Drame

Un domestique – Jonathan Itier

capture-decran-2015-11-28-a-11_fotorCaractéristiques : 

  • Auteur – Jonathan Itier
  • Editeur – L’Arlésienne
  • Parution – 2015
  • Pages – 21
  • ISBN – B01CDJ5QZY

4ème de couverture :

Le verdict concernant la mort des Ericson est tombé : c’est leur fille, Hélène, qui a sauvagement assassiné ses parents avant de mettre le feu au domaine familial. Du moins, c’est ce que raconte la version officielle… Et si la mort des Ericson était bien plus lugubre que ce que l’on croyait ?

Mon avis :

Je remercie de nouveau les éditions de L’Arlésienne pour cet envoie, de très grande qualité !

Le style est, je trouve, magnifique. Riche, fluide, très agréable. Il arrive aussi à créer toute une ambiance assez lugubre et noire autour de cette histoire, loin d’être banale. Un style qui est empreint de mystère, qui ne donne qu’une seule envie : lire la suite.

L’intrigue est très sympathique, même si ce n’est peut être pas le mot le plus adapté. Pour une fois, on sort un peu des terrains connus. Une personne est accusé, et nous avons la version du vrai coupable, nous avons la vérité. J’ai trouvé le concept absolument génial et très prenant.

L’histoire est noire. On ne suit pas l’histoire à travers les yeux de quelqu’un, mais c’est un personnage qui nous raconte l’histoire, sous la forme d’un aveux poignant et qui sort de l’ordinaire.

Il y a très peu de personnages, mais le peu qu’il y a sont très distinctifs.

Le domestique, dont on ignore le nom, est celui qui nous narre l’histoire. Paradoxalement, ce n’est pas le personnage que l’on connait le mieux, alors que c’est lui le personnage principal, en quelque sorte.  Il nous apparaît comme quelqu’un de déterminé.

Hélène, elle, apparaît rarement, mais on en a l’image d’une jeune femme inocente et sensible.

Il n’y a que le père de cette dernière que l’on connait le plus. Froid, et facilement influençable, c’est lui qui cause la perte de sa famille.

Malgré un style très agréable, il arrive que certains passages soient un peu flous, et que les divagations du domestique prennent le pas sur le l’histoire. Moralité, on a parfois du mal à savoir où on en est (mais cela reste très léger et sur une ou deux scènes gros maximum). Autre défaut : il est beaucoup trop court à mon goût ! Je ressors assez frustrée de cette lecture… J’en aurais bien voulu un peu plus. Pouvoir rester dans le monde et me laisser bercer par la plume de Jonathan Itier un peu plus longtemps.

Citations :

Par la confession, cette lettre n’a d’autre but que de libérer son auteur d’un secret qu’il estime aussi criminel que tous les meurtres de la terre.


Le montant d’une solde reflète moins la considération d’un travail que la philosophie de celui qui la délivre.


L’argent n’est pas matière inerte, passive, qui s’interpose entre un achat et une vente. Il est hanté par celui qui le détient, et il finit par posséder celui l’obtient.


Seul l’argent nous demeure à tous, comme une malédiction des temps très anciens, frappant la naissance de chaque être comme un destin obscur.

Ma note : 15,5/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 1/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.25/1.5

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