Historique·Romance

Une semaine de folie (Les demoiselles de Spindle Cove 2/6) – Tessa Dare

couv58148389Caractéristiques : 

  • Auteur – Tessa Dare
  • Editeur – J’ai Lu 
  • Parution – 2014
  • Pages – 410
  • ISBN – 978-2290073797

4ème de couverture : 

Minerva Highwood, une vieille fille déterminée à le rester, a besoin de quitter Spindle Cove et de se rendre en Écosse.

Colin Sandhurst, Lord Payne, un débauché de premier ordre, a besoin d’être… quelque part, sauf à Spindle Cove.

Ces partenaires invraisemblables ont une semaine pour :
– simuler une fuite amoureuse
– convaincre famille et amis qu’ils sont bel et bien « amoureux »
– distancer des voleurs armés
– survivre à leurs pires cauchemars
– voyager quatre cent miles sans s’entretuer

Tout cela tout en partageant une petite voiture durant le jour et un lit encore plus petit durant la nuit.

Ils n’ont pas de temps à accorder à leur attirance grandissante. Encore moins à cette folle passion. Et le ciel les empêche de passer ces précieuses heures à dévoiler leurs coeurs et leurs âmes !

Soudain, une semaine semble être un temps suffisant pour trouver une montagne d’ennuis. Et peur-être… oui peut-être… l’amour.

Mon avis : 

Vu à quel point j’ai adoré le premier tome, je voulais voir ce que valait le deuxième, et je peux dire que je n’ai pas été déçue !

Tessa Dare ne nous déçoit pas, et nous donne une fois de plus un style à la fois riche, fluide, agréable à lire et qui créer une véritable atmosphère, à la fois ancienne, romanesque et moderne. J’adore l’ambiance qu’elle arrive à dépeindre.

L’intrigue est cette fois-ci bien plus basique que la précédente, et s’approche bien plus de ce que l’on peut trouver sur les étagères les libraires aujourd’hui. Petite explication : une romance qui commence mal, avec un coureur de jupon et une intellectuelle rejetée. Tableau plutôt classique, mais ô combien bien mené !

L’histoire… On va dire que Tessa Dare s’est lâchée sur les situations cocasses, comiques et romantiques ! Même si elle reste assez classique, c’est un vrai régal de voir ces deux là se taper dessus sans se rendre compte de l’évolution de leurs sentiments.

Les personnages, quant à eux, sont très travaillés je trouve !

Minerva, armée de pierres et de remarque cinglante, a un caractère bien trempée, mais qui cache des blessures profondes, qu’elle s’est toujours efforcée de cacher.

Quant à Colin Payne… Cet homme a eu le don de m’émouvoir, et de me faire pleurer (oui, encore, je suis faaiiible). Pourquoi ? Parce qu’il s’est façonné une carapace plus dure que l’acier, et que parfois, on le découvre sans rien… Et ce Lord Payne là est émouvant, profond… Beau. Tant dans son physique apparement que dans ses pensées.

Par contre, soyons clair… Je hais la mère de Minerva. Je pense que si elle venait à mourir, ça ne me ferait rien. Ou bien ça me ferait quelque chose, mais uniquement parce que ça affecterait ses filles. Pour faire simple, c’est le genre de femme qui veut à tout prix marier ses filles à un gentilhomme, en prétextant que c’est pour leur bien. Mais en réalité (et là, ce n’est pas explicitement dit, mais c’est mon avis), je pense que c’est simplement pour que la société la voit elle, et uniquement elle. Sa fille (en l’occurence Minerva) ne correspond pas aux critères ? Elle n’hésite pas à la traiter comme une moins que rien. Dans le Top Ten des pires mères, je pense qu’elle n’est pas loin derrière la belle-mère de Cendrillon.

Si le tome précédent est moins orienté vers la sexualité, cette thématique est beaucoup plus présente dans ce tome ci. Et oui, avec un coureur de jupon dans l’intrigue il fallait s’en douter !

En bref, un tome que j’ai très vite lu et que j’ai beaucoup apprécié, même si j’ai préféré le premier tome (je suis à contre courant, tout le monde a préféré le deuxième au premier. Tant pis !).

Citations :

– Laissez-moi vous raccompagner au moins chez vous.
– Ne faites pas un pas. Ne vous approchez ni de moi ni de ma soeur.
Elle leva la main pour l’empêcher d’avancer tandis qu’elle franchissait le seuil.
– Vous êtes l’homme le plus fourbe, le plus ignoble, le plus méprisable que j’ai eu le déplaisir de connaître. Comment pouvez-vous dormir la nuit ?
Sa réponse fusa au moment où elle claquait la porte.
–  Je ne le peux pas.

(Entendez mon coeur qui s’effrite…)


Les gens avaient peut-être davantage en commun avec les ammonites qu’on ne le supposait. Peut-être construisaient-ils eux aussi des coquilles selon un facteur constant, immuable : un événement, quelque chose qui s’était passé dans leur jeunesse ou leur enfance. Chaque compartiment de la coquille devenant un simple élargissement du précédent.


Fêlé en effet.
Et même complètement fendu. Sorti de sa coquille.
C’était drôle. Il passait son temps à la pousser à sortir de sa coquille. Mais le monde avait une carapace, non ? Une armure chargée de protéger la créature fragile et vulnérable qui se cachait dessous ?


– Ce n’est pas que j’ai peur de l’avenir. Je trouve simplement qu’il vaut mieux de na pas s’autoriser trop d’espoirs. Les espoirs sont source de déceptions. Quand on n’espère rien, on est toujours surpris.

Ma note : 17.5/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.75/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.5/2
• Suspens – 0.75/1.5
• Humour – 1.5/1.5

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