Contemporain·Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion

Abigail (Kaleb 2/3) – Myra Eljundir

couv5589546Caractéristiques : 

  • Auteur – Myra Eljundir
  • Editeur – Robert Laffont
  • Parution – 2013
  • Pages – 319
  • ISBN – 978-2221126837

4ème de couverture :

Le mâle dans la peau…

Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase.
Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible.
Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant.
Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Mon avis :

J’avais absolument adoré le tome 1. Tellement adoré que j’ai lu le deuxième tome (et le troisième, j’avoue) dans la foulée. Et pour ce second tome, c’est un coup de coeur !

Comme dans le premier tome, on suit Kaleb, jeune homme qui se découvre empathe et qui, à la suite d’une lutte acharnée, a fini par céder au Mal (pour notre plus grand plaisir). Mais sur sa route entravé par le réseau SENTINEL, il vient à se rapprocher d’Abigail, qui n’est pas une jeune femme comme les autres, loin de là.
En partance pour l’Islande, on découvre à travers ce tome de nouveau paysage fort rafraîchissant (en même temps, c’est tout glacé là haut…), avec une narration tout aussi endiablé et captivante.

Même si nos deux protagonistes font un peu le yo-yo entre je t’aime, moi non plus, on voit leur combat entre le Bien et le Mal, qui peut très facilement être assimilé au combat que l’on peut tous vivre au quotidien : rien n’est fatalité, tout n’est que décision et détermination. Puis cette chute, malheur ! Ce n’est pas pour rien que j’ai tout de suite enchainé avec le troisième et ultime opus de la saga !

Mais ce qui m’a certainement le plus plus dans ce tome, en plus de tout le combat entre Bien et Mal, est la place de la femme, et plus particulièrement d’Abigail. Comme je l’ai dit plus haut, elle n’est pas une jeune femme ordinaire, mais ce qu’on appelle une succube. Pour ceux qui se posent la question, une succube est un démon légendaire sous forme de femme, qui séduisent les hommes et qui, durant l’acte sexuel, aspirent leur énergie vitale jusqu’à les tuer. Bon, on a connu pire comme mort, on est bien d’accord. Sachez qu’il existe un équivalent masculin, les incubes. Tous servent la déesse Lilith, ancienne divinité mésopotamienne. Pourquoi j’aime bien cette part ? Le roman complet est posé dans un univers très masculin : un personnage principal masculin, avec un ennemi qui transpire la testostérone, à la tête d’une organisation secrète, avec des pouvoirs magiques en général plus présent chez les hommes… Et au milieu de ça, l’auteure à placer la chose que craignent le plus les hommes, leur talon d’Achille (même s’ils ne l’avoueront jamais) : le désir et le désir d’une femme. Ce qui fait l’horreur, c’est le désir, et le désir devient monstre.

Abigail a un pouvoir absolument énorme dans le roman, alors même qu’elle n’a pas forcément une personnalité aussi forte que d’autre héroïne que l’on peut croiser (comme Tris, Katniss, ou d’autres). Et plus le roman avance, plus elle prend de l’importance tant pour le personnage de Kaleb pour l’intrigue générale, avec toujours ce don et cette ambivalence entre le Bien et le Mal qui font qu’Abigail est un excellent personnage. Ce n’est pas pour rien que ce second tome porte son nom…

Vous vous doutez donc bien, vu la nature d’Abigail, qu’il y a quelques scènes explicites, très explicites même… Et assez sauvages je dois dire. Voir même, carrément sauvage. Ça change radicalement des scènes de sexe toutes mielleuse et sucrée qu’on lit parfois. C’est aussi ce qui me fait dire que cette série n’est absolument pas dédiée aux plus jeunes, mais à un public de minimum 16 ans je dirai, un public averti.

Dans ce tome-ci, on en apprend aussi beaucoup sur le Colonel, ainsi que sur son histoire, ses motivations, ses douleurs et ses pertes… Démontrant ainsi que n’importe qui, si elle est victime d’un grand malheur, peut devenir un monstre d’inhumanité. Puis qu’elle révélation !

De plus, l’aspect mystique, bien plus présent que dans le premier tome, prend une place d’autant plus importante de la prophétie est d’autant plus présente et centrale.

En bref, un deuxième tome meilleur que le premier à mon goût, extrêmement addictif et riche en émotion.

Citations :

– Parce qu’ils s’en pensent incapables. Lorsqu’ils n’étaient que de jeunes éléphanteaux et qu’ils ont été attachés ainsi, ils ont bien essayé de tirer sur la corde, d’arracher le pieu de la terre. Mais ils étaient encore trop frêles et se sont épuisés à le faire, sans résultat. Puis un jour, comprenant qu’ils ne pourraient pas se libérer, ils ont renoncé à essayer. Les années ont passé, leur corps s’est transformé, mais leur esprit est resté attaché à ce pieu, ligoté par une cordelette ridicule.
– Vous voulez dire qu’ils sont les gardiens de leur propre prison ? s’offusqua la gamine.
– Oui, Abigail, tu as compris. Et crois-moi, il n’y a pas meilleure prison que celle qu’on est persuadé d’habiter…


Parce que quand le coeur souffre, la raison et le corps prennent le relais, quitte à vous transformer en un pathétique automate.


Mais, s’il est commode, pour mieux les contrôler, de laisser croire aux hommes qu’ils détiennent la vérité, Mary Ann sait bien qu’aucune de ces lectures de la prophétie n’es la bonne…


Elle crie, serre les poings, le supplie d’arrêter, de continuer, de la laisser s’enfuir, de venir toujours plus loin, plus fort… Ils deviennent enragés, enfiévrés, de véritables bêtes sauvages prêtes à se livrer un combat d’amour à mort. Il sent la colère monter en lui, irrépressible, et en même temps qu’une excitation malsaine qui pourrait bien le tuer tant elle est intense. Elle pleure, elle rit, elle exulte comme quand on remporte une grande victoire. Plus il la possède et plus elle se sent vivante et libre, pleine d’énergie et de puissance. Il n’y a qu’une chose qui puisse faire cet effet-là à une succube : qu’un homme vraiment amoureux s’accouple avec elle…


Elle est presque nue, resplendissante avec cette chevelure rousse qui la nimbe de feu, ses yeux brillent d’un éclat impérieux. Kaleb a envie de se perdre dans son regard, de fondre en elle et se brûler. Il lui mordille le cou, le lèche, s’attarde sur ses oreilles et lui arrache des petits cris, puis prend sa bouche entre ses dents, ses lèvres et y glisse sa langue. Abigail lui rend son baiser avec une fougue incroyable, ils s’embrassent à en oublier de respirer, se dévorent enfin.
– Prends moi ! Maintenant ! ordonne-t-elle
– Tu es à moi, répond-il, en transe.

(quand je vous parlai du pouvoir d’Abigail ^^’)

Ma note : 18.25/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 0.75/1.5

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