Historique·SF

Parallon (Parallon 1/3) – Dee Schulman

couv42130738Caractéristiques : 

  • Auteur – Dee Schulman
  • Editeur – Robert Laffont
  • Parution – 2013
  • Pages – 488
  • ISBN – 978-2221127155

4ème de couverture : 

L’amour fou existe, il n’est pas de ce monde.
Un gladiateur romain qui ne connaît pas la peur et une jeune fille du XXIe siècle, insouciante et rebelle. Deux mille ans les séparent, un mystérieux virus va les réunir…
152 après J.-C. : Au sommet de sa gloire, Sethos Leontis, redoutable combattant de l’arène, est blessé et se retrouve aux portes de la mort.
2012 après J.-C. : Élève brillante mais à problèmes, Eva a été placée dans une école pour surdoués, une vie qu’un incident dans un laboratoire de biologie fait basculer à jamais.
Un lien extraordinaire va permettre à Sethos et Eva de se rencontrer, mais il risque aussi de les séparer, car la maladie qui les dévore n’est pas de celles qu’on soigne, et leur amour pourrait se révéler mortel…
Leur passion survivra-t-elle à la collision de deux mondes ?

Mon avis :

Une lecture qui me laisse plus que perplexe, mais que j’ai tout de même appréciée dans sa globalité.

Le style est malheureusement bien trop simpliste, à la limite du creux. Pas addictif pour un sous sur un très large pan du roman. Heureusement, quand les liens commencent à se faire entre les deux mondes, et que l’histoire prends de plus en plus de sens, le style simple devient addictif, mais dans la généralité… Bof bof quand même pour une auteure qui a connu autant de succès dans son pays natal.

L’intrigue est cependant fabuleusement bien ! Voyage dans le temps, couplé à une histoire d’amour impossible, le tout, enrobé dans un contexte de maladie inconnue ? Je dis oui ! Mais le traitement de cette intrigue incroyable est plus que contestable.

L’histoire… Ma foi, elle est agréable, mais malheureusement vue et portée à travers les yeux de personnages bien trop plats… Ce n’est que vers la fin que l’histoire et tout le mystère de Parallon prennent le pas sur des personnages plus que décevants.

Les personnages d’ailleurs, parlons en !

Eva… Mon dieu, que cette fille est creuse ! Elle qui a une histoire familiale plus que complexe et des problèmes en cours, une bonne vie de merde même par instant, qu’est-ce qu’elle est creuse ! Un personnage lisse auquel j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher (je ne m’y suis pas du tout attaché d’ailleurs) qui malheureusement, applatit toute l’histoire et toute l’intrigue.

Sethos Leontis. Bon, je le conçois, le personnage m’a beaucoup plus dans sa condition de gladiateur. Mais… Arg bon sang, mais mettez lui un coup de pied aux fesses pour le secouer ! Qu’est-ce qu’il est immature ! Oui ça fait mal, mais merde, au bout d’un moment, faut tourner la page, sinon on frôle la psychose ! Y’a des claques qui se perdent…

Ce livre possède cependant un énorme plus… Et un énorme moins.
L’énorme plus, c’est qu’il introduit des notions de biologie et d’immunologie très poussée, n’hésitant pas à utiliser du vocabulaire très technique et dont beaucoup, je pense, n’ont pas dû comprendre le sens. C’est là que je me remercie d’avoir fait un bac S, et d’avoir eu de supers notes durant le chapitre sur l’immunologie, sinon, je pense que j’aurais compris un beignet à certains passages.

L’énorme moins… Les sources. Dee Shulman traite d’antiquité romaine, et du monde de la gladiature. Mais je peux affirmer une chose, c’est qu’elle ferait bien de revoir ses sources pour cette période de l’histoire, car c’est bourré de faute.

  1. On nous vend une histoire avec une partie dans le monde romain. Okay. Premier juron : « Par Zeus ! »… Euh… Zeus, c’est grec. Son équivalent romain est Jupiter. Mythologie à revoir !
  2. Un prisonnier de guerre fait gladiateur… Euh… Vous entraîneriez un prisonnier de guerre à l’art du combat vous ?
  3. Les gladiateurs qui s’entretuent dans l’amphithéâtre (mot même pas employé une seule fois dans tout le roman d’ailleurs), et risquent leurs vies à chaques combats ? Vous savez qu’on est pas dans un peplum là ?

Vous l’aurez compris, le plus gros soucis de ce roman reste sa non véracité quant aux faits historiques sur les gladiateurs et la romanité. La bourde pour Zeus… Cela aurait pu être évité. Mais je ne peux pas jeter la pierre à l’auteur, tout simplement parce que ce qu’elle décrit comme étant un gladiateur, est l’image que nous en avons, nous, Hommes modernes, et l’image que véhiculent les pepla (un peplum, des pepla, 2ème déclinaisons neutre en latin pour les connaisseurs) à ce sujet. Cette image ne correspond toutefois qu’à un fantasme moderne de l’homme antique, car les sources archéologiques et textuelles sont formelles : les gladiateurs non rien à voir avec l’image que la majorité a en tête.

En bref, un roman qui m’aura beaucoup ennuyé sur le départ, mais qui, une fois un cap passé, est impossible à lâcher ! Je lirai la suite, par curiosité, mais certainement pas pour retrouver les personnages !

Citations :

– Seth mon frère, tu te crois chez toi ici. Pas moi. Je ne suis pas né pour vivre comme un animal. Toi non plus.
– J’ai vécu trop longtemps comme un animal pour connaître la différence.

Ma note : 13.5/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 1.75/4
• Potentiel d’addiction – 2/3
• Personnage – 0.5/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1/1.5
• Humour – 0.75/1.5

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