Contemporain·Drame·Jeunesse

La vérité sur Alice – Jennifer Mathieu

couv34766516Caractéristiques : 

  • Auteur – Jennifer Mathieu
  • Editeur – PKJ
  • Parution – 2016
  • Pages – 204
  • ISBN – 978-2266262781

4ème de couverture : 

« Les gens ne deviennent pas méchants et vicieux du jour au lendemain. Mais laissez leur un temps d’adaptation, et ils seront capables du pire. »
Au lycée de Healy, la vérité est une question de point de vue. Alice Franklin est une trainée. Tout le monde le sait. C’est forcément vrai puisque c’est écrit partout sur les murs des toilettes. On dit qu’elle a couché avec deux garçons d’affilée et qu’elle a provoqué la mort de l’un d’entre eux.
Tout le monde a sa vérité sur Alice : son ancienne meilleure amie, l’entourage de la victime, son admirateur secret…
Quelle sera la votre ?

Mon avis :

Sujet d’une lecture commune avec Anissa de Share Some Words, j’ai apprécié ma lecture, malgré une fin que j’ai trouvé décevante…

Le style de Jennifer Mathieu est extrêmement particulier. Très oral et peu fourni en figure de style, il a l’avantage d’être très fluide, et extrêmement personnel. En effet, dans ce livre, on va suivre en point de vue interne plusieurs personnages, et à travers le style de l’auteur, on arrive de suite à savoir qui parle, et quel est son tempérament, son caractère. C’est extrêmement fort je trouve, peu d’auteur en sont capables ! Malheureusement, le style est bien trop oral à mon goût, même si le rendu est au final une réussite.

L’intrigue est banale, mais très bien menée : un fond de mystère sur des couches de doutes sur une vérité présumée et suspectée. On est pile dans une intrigue de roman pour adolescents !

L’histoire… Bon sang. Dès la fin du premier chapitre, j’ai pense « Bon sang, que c’est malsain. Arf que c’est malsain ! ». Car en effet, qu’est-ce qui se passe vraiment dans La vérité sur Alice ? On suit une rumeur qui vise Alice, lycéenne… À travers les yeux d’autres lycéens (très stéréotypés d’ailleurs). La fille méga populaire. Son ancienne meilleure amie. Le sportif. L’outsider. À aucun moment, on a son point de vue à elle. Sa version. La vérité. On suit la rumeur, et les crasses qui arrivent par la suite. C’est malsaaaaaiiiiiinnnn !!!

Les personnages sont certainement le gros moins de ce roman car beaucoup trop stéréotypés.

Elaine pourrait être rapprochée de la cagole, la pouffe superficielle et cruche au possible.

Kelsie, la fille qui parce qu’elle a été mise de côté par le passé, va jusqu’à perdre ses valeurs pour être populaire.

Josh, le sportif de base, qui boit de la bière. Bien que ce personnage est plus complexe que les autres, car je pense qu’il a un petit secret dont lui-même n’a pas encore conscience.

Brandon, le stéréotype du sportif super bien fait, qui couche un peu tout ce qui bouge.

Kurt, l’outsider bon en maths.

Au final, à la fin du roman, on en sait très peu sur Alice elle-même.

Le développement de l’histoire est en lui-même bon et intéressant, tout comme le message que véhicule le livre : opprimé du monde, tout fini par s’arranger. Sauf que c’est là le hic pour moi.
Au vu du contenu, de l’histoire, des réactions… La fin fait tâche. Je sais qu’on est dans du jeunesse, et qu’un des codes de la jeunesse est de faire « gagner » les « gentils ». Mais là… Ça fait plus à côté de la plaque qu’autre chose. C’est vraiment dommage, car ce livre aurait pu être explosif et ouvrir les yeux à beaucoup s’il y avait eu une autre fin.

En bref, un livre qui perd en valeur à cause d’une fin à côté de la plaque et des personnages trop stéréotypé, mais qui est original par sa mise en forme et son contenu.

Citations :

C’est comme quand on a lu Le Journal d’Anne Frank, en cinquième. Je suis persuadée que, si j’avais vécu la guerre, j’aurais été nazie, parce que je n’aurais pas eu le courage d’être autre chose. Parce que j’aurais eu trop peur d’aller à contre-courant.

Kelsie


Mais je crois que les gens avaient besoin d’avoir l’impression, je ne sais pas… qu’on se serrait toujours les coudes.
Alors, ensemble, on s’en est pris à Alice Franklin. Une moins que rien. Une garce. Une meurtrière.

Elaine


Je compris alors que je ne pouvais pas mettre une date de péremption sur ma douleur, que ça ne fonctionnait pas comme ça.

Kelsie


Alors, j’ai utilisé mes dons de comédienne et je me suis lancée : « Il faut que je vous dise quelque chose. À propos d’Alice. »
Mentir et initier les Toilettes de la Honte n’est pas quelque chose que la Kelsie de Flint aurait osé faire.
Je crois que c’est pour ça que moi, je l’ai fait.

Kelsie


Les gens ne deviennent pas méchants et vicieux du jour au lendemain. Mais laissez leur un temps d’adaptation, et ils seront capables du pire.

Alice

Ma note : 14/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 2.5/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 0.5/2
• Emotions – 1.5/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 0.25/1.5

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