Contemporain·Fantasy/Fantastique

Kaleb (Kaleb 1/3) -Myra Eljundir

couv69823009Caractéristiques : 

  • Auteur – Myra Eljundir
  • Editeur – Robert Laffont
  • Parution – 2012
  • Pages – 442
  • ISBN – 978-2221126820

4ème de couverture : 

C’est si bon d’être mauvais.

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller?

Mon avis :

Ce livre est dans quasiment toutes les bibliothèques que je vois, mais les avis sont divers et variés. Adoré par certains et complètement enterré par d’autres, j’étais très curieuse de découvrir cette saga. Alors je me suis lancée, et… Et bah j’ai adoré.

Le style de Myra Eljundir est très particulier, tout simplement parce qu’il arrive à être très moderne, assez oral parfois, et être à la fois extrêmement riche et littéraire, presque poétique parfois. C’est un mélange très agréable, qui m’a plus d’une fois fait penser au style de Pierre Bottero. Très axé sur les sentiments et sur le personnage de Kaleb, on est plongé directement dans ses ressentis, au point de parfois ressentir ses excès de rage et de haine. C’est très puissant, surtout pour quelqu’un comme moi qui s’investi à 300% émotionnellement parlant dans ses lectures.

L’intrigue évolue au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, et évolue en bien ! Au départ, on est sur une base de YA avec un ados différent des autres à qui il arrive quelque chose de spécial, à quelque chose de bien plus mature et bien plus adulte : un thriller psychologique, trash et cru, qui n’hésite pas à montrer des scènes de torture parfois, tant physique que psychologique.

L’histoire suit bien entendu l’évolution que lui impose l’intrigue. Un début que je qualifierai de typique pour un roman YA, pour filer sur quelque chose de plus adulte. J’ai personnellement du mal à ranger ce livre (et la saga complète d’ailleurs) dans du YA, étant donné que je le classerai plus dans du adulte, bien que certains passages font plus teen.

Pour ce qui est des personnages, ils sont tous très charismatiques, et ne cessent d’évoluer.

Kaleb, tout d’abords. On le voit passer d’adolescent lamba, à empathe dénué d’humanité. Mais il lutte. Il sombre, mais il lutte. C’est un combat extrêmement intéressant à voir, d’autant plus que le combattant est loin d’être idiot.

Le commandant… Brrrrr j’ai des sueurs froides rien que de repenser à lui ! Vil, méchant, manipulateur… Il a tout pour être un vrai méchant ! Mais il est loin d’être entièrement noir… Certaines choses, que l’on apprend au fur et à mesure, nous montre qu’au final, il n’est qu’un homme qui souffre et qui est aveuglé par sa vengeance.

En bref, un livre explosif qui m’a donné bien plus que ce que je n’attendais de lui ! Une très agréable surprise, très addictive !

Citations :

Peut-être parce que le mal est toujours plus fort que le bien ; parce que la haine est le sentiment le plus pur qui soit, le plus durable… quand l’amour est souvent conditionnel et susceptible de s’éteindre ?


Le plaisir, il ne peut pas se le permettre. Trop dangereux. Le plaisir amorce une forme de relâchement : on baisse la garde quelques instants et tout peut basculer.


On ne lutte pas contre sa nature.


Jusqu’ici, elle avait tendance à idéaliser la mort, à la voir comme un acte héroïque, de sacrifice, d’honneur. La bravoure, c’est facile, tant que ça reste de la théorie. Mais c’est une autre paire de manches quand l’idée de sa propre fin devient concrète. Ça fait peur, c’est révoltant. Personne n’a envie de mourir.


Il hurla, suffoqua, supplia, s’assécha sous mon regard indifférent. Je le fis souffrir longuement, et son agonie me procura un plaisir si intense que je crus que nous allions mourir ensemble. Le Bien et le Mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeux qui s’épanouissent différement. Le Bien peut aussi devenir le Mal.

Ma note : 18/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

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