total du sujet principal, à savoir la dystopie.

Quand on fait une dystopie, on le fait rarement sur un sujet facile : ici, la religion. J’étais vraiment très excitée et curieuse de lire une dystopie qui pour une fois, ne se focalise pas uniquement sur le côté politique mais sur le côté religieux, un sujet pour moi encore plus délicat. Je m’attendais à de grand débat entre le Bien et le Mal, la place de la religion, son fonctionnement, ses perversités, etc. Et je n’ai rien eu de tout cela, si ce n’est des ébauches trop fines et inexploitées.

De plus, dans une dystopie, j’attends un minimum d’argumentation et de maturité de la part des personnages, mais je n’ai rien eu de tel : aucune longue argumentation. D’autant plus que notre personnage principal est d’une médiocrité sans nom : constamment dans une mentalité de victime dépressive, aucune capacité d’argumentation… Comment peut-on avoir une argumentation solide et pousser un lecteur à la réflexion quand le personnage central a la capacité réflective d’une huître ? Donner un argument, se le faire contrer, en donner un autre, se le faire contrer à nouveau, et se refermer en insultant… Non, ça ne passe pas.

Vous l’aurez facilement compris, ce livre m’a fortement déçu après m’avoir vendu des espoirs énormes à travers un résumé plus qu’alléchant.

Malgré cela, je ne peux pas retirer à ce livre son monde fabuleux, avec une mythologie extrêmement complète, travaillée et très intéressante, de même qu’une chute qui me donne espoir en le prochain tome.

En bref, un livre qui m’a déçu, mais avec une chute qui me laisse croire que ce n’était qu’une mise en bouche, et que le second tome sera bien meilleur.

Citation :

Le Désordre, c’est le dieu Mao, c’est le Mal. Mais c‘est aussi et surtout la Nature. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas plus ignoble, sans-coeur et invincible qu’elle.
Avec la Nature, c’est marche ou crève. Si tu ne fais pas ce qu’elle veut, elle te zigouille et passe à un autre. Tu vis en son sein. Donc tu dois lui obéir.

Ma note : 9.75/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 2.5/4
• Potentiel d’addiction – 0.5/3
• Personnage – 0.75/2
• Emotions – 0.25/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 0.75/1.5
• Humour – 0.25/1.5

2 réflexions au sujet de « Dissolution – Maxime Lacombe »

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