Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Philosophie/Réflexion

Ellana, l’envol (Le Pacte des Marchombres 2/3) – Pierre Bottero

couv30923691Caractéristiques : 

  • Auteur – Pierre Bottero
  • Editeur – Rageot 
  • Parution – 2008
  • Pages – 480
  • ISBN – 978-2700250992

4ème de couverture : 

Encore apprentie marchombre, Ellana est chargée par son maître Jilano d’escorter une caravane au chargement précieux et mystérieux. Mais au fil de ses rencontres, Ellana peine à identifier ses véritables ennemis, la Voie tend à se dérober devant elle et les choix qui engagent sa loyauté et ses sentiments se révèlent périlleux. Lorsqu’elle retrouve Nillem près du lac Chen, elle découvre les nouvelles attaches du séduisant marchombre ainsi qu’une étrange Prophétie qui les lie et les sépare à la fois…

Mon avis :

Vous connaissez mon amour pour cette série… Deuxième tome, certainement le meilleur de cette saga, m’a encore une fois, laissé pantelante d’émotions : un coup de coeur.

Le style de Pierre Bottero ne diffère pas beaucoup de celui du premier tome. Toujours aussi poétique, riche, et émotionnellement fort.

L’intrigue est, comme dans le précédent tome, une quête de soi-même et de la liberté, avant tout. À cela prêt qu’Ellana est cette fois plus âgée, et est confrontée à bien d’autres problèmes.

L’histoire quant à elle, est excellente. En plus de suivre Ellana sur la voie des marchombres, on la suit suivant sa propre voie. Ses doutes, ses peurs, ses émotions… Tout un ensemble qui fait qu’il est impossible de lâcher ce livre !

Les personnages sont tout aussi exceptionnels, et encore plus profonds que dans le premier tome.

Ellana est fidèle à elle-même, mais elle a grandit. Ses pensées et actions ne sont plus celles d’une jeune adolescente, mais d’une femme, de plus en plus forte, et qui – il faut dire ce qui est – en impose un max.

Jilano est toujours le même, à ceci prêt que l’on arrive un peu plus à percevoir le lien qu’il a avec Ellana, ainsi que les émotions qu’il ressent pour elle. La carapace du grand sage se fend un peu, pour notre plus grand bonheur !

Nillem quant à lui… Reste Nillem. Insupportable par sa volonté de toujours vouloir être le meilleur, jusqu’au final, où on lui mettrait bien volontier une paire de claques – voire plus -.

Ce qui rend ce tome unique et puissant, c’est la palette d’émotion et d’enseignement que l’auteur arrive à faire passer.
On passe du rire à l’inquiétude, de la joie à la tristesse, d’une alégresse énorme à une boule d’angoisse en un temps records.
Comme Ellana suit sa voie, accompagnée de Jilano, nous avons droit nous aussi à certaines leçons du maître marchombre… Leçon qui ont réussis à me toucher au plus profond, au point que certaines sont devenues des règles de vies pour moi. Tout le monde je pense, en lisant cette saga, en ressortira grandi.

En bref, un second tome excellentissime, émouvant et plaisant à souhait, à lire à tout prix !

Citations :

Les mots sont des armes, les mots sont des dons, les mots ne se gaspillent pas.


– La valeurs n’attend pas obligatoirement le nombre d’années.


Flamme intérieure
Qui illumine
Et protège.


Comme un vent irrésistible
La vie suit ses courbes invisibles et file
Vers l’avant.


– La liberté n’induit pas l’égoïsme et il n’y a pas d’homme plus libre que celui qui agit parce qu’il pense ses actes justes.


Certaines expériences doivent être vécues, et non racontées, pour que la courbe soit harmonieuse.


La douleur infini de celui qui reste,
Comme un pâle reflet de l’infini voyage
Qui attend celui qui part.


– Le doute est une force, lui dit-il. Une vraie et belle force. Veille simplement à ce qu’elle te pousse toujours en avant.


Surprise par le plaisir qu’elle éprouvait à retrouver la civilisation, Ellana songea que si l’harmonie d’un être résidait dans son équilibre, cet équilibre ne se réduisait pas à des capacités physiques ou mentales. On le retrouvait partout. Dans sa façon de vivre sa relation aux autres, de voyager, de dormir, de manger, ou, pourquoi pas, d’aimer.


Accorder sa confiance revenait-il donc toujours à offrir son dos au poignard ?


– La vérité ?
– La mort est inévitable mais elle n’est jamais juste.


– Faut-il absolument voir les choses pour qu’elles existent ?
[…]
– Non, dit-elle finalement. Doudou ne m’a pas attendue pour exister. D’un autre côté…
– Oui ?
– D’un autre côté, c’est parce qu’on y croit que certaines choses finissent pas exister.


– Tu es libre, Ellana, et cela crée comme une lumière autour de toi. Les hommes ne s’y trompent pas et cherchent à te capturer pour s’approprier cette lumière. Parce qu’ils croient, à tort, qu’elle les éclairera, parce qu’ils sont incapables de la trouver en eux et ne supportent par l’idée de vivre dans l’ombre, parce que le réflexe de celui qui est cloué au sol a toujours été de tuer celui qui sait voler.
– Personne ne cherche à me tuer. Du moins, pas ces hommes-là.
– Leur désir que tu les suives revient au même. Éblouis par tes ailes et puisqu’ils sont inaptes au vol, ils rêvent que tu les sacrifies pour eux.
– N’est-ce pas l’amour qui exige cela ?
Jilano secoua la tête.
– Absolument pas, Ellana. L’amour consiste à ouvrir des portes et des fenêtres, pas à bâtir des prisons.


La voie de l’ombre
Et du silence
Vers la lumière.

Ma note : 19.75/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 1/1.5
• Bonus « Leçon de vie » : +0.75pt

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