Dystopie

Ne me touche pas (Insaisissable 1/5) – Tahereh Mafi

couv7265338Caractéristiques : 

  • Auteur – Tahereh Mafi
  • Editeur – Michel Lafon 
  • Parution – 2012
  • Pages – 373
  • ISBN – 978-2749916514

4ème de couverture : 

“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Mon avis :

On m’avait offert ce livre pour mon anniversaire, et depuis, il prenait la poussière dans ma PAL… J’ai enfin décidé de l’en sortir, et j’avoue avoir été agréablement surprise !

Cette surprise est en grande partie dûe au style de Tahereh Mafi. Extrêmement poétique et rythmé, il arrive à nous toucher avec une justesse folle. L’auteur n’hésite pas à déployer tout une palette de sentiments, d’images, et d’évocations pour faire vibrer son lecteur, sans pour autant l’ensevelir dans quelque chose de pompeux ou pire, terne. Vraiment un excellent point.

L’intrigue est, elle-aussi, assez originale. En plus d’être une base de dystopie tout ce qu’il y a de plus basique (gouvernement sans vergogne qui ment pour s’enrichir tout en se fichant de son peuple – Mais dit, c’est pas ce qu’on vit en ce moment ? – Là n’est pas le propos !), mais aussi couplé à du post-apocalyptique spécial, puisqu’il met en jeu des mutations génétiques. Un bon point, qui met cependant trop de temps à venir.

L’histoire quant à elle… Je suis un peu plus mitigée. Tout me semble un peu trop tiré par les cheveux. Sans compter que même si l’écriture est rythmée, l’histoire en elle-même est assez lente, et un peu trop centrée sur le personnage de Juliette à mon goût pour être viable ou encore avec une saveur équilibrée.

Pour ce qui est des personnages… Je suis là aussi, assez mitigée, malgré deux petits coups de coeur.

Juliette, tout d’abords. Dire que je ne l’aime pas serait faux, comme dire que je l’aime. Je la comprends parfaitement sur certains points, comme ce n’est absolument pas le cas sur d’autre. Pour être une personne de très tactile et qui a littéralement besoin d’avoir sa dose de câlin par jour (oui, oui, j’étais un bisounours dans une autre vie), je comprends parfaitement l’impression qu’a Juliette de devenir folle et de souffrir tellement elle a besoin d’un contact, que quelqu’un la touche. Mais certaine de ses crises, et son attitude générale m’a parfois un peu tapé sur les nerfs… Elle est beaucoup trop au centre de tout, ce qui fait qu’il n’y a plus assez de place pour les autres personnages.

Adam… Je ne pense pas que vous serez surpris, mais je ne le porte pas des masses dans mon coeur celui là. Trop parfait, trop gentil, trop amoureux… Trop tout pour être appréciable je trouve. Puis la manière dont il a traité un de ses amis… Mouaif non.

Warner par contre, aussi psychopathe soit-il, je l’ai bien aimé ! Déterminé et ambitieux, il est prêt à tout pour arriver à ses fins, et pour avoir Juliette.

Kendji. Qu’est-ce qu’il a pu me faire rire ! Tout chouquinou itout itout… Ouais, bon, je l’ai bien aimé.

Ce premier tome aura réussis à me faire voyager. Extrêmement addictif, il est très difficile de le lâcher. De part sa poésie omniprésente, on a l’impression d’avoir un petit nuage entre les doigts, qui nous fait viroveloté, les mots nous transportant là où ils le veulent. C’est vraiment l’impression que j’ai eu.

Mais malgré cela, entre un personnage principal bien trop présent ne laissant pas de place aux autres personnages, et une intrigue qui finit par tourner en rond jusqu’au dernier quart du texte font que ce livre n’a pas été un coup de coeur. J’en attends beaucoup du second tome qui, je le pense, sera meilleur que le premier !

En bref, un livre envoûtant et poétique au goût de dystopie qui en ravira plus d’un !

Citations :

Les gouttes de pluie, c’est la seule chose qui me rappelle que les nuages ont un coeur qui palpite.


– Qu’est-ce que t’écris ?
Ces mots sont du vomi.
Ce stylo est mon tube digestif.
Cette feuille de papier est ma cuvette en porcelaine.


Mes yeux sont deux pickpockets professionnels qui volent tout pour l’emmagasiner dans mon esprit.


Pour étudier les gens, les liens, les occasions. Il me suffisait d’ouvrir les yeux. Il me suffisait d’ouvrir un livre… de voir les histoires transpirer de page en page. De voir les souvenirs gravés sur le papier.


J’ai passé ma vie coincée entre les pages des bouquins. En l’absence de relations humaines. J’ai noué des liens avec des personnages de papier. J’ai connu l’amour et la perte de l’être aimé au fil de petites histoires entremêlées dans la grande, j’ai vécu l’adolescence par association d’idées. […] Je suis constituée de lettres, un personnage créé par des phrases, un produit de l’imagination forgé par la lecture de romans.

C’est l’histoooiiiire de ma viiiiieeeee ! 


– La vie est un endroit sinistre, murmure-t-il. Parfois, tu dois apprendre à tirer le premier.

Ma note : 16.25/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 1.25/2
• Emotions – 1.75/2
• Originalité/Créativité – 1.25/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 0.5/1.5

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