Contemporain·Coup de coeur·Drame·Fantasy/Fantastique·Romance

Que serai-je sans toi ? – Guillaume Musso

livreCaractéristiques :

  • Auteur – Guillaume Musso
  • Editeur – XO
  • Parution – 2009
  • Pages – 360
  • ISBN – 978-2845634190

4ème de couverture :

Gabriela a deux hommes dans sa vie. L’un est son père, l’autre est son premier amour. L’un est un grand flic, l’autre est un célèbre voleur. Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son coeur.
Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie. Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel.
Gabrielle refuse de choisir entre les deux, elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensemble.
Mais il y a des duels dont l’issue inéluctable est la mort.
Sauf si…

Mon avis :

Je vous vois arriver de loin « Quoi, encore un Musso !? ». Et bah oui encore Musso, qu’est ce que vous voulez, je suis accro ! Surtout que celui là est vraiment génial…

Bref, le style est une nouvelle fois, ce que Musso nous propose de meilleur. Toujours aussi fluide, riche, accrocheur, captivant, puissant, envoutant et palpitant. Il distille une fois de plus à merveille un mystère dans une solution d’indices et de pistes… (oui, je viens de S, ça ressors des fois…). Du Musso tout cracher comme j’adore, qui mêle à la fois profondeur et rythme effréné !

L’intrigue est une foi encore, typique de Guillaume Musso. Une trame de romance sur laquelle repose un mystère, des vérités cachées, un poil de surnaturel comme on aime… Et le tout, qui fait joué les coïncidences et un peu le rôle des maîtres Destins et Hasard.

L’histoire est… Wahou. Je veux la boîte à idée de cet écrivain pour mon anniversaire ! Non mais sérieusement, vous avez vu ce qu’il arrive à pondre franchement !???? Plus sérieusement, l’histoire est encore une fois, originale et innovante, et surtout, avec pleins de rebondissements. J’ai aussi remarqué que certains personnages présents dans d’autres livres de Musso ré-apparaissent dans les autres tomes, couplant des événements. C’est génial ! Bon, je vais arrêter de partir dans tous les sens… Oui ! L’histoire est génialissime. Il n’y a pas d’autre mots pour moi. Quand on pourrait s’attendre à retomber sur quelque chose de déjà fait et surexploité par l’auteur… BIM ! Il se transforme en ninja et sous plonge dans un monde bouleversant.

Les personnages sont assez marqués, même si les personnages les plus centraux ne sont pas ceux que l’on pense. Habituellement, on est plus centré sur les deux amants. Ici, on est centré sur Martin, et Archibald, et plus secondairement sur Gabrielle.

Martin, qui n’a jamais vraiment digéré sa première rupture avec Gabrielle, homme meurtri et passionné, flic, il traque sans relâche un voleur d’art, qui n’est d’autre qu’Archibald !

Archibald, le voleur qui souffre et regrette comme jamais un homme n’a regretté et souffert.

Gabrielle, qui n’est plus que l’ombre d’elle même, et qui va voir ces deux hommes entrés brusquement dans sa vie.
Magique. Il n’y a pas d’autres mots.

Mais surtout, ce qui rend ce livre extrêmement intéressant, c’est ce qui se passe dans la deuxième partie du roman… Wahou. Je suis restée sous le choc, et m’a fait grandement pensé à une certaine scène dans Harry Potter et les Reliques de la Mort… Je n’en dirais pas plus !

En bref, c’est – à nouveau – un coup de coeur pour ce Musso qui m’a complètement transporté et chamboulé.

Citations :

À trop vouloir sur-exposer la beauté des oeuvres, ne finissait-on pas par dénaturer leur intégrité et, à terme, par les détruire ?


Elle savait que les sentiments étaient souvent plus destructeurs et dangereux qu’un balle d’un 9mm ou que la lame tranchante d’un sabre.


Martin ne croyait pas en grand-chose, mais il croyait aux vertus médicamenteuse de l’art, à la culture comme moyen de restaurer l’image de soi, au pouvoir résilient de la création.


L’amour et la mort n’ont que deux lettres de différence.


Car lorsque vous n’avez pas confiance en vous, finir par dire oui à quelqu’un peut signifier lui dire encore plus non que non.


– Plus cet homme la faisait souffrir, plus elle l’aimait éperdument. C’est bizarre la vie hein ? Tout se passe parfois comme si on s’infligeait un châtiment pour se punir d’une faute qu’on a soi-même du mal à identifier.


Nous sommes jeunes, mais nous savons déjà qu’au grand jeu de la vie, les plus malheureux sont ceux qui n’ont pas pris le risque d’être heureux.


Que l’on ait quinze ans, vingt ans, quarante ans, soixante-quinze ans, c’était toujours la même histoire : cette putain de maladie d’amour qui dévastait tout sur son passage, ces moments de bonheur si fugaces qui exigeaient un prix exorbitant à payer.


Depuis tout petit, ses héros préférés l’ont si souvent sorti de ses souffrances, consolé de ses déceptions et de ses chagrins. Ils ont alimenté son imaginaire, affiné ses émotions pour lui faire voir la vie à travers un prisme qui la rende acceptable.


– Et tu l’as quittée pour maman ?
– Non, je l’ai quittée parce que je pensais trop à ta mère, même si, à l’époque, elle ne voulait pas de moi. Je l’ai quittée parce que tromper l’autre, ça commence d’abords dans la tête.
– Et finalement, au bout de cinq and, maman t’as dit oui.
– Elle ne m’a pas dit oui, elle m’a dit simplement que je l’avais guérie.
– Que tu l’avais guérie ?
– Oui, et crois-moi, ça vaut tous les « je t’aime » du monde.


– L’amour ! Il n’y a rien de plus fragile ni de plus éphémère. L’amour c’est comme un feu un jour de pluie : tu dois tout le temps le protéger, l’alimenter, et en prendre soin, sinon il s’éteint…
– Il y a des amours qui durent.
– Non, ce qui dure, c’est la douleur qui reste après l’amour.
– Je n’aime pas ce que tu dis.
– Si tu as peur d’entendre certaines réponses, il vaut mieux ne pas poser certaines questions.


– Quand une femme te dit non, ça veut souvent dire oui, mais j’ai peur.
– Mouais, continuez.
– Quand elle te peut-être, ça veut souvent dire non.
– Et quand elle dit oui ?
– Quand elle dit oui, ça veut dire oui, peut-être.
– Et pour dire oui tout court ?
Archie haussa les épaules.
– Oui tout court, ça n’existe pas en langage féminin.

Ma note : 18.75/20

• Scénario – 3.75/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.5/1.5

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