Philosophie/Réflexion·Romance

Le sourire du clair de lune – Julien Arenda

couv1485845Caractéristiques : 

  • Auteur – Julien Aranda
  • Editeur – Amazon Publishing
  • Parution – 2015
  • Pages – 312
  • ISBN – 978-1503953024

4ème de couverture : 

Le jour où Paul Vertune rencontre un soldat nazi dans la clairière d’une forêt bretonne, il ne sait pas que son existence va basculer et l’entraîner dans une histoire à couper le souffle aux quatre coins de la planète. Et puis, il y a la belle Mathilde que Paul aime en secret. Comment lui avouer ses sentiments ?

Mon avis :

J’ai eu une soudaine envie de littérature générale, et ce livre là, par le mystère de son titre m’interpellait beaucoup… Alors je me suis lancée, et je n’ai pas regretté !

C’est le genre de petit livre qui au départ ne paie pas forcément beaucoup de mine, mais qui sont pleins de trésors. Le sourire du clair de lune m’a pas mal fait penser au Voleur d’ombre de Marc Lévy : à la fois très calme et plein d’action, toujours tourné vers l’intérieur, l’introspection, sur la réflexion de soi et de sa place, du bonheur, de l’amour… Le genre de livre qui vous plonge dans un état spécial entre la tristesse et la joie simple.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, ce fut cet espèce de road-trip s’étalant sur toute une vie, à la recherche d’une chimère, d’une personne, plus particulièrement.
En effet, tout commence au départ pour une jeune fille. Puis la fortune a fait que notre héros, se sentant redevable, part à la recherche de la fille d’un soldat nazi qui l’a épargné durant la guerre. Mais cette quête ne sera pas aussi simple qu’elle n’y paraît. Toute sa vie sera rythmée à la fois par les réflexions et pensées de notre héros, mais aussi par cette quête sous-jacente.

Comme dans tous livres de cet acabit, Le sourire du clair de lune est un ouvrage extrêmement puissant du point de vue des sentiments et des émotions. Il m’a fait rire, pleurer… Sur un panel différent de sujet et de circonstances. Une véritable pépite émotionnelle !
Mais surtout, j’ai trouvé le sens du titre absolument poétique et mélancolique… Mais surtout extrêmement beau, et plein de sens, qui en ravira beaucoup.

Véritable ode à l’optimiste et à l’humanité, Julien Aranda aborde une multitude de sujet : la famille, la guerre, l’amitié, les promesses, les rêves, le deuil, l’amour… Pour notre plus grand plaisir. Tout ceci, avec un style travaillé, et riche, qui nous sort un peu de notre modernité et de notre littérature simplifiée.

En bref, un roman que j’ai beaucoup aimé et qui m’a beaucoup ému, et que je conseille fortement !

Citations :

La première, se méfier des hommes et de leur soif de pouvoir maladive. La deuxième, quitte à souffrir, autant garder le sourire, ça ne mange pas de pain, comme on dit dans nos campagnes. La troisième enfin, vivre intensément, ne jamais se réfugier derrière des prétextes auxquels on ne croit qu’à moitié.


Notre physique est souvent à l’image de notre esprit. Les gens ouverts paraissent plus jeunes, les gens fermés plus vieux, comme s’il existait une corrélation entre nos organes capable de juguler inexorablement notre destin.


Du haut de mon jeune âge, je discernais déjà une connotation péjorative dans cette expression, avoir la tête dans Lalune, comme si rêver était interdit, s’émouvoir criminel.


Certains mots nous marquent au fer rouge pour le restant de nos jours. Nous concervons la trace indélébile de leurs lettres, comme un tatouage qui nous accompagne au fil du temps.


La guerre est une folie, pensais-je, qui nous entraîne vers le chaos et la mort. Elle n’est que la projection sanglante d’une âme en peine diffusant son mal-être auprès de ses semblables. Parce quand, quand tout va mal, mieux vaut détester qu’aimer, mieux vaut s’armer plutôt que d’ouvrir les bras. Et c’est là tout le tragique destin de notre espèce.


L’imaginaire peut être à double tranchant. Il nous transporte parfois dans des lieux où l’émotion est telle que nous souhaiterions y rester pour l’éternité, ou, au contraire, nous expose nos peurs les plus primitives, les plus angoissantes, sans que nous puissions arrêter cette infernale mécanique.


La véritable richesse d’un être humain n’existe que dans son coeur. Elle est impalpable, immatérielle, mais forte d’un identité.


« – L’homme est cruel, Vertune, et la vie est une chienne qui bouffe ses petits lorsqu’elle a faim. Elle ne nous fait jamais de cadeaux, elle n’est pas généreuse. Mieux vaut le comprendre assez tôt pour ne pas finir comme moi. Je n’aime pas la vie, Vertune, et la vie ne m’aime pas non plus.
– Justement, capitaine, je vous offre l’opportunité de vous réconcilier avec elle ! » m’exclamai-je.
Il retira la pipe de sa bouche et fronça les sourcils, dubitatif.
« – Me réconcilier avec elle ?
– Oui capitaine, en faisant renaître le jeune homme à l’intérieur de vous. »


À quoi bon vouloir révolutionner le monde quand on est incapable de se révolutionner soi-même ?


La disparition d’un proche est comme une petite mort, une subite fuite en avant de tous nos sens.


L’ego est le cancer de la vie, une maladie du coeur lorsqu’il n’est pas maîtrisé.

Ma note : 17.5/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

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