Dystopie·Romance·SF

Forget Tomorrow (Forget Tomorrow 1/2) – Pintip Dunn

couv42446549-1Caractéristiques : 

  • Auteur – Pintip Dunn
  • Editeur – Lumen
  • Parution – 2016
  • Pages – 430
  • ISBN – 978-2371020641

4ème de couverture : 

Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi !

Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau… Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse.

Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune sœur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin.

Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

Mon avis :

Ce livre, je l’avais déjà repéré quelques mois avant sa sortie, pour sa couverture absolument sublime et son résumé plus qu’accrocheur. Alors au Salon du Livre, quand je l’ai vu sur l’étallage, je n’ai pas hésité, et j’ai foncé… Et beaucoup aimé !

Le style de Pintip Dunn est extrêmement particulier, car très fluide et assez riche. Puis… Il y a ce petit quelque chose, que l’on sent, que l’on ressent, mais qu’on est incapable de nommer. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’arrive à faire Pierre Bottero, mais c’est dans la même veine. L’auteur joue aussi beaucoup avec le rythme, et n’hésite pas à souvent en changer. C’est assez surprenant et déroutant, mais agréable après coup.

L’intrigue même de l’histoire repose, une fois encore, sur de la dystopie. On en fait un peu une overdose en ce moment, mais cette fois-ci, elle n’est pas du tout abordé de la même manière que dans d’autre ouvrage, dans le sens où cette fois, nos héros se battent à la fois contre un régime véreux, mais à la fois contre une entitée abstraite : le Destin. Immédiatement, j’ai pensé aux Moires. Et le traitement de cette donnée et de cette lutte contre le Destin est extrêmement bien menée, très subtile et puissante à fois, donnant à l’oeuvre globale une dimension supplémentaire qui fait défaut aux autres romans du même genre.

L’histoire est quant à elle, assez originale, dans le sens où son rythme change beaucoup entre les chapitres, et dans les chapitres eux-mêmes. Mais globalement, on peut diviser le livre en trois parties : le début, le milieu, et la fin. Très original n’est-ce pas ? Pourquoi ce découpage ? Tout simplement parce que comparé au milieu du roman – malgré quelques accélérations – à tendance plus lente, le début et la fin ont un rythme bien plus rapide.
Ce qui peut être assez gênant, parfois, je l’avoue. Certains passages manquent un peu trop de punch et d’énergie, pour ne pas créer de baisse de régime.

Pour ce qui est des personnages, j’avoue être assez mitigée.

Callie tout à d’abords. Autant elle est pleine de force, de courage, et de détermination pour sauver sa soeur, aider la communauté… Mais autant parfois, un bon coup de pied là où je pense ne serait pas de trop !

Logan… C’est la même chose. J’aurais très bien pu avoir un crush de lectrice pour lui si son seul but n’était pas d’autant plaire à son frère pour se faire pardonner. Ça frôle le pathétique parfois.

C’est exactement la même chose pour tous les autres personnages, qui inspirent pour la grande majorité plus la pitié que l’affection.

Comment parler de ce livre sans prévenir que vos émotions feront le yoyo ? Un véritable ascenceur émotionnel !

En bref, un très bon roman qui se lit vite et sans possibilité de le poser avant la fin ! Dommage que les personnages ne soient pas plus attachants…

Citations :

Ce n’est pas facile de se battre contre le Destin. Ça demande une volonté et une force hors du commun. Mais c’est possible.


C’est dans la variété que l’on trouve tous les arômes de la vie.


Le temps efface la douleur, mais pas les blessures. Pas tout à fait.


Je pensais que dans ce monde, rien ne pouvait vaincre l’amour. À présent, je sais qu’il existe des forces supérieures.


Mais je sais que les larmes sont comme l’eau qui goutte dans une grotte. Elles semblent insignifiantes, et pourtant, au fil des ans, la douleur qu’elles expriment vous change en pierre, aussi sûrement que les gouttes créent les stalactites.


Qu’est-ce qu’une vie où tu redoutes ton futur à chaque instant ? Ce n’est pas ce que j’appelle vivre !

Ma note : 16.25/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3.25/4
• Potentiel d’addiction – 2.5/3
• Personnage – 1.25/2
• Emotions – 1.75/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5

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