Fantasy/Fantastique·Romance

Le voleur d’ombres – Marc Lévy

couv13456151Caractéristiques : 

  • Auteur – Marc Lévy
  • Editeur – Pocket
  • Parution  – 2010
  • Pages – 292
  • ISBN – 978-2266216760

4ème de couverture : 

Et si l’adulte que vous êtes devenu rencontrait l’enfant que vous étiez ?

Enfant, il vole les ombres de ceux qu’il croise… et chacune de ces ombres lui confie un secret.
Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de ceux qu’il aime. Que faire de cet étrange pouvoir… ?
Quelques années plus tard, le  » voleur d’ombres  » est devenu étudiant en médecine… Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rendre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie ?
Et lui, sait-il où le bonheur l’attend ?
Amour d’une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s’achève… Amitié longue comme la vie… Le Voleur d’ombres est une histoire d’amour au pluriel.

Mon avis :

Depuis que vous me suivez, vous savez que j’aime beaucoup les livres de Guillaume Musso, et il y a quelques temps, je m’étais lancé dans la lecture d’un des livres de celui qu’on lui oppose toujours, à savoir Marc Lévy. J’avais beaucoup aimé ce roman (Sept jours pour une éternité), et je voulais me lancer dans un autre. Mon dévolu s’est posé sur Le voleur d’ombres. J’ai été assez déroutée, mais au final, j’ai passé un excellent moment de lecture, très posé, émotionnel et apaisant.

En effet, j’ai trouvé que le résumé vendait mal le livre, quand le sens où il provoquait une attente qui ne serait jamais satisfaite. Je m’explique. La quatrième de couverture et vraiment très aguicheuse, et en la lisant, j’ai vraiment eu l’impression qu’on allait me vendre quelque chose de palpitant, rapide, limite comme un roman d’aventure sur fond de SF. Mais ce n’est absolument pas ce qu’il y a dans ce roman, pas de la manière dont s’est vendu en tout cas.

Car Le voleur d’ombre n’est pas un roman d’aventure, mais un roman humain, ou ce que moi, j’aime appelé les romans d’une vie. De son enfance jusqu’à son âge adulte, on suit notre personnage principal, anonyme, notre voleur d’ombres. On vit avec lui ces problèmes à l’école primaire et au collège, le début de sa vie d’adulte, ses vacances, ses amours, ses espoirs, ses déceptions… Le tout sur un rythme très calme, très lent… Je pourrais facilement le comparer à une petite rivière, un ruisseau de montagne, tranquille, fluide, seulement perturbé par les coudes et les rochers.

Ce qui pour moi, fait la force de ce roman, c’est bien entendu sa puissance émotionnelle. Avec un style parfois simple, voire même enfantin, et à d’autres moments complexe et bien plus adulte, Marc Lévy utilise toutes les cordes qu’il a son arc pour nous faire plonger dans nos émotions, mais aussi dans nos propres souvenirs : comment ne pas penser à notre premier amour vain quand on voit notre héros ne pas réussir à avouer son amour au collège ? Comment ne pas penser à nos premières relations quand on voit les siennes venir ? C’est strictement impossible. Et de ce fait, l’auteur parvient à jouer avec la corde de nos sentiments avec une virtuosité élégante et puissante. Ce roman m’a beaucoup rappelé ma lecture de Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, simplement parce qu’il y a certains instants, tout à fait anodins, qui ont réussi à me tirer des larmes des yeux, simplement parce que c’était beau et profondément humain.

Vous l’aurez compris, avec ce genre de roman, c’est quitte ou double. Si vous voulez une lecture plus rythmé et punchy, ne le commencez pas. Mais si vous cherchez un livre tranquille, reposant, mais émouvant, alors foncez, vous ne serez pas déçu.

En bref, un roman assez court, émouvant et profondément humain qui saura vous en faire voir de toutes les couleurs !

Citations :

Être le plus petit de la classe, ça signifiait : nettoyer le tableau, ranger les craies, regrouper les tapis dans la salle de sport, aligner les ballons de basket sur l’étagère trop haute et, le pire du pire, devoir poser tout seul, assis en tailleur au premier rang de la photo de classe ; il n’y a aucune limite à l’humiliation quand on est à l’école.


L’amour, c’est peut-être comme une ombre, quelqu’un le piétine et part avec. Peut-être que trop de lumière, c’est dangereux pour l’amour, ou alors c’est le contraire, sans lumière, l’ombre d’un amour s’efface et finit par s’en aller.


C’est moche d’avoir à guetter un signe de quelqu’un pour se sentir heureux.


– Si tu savais, Cléa, que pour moi tu es la plus jolie fille du monde, celle dont les cris rauques effacent les ciels de grisaille, celle dont la voix sonne comme un violoncelle. Si tu savais qu’aucune fille au monde ne sait faire virevolter les cerfs-volants comme toi.
Cette phrase, je l’ai murmurée dans ton dos pour que tu ne l’entendes pas. Face à toi c’est moi qui étais devenu muet.


C’est fou ce que les adultes ont peur des mots.


Vos parents vieillissent jusqu’à un certain âge, où leur image se fige en votre mémoire. Il suffit de fermer les yeux et de penser à eux pour les voir à jamais tels qu’ils étaient, comme si l’amour qu’on leur porte avait le pouvoir d’arrêter le temps.


Mais ce sont des petits détails qui font soudain prendre vraiment conscience de la disparition de ceux qu’on a aimés. Un réveil sur une table de nuit qui continue à faire tic tac, une taie d’oreiller dépassant d’un lit défait, une photo posée sur une commode, une brosse à dents dans un verre, une théière sur le rebord d’une fenêtre de cuisine, le bec tourné vers la fenêtre pour regarder le jardin, et, sur la table, les restes d’un quatre-quarts aux pommes nappé de sirop d’érable.

Ma note : 14,75/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 2.5/3
• Personnage – 1.75/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s