Contemporain·Coup de coeur·Drame·Romance

Nos étoiles contraires – John Green

couv21604212Caractéristiques : 

  • Auteur – John Green
  • Edition – Nathan 
  • Parution – 2012
  • Pages – 327
  • ISBN – 978-2092543030

4ème de couverture : 

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Mon avis :

Comment parler de John Green sans parler de ce qui est, je pense, son meilleur roman (même si je n’en ai lu que trois de lui) ? J’en entendais beaucoup parler sur les réseaux sociaux au moment de sa sortie francophone, et la couverture ne me disait rien… Puis je me suis lancée, et j’ai bien fait !

Le style est très fluide, très moderne, et très agréable à lire. John Green nous embarque dans les pensées d’Hazel Grace avec une facilité et une clarté déconcertante. Tout en subtilités, mais aussi en puissance et en sentiments. Un style poignant, qui vous prend les tripes dès les premières lignes, qui vous ingurgite, et vous recrache dans un état proche de la larve sans vie et sans âme, 336 pages et une boîte de Kleenex plus tard.

J’ai beau me creuser la tête, je ne pense pas qu’on puisse dire que les romans de l’oncle Green suivent une intrigue particulière. Ce sont plus des descriptions de vies de gens normaux qu’autre chose, quelque chose de purement contemporain. Bon, ça se mixe forcément avec du drame, ou de la romance, ou d’autres choses Ô combien affriolantes.

L’histoire en elle même… Il fallait oser. Je le clame haut et fort, je pense que John Green a eut beaucoup de courage d’écrire sur un sujet encore trop tabou dans notre société, qui est la maladie. Alors la maladie chez des enfants/adolescents ? Il fallait le faire. Mais bon dieu… Wahou. L’histoire est vraiment fabuleuse, et traite plusieurs sujets, tant futiles que sérieux, et surtout, malgré le ton dramatique de la fin, elle porte un véritable message d’espoir. Ce livre nous montre que oui, la vie est une vraie chienne, mais qu’il faut en profiter, et surtout, ne jamais, au grand jamais, abandonner ses rêves.

Les personnages sont très attachants… Fan de Game of Thrones, je devrais savoir qu’il ne faut pas que je m’attache à un personnage… Mais non ! Je le fais quand même, et c’est comme ça qu’on se retrouve à vider une boîte de Kleenex en plein milieu de l’après-midi alors qu’on a reçu le livre sur les coups de 11h !

Hazel Grace d’abords… Je me suis un peu retrouvée en elle, dans le fait qu’elle s’accroche à ses rêves, et surtout, tente de se préserver en ne voulant pas s’attacher à d’autres personnes. Très consciente de son état, un peu macabre sur les bords, mais très touchante.

Augustus Waters… Un humour tordant, et des métaphores très belles. Je ne m’attendais pas au coup de la cigarette, mais après réflexion… C’est magnifique. Puis c’est Augustus quoi. Amoureux d’Hazel, il ne lâche pas l’affaire, l’aide à réaliser son rêve… Et bref, je ne vais en dire plus.

Sans compter sur tous les personnages secondaires, qui peuvent au choix, soit détendre un peu l’atmosphère, soit au contraire, la rendre plus vraisemblable, plus crédible.

Mais soyons franc. Ce livre est une pure merveille mais… Pourquoi ? POURQUOI !? Non de non, je ne me suis toujours pas remise de la fin. Comme vous le savez – à force… – je suis très impliquée émotionnellement dans mes lectures, et il m’arrive donc très souvent de pleurer sur mes lectures. Les livres sur lesquels j’ai été réellement prise de gros sanglots, crises de larmes, complètement dévastée… Il n’y en a pas 500. (possible spoil par la suite)

  1. Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlée -> dernier chapitre, « La tombe blanche », soit l’enterrement de Dumbledore. Avant de faire ma relecture, je me souvenais du titre du chapitre, tellement j’étais traumatisée.
  2. Harry Potter et les Reliques de la Mort -> la mort de Dobby. Inconsolable.
  3. Vampire Diaries, Tome 5 -> la mort de Damon. Gosh. J’avais tellement pleuré.
  4. Allegiant -> no spoil. Mais j’étais dans un état lamentable. Panne livresque d’une petite semaine. Et en y repensant maintenant, j’en ai encore un pincement au coeur.
  5. Nos étoiles contraires -> no spoil. Je n’ai pas eu de panne livresque comparable à celle qui a suivie Allegiant, mais j’étais dans un état lamentable. Vraiment, lamentable.

John Green a cette facilité déconcertante de jouer avec mes émotions. Et je pense que c’est pour cette raison que j’ai été déçue par la deuxième partie de son autre best seller, Qui es-tu Alaska. Simplement parce qu’il n’a pas su faire vibrer en moi les bonnes cordes.

Ça n’a pas un rapport direct avec le livre, mais je trouve la BO de l’adaptation (qui est pas mal sur tout soit dit en passant !) est juste géniale ! Entre All Of The Stars de Ed Sheeran et Boom Clap de Charlie XCX, et sans compter toutes les autres musiques de l’album qui sont aussi poignantes je trouve que le livre… Wahou. Juste fabuleux. C’est la première fois je crois que je vois un album aussi bien représenter l’atmosphère d’un livre de ce genre.

En bref, un bon gros coup de coeur pour cette oeuvre qui est un véritable tsunami. Mais attention, préparez les mouchoirs, les peluches, les animaux de compagnies (un copain ou une copine ça marche aussi) pour un câlin juste après, vous risquez d’en avoir besoin !

Citations :

Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort : d’abords doucement et puis tout d’un coup.


Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse.


Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellations.


Certains infinis sont plus vastes que d’autres.

(dite à mon prof de maths, qui n’a pas compris ma référence… Je me suis sentie très seule…)

Juste pour info, j’ai eu un petit pincement au coeur en retapant ces citations… Pour dire à quel point le lire m’a boulversé.

Ma note : 19.5/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1.5/1.5
• Bonus « Petits mouchoirs puissance 1000 » : +1pt

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