Coup de coeur·Fantasy/Fantastique·Romance

Crimson Bound – Rosamund Hodge

couv58934564Caractéristiques : 

  • Auteur – Rosamund Hodge
  • Editeur – Balzer + Bray
  • Parution – 2015
  • Pages – 448
  • ISBN – 978-0062224774

4ème de couverture : 

When Rachelle was fifteen she was good—apprenticed to her aunt and in training to protect her village from dark magic. But she was also reckless—straying from the forest path in search of a way to free her world from the threat of eternal darkness. After an illicit meeting goes dreadfully wrong, Rachelle is forced to make a terrible choice that binds her to the very evil she had hoped to defeat.

Three years later, Rachelle has given her life to serving the realm, fighting deadly creatures in a vain effort to atone. When the king orders her to guard his son Armand—the man she hates most—Rachelle forces Armand to help her hunt for the legendary sword that might save their world. Together, they navigate the opulent world of the courtly elite, where beauty and power reign and no one can be trusted. And as the two become unexpected allies, they discover far-reaching conspiracies, hidden magic . . . and a love that may be their undoing. Within a palace built on unbelievable wealth and dangerous secrets, can Rachelle discover the truth and stop the fall of endless night ?

Mon avis : 

Sujet d’un Live Show avec Steven’s Books et Lecture Rousse, j’ai été totalement conquise et comblée par cette perle ! Il s’agit d’une lecture VO.

Le style de l’auteur change radicalement avec ce que j’avais l’habitude de lire (et le fait qu’il soit en anglais ne change rien). Comparé à des auteurs français par exemple dans un même genre, j’ai trouvé le style de Rosamund Hodge bien plus rythmé, addictif voire même violent et brutal, sans pour autant être extrêmement riche ou employer un vocabulaire digne de la cours de Sa Majesté. Il arrive à merveille à retranscrire les émotions de notre personnage principal, mais aussi – et surtout – l’ambiance noire et oppressante, étant alors en parfaite adéquation avec ce qu’il se passe dans le livre. C’est tout bonnement énorme ! Il me fait un peu penser au style de Pierre Bottero…

L’intrigue de l’histoire reste somme de tout basique, pourrait se résumer à la ré-écriture du conte du Petit Chaperon Rouge. Personnellement, j’ai vu quelques clins d’oeil, mais de là à dire que c’est une ré-écriture il y a un pas… Car plus on avance dans l’histoire, et plus on se rend compte que Rachelle pourrait porter tous les rôles : à la fois le Chaperon, le Loup et le Chasseur. Je vous laisserai en juger !
Ajouté à cette intrigue de ré-écriture, on a une intrigue plutôt axée « quête héroïque » je dirai (avec la recherche d’un artefact), ainsi qu’une intrigue romantique, avec, certes, un triangle amoureux, mais qui est bien loin d’être niais comme les autres que l’on a pu avoir dans d’autres romans.

L’histoire… MamamaMAAAAAAAAAAAA !!! Poignante, palpitante, pleine de rebondissement et de suspens… Un véritable régal ! Pas une seule fois je me suis ennuyée, bien au contraire ! Les pages se tournaient sans même que je m’en rende compte.

Les personnages sont… Soupirs. Majestueux.

Rachelle. Pour une fois, on a un personnage ouvertement torturé, mais qui ne se morfond pas à longueur de journée, bien au contraire. Rachelle, c’est une battante. Elle est badass, faut dire ce qui est. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle est déterminée, elle a un caractère de feu… Un personnage féminin comme on aime, insoumis et fort, bien que sa tendance à s’appitoyer sur elle-même et sur son erreur passée à chaque moment de faiblesse m’a un peu agacée au bout d’un certain temps…

Armand. Bon, j’ai eu un peu plus de mal avec lui. Il aura beau avoir son côté sombre, ses douleurs et ses peines, je l’ai trouvé beaucoup trop… Cliché et dénué de saveur je dirai, comparé aux autres personnages. Personnage très agréable oui, mais ce n’est pas mon préféré.

Erec… Je suis littéralement tombée amoureuse de ce personnage, malgré son énorme part d’ombre. Taquin, joueur, mystérieux… Dangereux. Ah… Cela faisait un long moment que je n’avais pas eu un tel crush de lectrice, mais là, je suis sous le charme… Un personnage aussi étonnant qu’émouvant. Il a fait battre mon petit coeur…

Amélie… Tellement de pureté et de gentilesse dans ce personnage… Tellement d’innocence dans cet univers impitoyable. Ça réchauffe le coeur, et elle apporte une bouffée d’air frais, un rayon de lumière dans cette noirceur…

Pour ce qui est du niveau de langue, il est amplement compréhensible et accessible pour toute personne ayant un niveau correct en anglais. Certains passages risques d’être un peu plus ardus à cause du vocabulaire spécifique employé, dans l’ensemble, c’est très accessible.

En bref, vous l’aurez compris, c’est un coup de coeur énorme ! Lisez ce livre, je vous en prie. Vous ne serez pas déçus !

Citations :

« Little girl, » he said, « what path are you taking ? »
« The path of needles, » she whispered. « Not the path of pins. »

« Petite fille, » dit-il, « quel chemin prends-tu ? »
« Le chemin des bougies, » murmura-t-elle. « Non pas le chemin des épingles. »


« You can kill me, but you can’t hunt me. »
He laughed. « Maybe I won’t. What’s your name, little girl ? »
« Rachelle, » she said. « What’s yours ? »
« Nothing safe for you to hear. »

« Tu peux me tuer, mais tu ne peux pas me chasser. »
Il rigola. « Peut-être que je ne le ferai pas. Quel est-ton nom, petite fille ? »
« Rachelle, » dit-elle. « Quel est le tient ? »
« Rien de bon que tu ne puisses entendre. »


And now he was smirking at her. « I don’t think I’ve ever redered you speechless before. »
She wanted to slap his face. She had told him never to kiss her again. She also wanted to forget what she’d said and pull him close for another kiss. But either reaction would amuse him. That was the problem with Erec : everything was always a game to him, and he always won.

Et maintenant il la regarda, un sourire suffisant sur les lèvres. « Je ne pense pas t’avoir laisser une fois auparavant laissée sans voix. »
Elle voulait le gifler. Elle lui avait dit de ne jamais l’embrasser à nouveau. Elle voulait aussi oublier ce qu’elle lui avait dit et l’attirer plus près pour un autre baiser. Mais chacunes des réactions l’amuserait. C’était le problème avec Erec : tout était toujours un jeu pour lui, et il gagnait à chaque fois.


Or this could be the night that she finally did something stupid enough to kill herself. And then she would still be free.

Ou cela pouvait être la nuit où elle faisait finalement quelque chose d’assez stupide pour se tuer. Et elle serait tout de même libre.


Rachelle gave him her most balefully blank look « I’m a murderer. Do you really think you ought to upset me ? »
« But that’s what makes you exciting. Will she kiss me or will she kill me – I think every man secretly wants to play that game. »

Rachelle lui lança son regard le plus menaçant « Je suis un assassin. Penses-tu réellement qu’il soit judicieux de me mettre en colère ? »
« Mais c’est ce qui te rend excitante. M’embrassera-t-elle ou me tuera-t-elle – Je pense que chaque homme veut secrètement jouer à ce jeu. »


And then she felt it again : the sudden, sharp awareness of wanting to touch him, of the space between them as an open wound, of her own body being jumbled and awkward and far to separate when she could be pressed against him, waist to waist and chin to shoulder and her finger sliding into that pale brown hair –
Her face was hot. She took a step back, thinking, He isn’t yours. He will never be yours. He will never, ever want to.

Et alors elle le ressenti à nouveau : la soudaine, brutale conscience de l’envie de le toucher, de l’espace entre eux comme une plaie ouverte, de son corps étant confus et maladroit et loin de se séparer quand elle pourrait être pressée contre lui, taille contre taille, menton contre épaule et ses doigts glissant dans ces pâles cheveux bruns.
Son visage était chaud. Elle recula, pensant, Il n’est pas tient. Il ne sera jamais tient. Il ne le voudra jamais, au grand jamais.


« I only mean that it’s the oldest law we know. Life, and desiring it. »

« Je dis simplement que c’est la plus vieille loi que nous connaissons. La vie, et la désirer. »


« I have bloodbound grace and speed, » she said. « But it’s all for fighting. »
« You seemed to dance pretty well. »
« That was with Erec. That counts as fighting. »

« J’ai la grace et la vitesse des Liés, » dit-elle. « Mais seulement en combat. »
« Tu sembles danser plutôt bien. »
« C’était avec Erec. Ça compte comme un combat. »


« Might-have-beens are for poets. What matters is, you chose me. And I have chosen you to rule beside me. »

« Les Aurait-pu-être sont pour les poètes. Ce qui compte est que tu m’as choisi. Et je t’ai choisi pour régner à mes côtés. »


But it is not the end.
It is not the end because even death is not the end of fighting.

Mais ce n’est pas la fin.
Ce n’est pas la fin car même la mort n’est pas la fin du combat.

Ma note : 19.5/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.25/1.5

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