Historique·Jeunesse

L’ombre de Thésée – Jessica L. Nelson

couv38438296Caractéristiques :

  • Auteur – Jessica L. Nelson
  • Editeur – BAAM!
  • Parution – 2010
  • Pages – 407
  • ISBN – 978-2290017920

4ème de couverture : 

Découvrir, à 14 ans, qu’on est le fils d’un dieu grec disparu, est un cadeau, pour le moins empoisonné. C’est pourtant celui que va recevoir Stefanos, qui, jusqu’à présent, menait tranquillement sa vie de collégien. Dès lors, les événements vont prendre une autre tournure : confronté à une conspiration qui menace de mettre à mal l’Olympe et la mythologie, Stef n’aura, d’autre choix que de suivre les directives de Zeus et d’accompagner Thésée dans son périple. Cette fois, fini de jouer : le Minotaure n’est plus un personnage de console, : mais bel et bien un monstre de chair et d’os…

Mon avis :

Je tiens à remercier Kevin, mon petit légionnaire (ne cherchez pas à comprendre…) de m’avoir prêté ce livre, qui m’a fait passer un bon moment !

Le style se veut simple et très pédagogique. Pas de quoi fouetter un chat, pas trop trop de fioritures littéraires… Une écriture dédié aux jeunes adolescents et enfants qui débutent la lecture je pense. Ce n’était pas plus mal, pour une lecture tranquille avant de reprendre quelque chose de plus lourd ou travaillé, mais cela réduit considérablement l’attrait de lecture je trouve (lire 400 pages en deux semaines… Je sais que j’ai pas mal de taf avec la fac en même temps, mais tout de même…).

L’intrigue est, contrairement à ce que l’on pourrait croire, différente de celle utilisée dans les Percy Jackson de Rick Riordan (les DemiGod, réveillez vous ! La fille d’Arès que je suis est présente et à fond les ballons !). Ici, Stefanos, notre héro, ne doit pas sauver le monde moderne… Mais la mythologie grecque ! Un concept que je trouve absolument génial et assez original mais qui, je trouve, n’a pas été assez exploité…

L’histoire elle, est sympathique. Notre bon Stefanos, élève dans le Paris moderne, se découvre être un métamorphe (je crois que c’est le terme employé), et fils du dieux des abeilles (MAYAAAA !! Oups…) Aristé, qui a disparu de la surface de la terre, on ne sait pas trop pourquoi. Il doit suivre le héros Thésée, célèbre dans notre société par le mythe de Thésée et du Minotaure, enfermé dans le labyrinthe du roi Minos en Crète, pour l’aider à réaliser sa quête à bien, assurant alors la stabilité de la mythologie, mise à mal par les Conjurés de Niobé.

Comme je l’ai précisé plus haut, ce livre est vraiment axé jeunesse (moins de 13/14 ans environ). De ce fait, on reste sur quelque chose de surface, avec très peu d’approfondissement psychologique, d’implication politique. Tout arrive un peu tout cuit dans l’assiette de notre héros, dans un monde que l’auteur a fait assez (trop pour moi d’ailleurs) manichéen à mon goût.

Les personnages, comme je l’ai dit, sont très simples, et assez manichéens.

Stefanos, le héros, bon et gentil qui ne veut faire de mal à personne et qui, dans sa quête avec Thésée, est un peu la tête pensante, pendant que Thésée est le muscle.

Thésée, il faut le dire, est un bourrin, et incarne un poil trop pour moi l’adolescent (il a 16 ans dans l’histoire) qui ne réfléchis à rien, et qui perd ses moyens dès qu’il croise une jolie fille. J’ai arrêté de compter le nombre de fois où Stefanos a dû lui secouer les puces pour le faire réagir. Bref… Un personnage que j’aimais bien au départ, que j’ai vite détesté. Faire vieillir Thésée oui, mais lui faire garder une mentalité d’un ado pour que Stefanos paraisse toujours aussi bon et droit comme la Justice… Bof bof.

On a aussi Pirame, le chien parlant, sorte de croisement entre maître Yoda, le Chiron dépeint dans les Percy Jackson et de Grover, toujours tiré de la même série. Un personnage sympathique, mais très vite agaçant à la longue.

Le point fort de cet ouvrage est surtout son fond pédagogique. La mythologie y est expliquée simplement, les dieux bien représentés… Si un enfant veut se familiarisé avec la mythologie grecque, j’y conseillerai ce livre sans hésiter.

En bref, c’est un livre que je conseille vraiment aux jeunes lecteurs. Si vous êtes plus grands et que vous cherchez un truc léger, pourquoi pas, mais dans le même genre, les Percy Jackson sont bien mieux.

Citations :

Ça n’est pas qu’une voix, c’est un long hurlement. « Zeus, espèce de vaurien ! Qu’est-ce que tu fabriques ? Pourquoi disparais-tu pile au moment où je veux te parler ?
– Pas fou, le Zeus, commente Irini, sarcastique. Il n’a pas trop envie d’être là où ça chauffe…
– Zeuuuuusssss ! tonne la déesse à bout de nerfs. Viens iiiiiiiiiciiiiiiii tout de suiiiiiite !


La vie est toujours, potentiellement, plus excitante. Tout dépend de la façon que tu as de la regarder.


Si je te prévenait de cet accident alors que tu es au beau milieu d’une aventure passionnante, tu me supplierais de te réexpédier à ses côtés illico. Et moi, je veux que tu comprennes qu’il ne faut pas attendre ce genre d’événements douloureux pour se rendre compte de ce que l’on possède de plus précieux dans l’existence.

(Zeus parlant à Stefanos, lui expliquant l’importance de la famille, et notamment qu’il faut profiter de sa mère tant qu’elle est encore là)


Si je me mettais à regretter le passé, je n’aurais plus un instant pour regarder l’avenir.

Ma note : 14.25/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 2.75/4
• Potentiel d’addiction – 1.5/3
• Personnage – 1.5/2
• Emotions – 1/2
• Originalité/Créativité –2/2
• Suspens – 0.5/1.5
• Humour – 1/1.5

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