Drame

La promesse du métal – Jennifer Simoes

capture-decran-2015-10-27-a-13-09-58Caractéristiques : 

  • Auteur – Jennifer Simoes
  • Editeur –L’Arlésienne
  • Parution – 2015
  • Pages – 46
  • ISBN – B01C0PG3GW

4ème de couverture : 

Antonio et Olivier sont envoyés en mission à Mitrovica, au Kosovo. Là-bas, la guerre n’a pas véritablement cessé. Ils viennent régulièrement en aide à une vieille femme serbe, rejetée des habitants de son quartier à cause de ses origines. En faisant cela, les deux hommes enfreignent certaines lois. La vieille femme, elle, les inonde de nourriture et de vieilles photographies jaunes. Dessus, on y voit ses filles. Sa grande fierté. Cette femme, c’est l’illustration de la gloire d’antant, rurale, franche, rude. Elle est le symbole d’une époque révolue. Mais quel secret dissimule-t-elle au fond de son coeur, et pourquoi s’acharne-t-elle à rester dans une maison en ruines ? Un récit noir et brillant, intemporel et magique, mené par une plume ferme, implacable et, quelque part, cynique. « Qu’elle considère cela comme une victoire. Il y aura d’autres batailles ».

Mon avis :

Premier livre lu dans le cadre d’un partenariat avec la maison d’édition, autant dire que je suis contente, même si je sors perplexe de cette lecture.

Le style est assez particulier. Dans la plus grande majorité des livres que j’ai pu lire, le style est fluide, riche… Mais chaud, dans le sens où il maintient un certain effet de chaleur. Ici, ce n’est pas le cas. Le style est certes riche, fluide… Mais froid, cassant… Implacable. Ça construit toute une atmosphère un peu pesante et intrigante sur l’histoire, et c’est génial. On sent que le style est travaillé, mais parfois, il a le malheur de manquer de clareté… J’ai du relire certain passage pour comprendre ce qui s’y passait. Notons cependant que les actions violentes sont décrites avec une subtilitée rare, qui repose en grande partie sur la suggestion et les sous-entendus.

L’intrigue, puisqu’il s’agit non pas d’un roman mais d’une nouvelle, est forcément raccourcie et, en quelque sorte rapide, dans le sens où elle n’a pas le temps de prendre beaucoup d’ampleur. On se retrouve donc avec une intrigue étonnante, mystérieuse, et quelque peu angoissante parfois.

L’histoire, quant à elle, est assez spéciale, mais traite de sujets loin d’être anodins… Racisme. Guerre. Dépression et mélancolie. Tout est dit. Ce n’est pas une lecture que je qualifierai de joyeuse ou de légère, bien au contraire.

Les personnages quant à eux, comme la nouvelle en général, sont spéciaux.

Antonio, personnage à travers qui nous vivons l’histoire, est comme prit d’une mélancolie ou d’un ras-le-bol généralisé. Un personnage dans l’ensemble triste, mais doué d’une volonté de fer et d’une curiosité assez grande.

Olivier, sorte de conscience d’Antonio, qui n’hésite pas à lui dire quand il va faire une connerie… Mais qui le suit toujours quant il les fait. Un personnage que j’ai trouvé agaçant par sa volonté constante de jouer au moralisateur, mais il en faut bien un…

Le personnage que j’ai trouvé le plus travaillé est celui de la vieille dame serbe. Elle ne parle pas la langue d’Olivier et Antonio, elle vit seule, porte un secret… Elle n’apparaît pas beaucoup de fois, mais les seules fois où elle apparaît, c’est mémorable. Comme une petite bulle de douceur et d’humanité dans cette atmosphère sombre.

En bref, une lecture que j’ai apprécié dans l’ensemble, même si le manque de clareté dans certaine scène me faisait complètement perdre le fil. Il faut cependant noter qu’il est question de guerre et de discrimination, abordées de manière subtiles mais extrêmement puissante. Le genre de texte qui en apparence ne nous touche pas, mais qui après décantation, se trouve être une bombe à retardement.

Citations :

Parler c’est trahir.


Des histoires d’amour cachées… Plus belles que la réalité quand tout le monde applaudit…
Juste pulvérisés par l’intensité du présent.


Le mal n’a souvent aucune explication.

Ma note : 14/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 2/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 1/2
• Originalité/Créativité – 1.75/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 0.5/1.5
• Malus « Manque de clareté » : – 0.25pt

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