Coup de coeur·Dystopie·Fantasy/Fantastique

Une braise sous la cendre (Une braise sous la cendre 1/?) – Sabaa Tahir

couv36329287-pngCaractéristiques : 

  • Auteur – Sabaa Tahir 
  • Editeur – PKJ
  • Parution – 2015
  • Pages – 523
  • ISBN – 978-2266254342

4ème de couverture : 

Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. »

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

Mon avis :

Après tant de temps, je l’ai enfin lu… Wahou. Un gros coup de coeur !

Le style est simple, mais assez poétique par instant. Fluide, et assez riche, il arrive à être doux et percutant à la fois. Chose notable qui est extrêmement appréciable : le style évolue selon le personnage. Je m’explique. Au départ du roman, Laia est assez réservée, intimidée, peureuse… Et le style va en ce sens. Mais tout au long du roman, elle se révèle, devient plus forte, plus ouverte… Et le style devient plus percutant et complexe. Il en va de même pour Elias : plus on avance, plus il est froid et percutant, renforçant ainsi l’horreur de ce qu’il vit, et les barrière qu’il tente d’ériger autour de lui pour se protéger. Et cela, ce n’est pas de partout qu’on le trouve !

L’intrigue est extrêmement forte, et bien menée. Oppression, rébellion, liberté… Une base de dystopie, savamment mêlée à un univers fantasy, qui rends le tout extrêmement attrayant et percutant. L’auteur nous plonge dans un univers dur et impitoyable, et le montre bien. Complot, esclavagisme, épreuve… Tout y est pour faire d’Une braise sous la cendre un roman aussi addictif que saisissant.

Pour ce qui est de l’histoire… Il fallait avoir l’idée ! Menée d’une main de maître, l’histoire nous prends, nous torture, nous fait passer par tous nos états (rire, peine, colère, sanglot…), et nous recrache quelque 523 pages plus tard, dans un état proche de larvaire (ça sent le vécu non ?). Mais surtout, l’histoire porte de belle valeurs, comme la liberté, l’amitié, et l’entre-aide. La tolérance…

Le tout, baignant dans une atmosphère lourde, dure, et extrêmement violente. Dans la plupart des romans jeunesses, on nous présente très souvent un monde hostile, avec de grands méchants qui font le mal autour d’eux… Mais leurs actes ne sont pas forcément cruels. Mais ici ? Que de cruauté. Je ne dirai pas que j’ai été choquée parce que ce n’est pas le cas, mais plutôt percutée par toute cette cruauté non dissimulée. Pour une fois, on nous présente un univers impitoyable, avec des actions impitoyables. Certaines scènes pourront en choquer quelques uns je pense, car rien n’est vraiment caché : esclavage, violence extrême, viol, bordel, meurtre, trahison… Âmes sensibles, soyez prévenus, vous n’en ressortirez pas indemne !

Pour ce qui est des personnages, je les ai trouvé assez travaillés, même si j’ai eu du mal avec certains.

Elias… Alala… Ce coup de coeur énorme pour ce personnage ! Elias fait parti des Masks, unité d’élite des Martiaux. Mais il déteste cela. Toute cette violence dont il doit faire preuve et qui l’entoure… Ce qu’il veut, c’est déserter, et être libre. Mais de fil en aiguille… Vous verrez bien. C’est un personnage qui, comparé aux autres qui l’entoure, est extrêmement humain, et bon… Mais qui, malheureusement, est détruit à petit feu par les épreuves qu’il doit traverser…

J’ai eu beaucoup plus de mal avec Laia. Dès le départ, elle ne nous apparaît pas sous son meilleur jour… Un peu cruche et poltrone sur les bords. Au moins, on connait ses faiblesses. Mais sa manie de toujours tout rapporter à son frère et s’auto-flageller à longueur de temps parce qu’elle s’est enfuie est tout bonnement insupportable ! Plusieurs fois j’ai eu envie de la tarter et de lui dire d’arrêter de se morfondre et de se battre. Chose qu’elle fera au bout d’un moment bien heureusement…

Les personnages secondaires sont au choix très attachants, ou tout bonnement détestables.

Je tiens à préciser que dans ce roman, il y a un partie… triangle amoureux. STOP ! Mais pas comme tous les autres. En effet, ici, nous avons un double triangle amoureux entrecroisés. Je m’explique. Laia est au coeur d’un triangle, tout comme l’est Elias. Et les deux triangles se rejoignent : Keenan – Laia – Elias / Laia – Elias – Helène. Et chose encore mieux… Ces triangles sont juste en fond, à peine effleurés. Ils ne sont qu’un détail, un petit piment supplémentaire à l’intrigue, mais ils ne prennent absolument pas le pas sur la partie dystopique, bien au contraire !

En bref, un livre dur et percutant, mais ô combien addictif. Il me tarde de lire le second tome !

Citations :

Le champ de bataille est mon temple. La pointe de la lame est mon prêtre. La danse de la mort est ma prière. Le coup fatal est ma délivrance.


– La vie n’est pas toujours ce que l’on pense qu’elle sera, dit Cain. Tu es une braise sous la cendre, Elias Venturius. Tu vas provoquer une étincelle et brûler, ravager et détruire. Tu ne peux pas l’empêcher.
– Et si je me fais prendre ?
– Tu meurs.
Mazen me regarde droit dans les yeux. Je n’apprécie que moyennement son honnêteté.


Je lève les yeux vers les étoiles et j’ai l’impression de voir l’infini. Mais toute la beauté des étoiles n’a aucun sens quand la vie sur terre est aussi horrible.


La beauté est une malédiction pour qui vit au milieu des hommes.


[…] Mais il y a deux sorte de culpabilité, gamine : celle qui te fait sombrer jusqu’à ce que tu ne sois plus bon à rien et celle qui donne une raison d’être à ton âme.


La bataille est une danse que je connais si bien que j’ai à peine besoin de réfléchir. Et même si je suis couvert de sueur et que mes muscles me brûlent, je me sens vivant, indécemment vivant.


La mort supplante tout. L’amitié, l’amour, la loyauté.

Ma note : 17/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 0.25/1.5

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