Drame·Romance

Roméo et Juliette – William Shakespeare

couv14309868Caractéristiques : 

  • Auteur – William Shakespeare
  • Editeur – Librio 
  • Parution – 1597
  • Pages – 153
  • ISBN – 978-2210760660

4ème de couverture : 

Deux anciennes Maisons d’égale dignité, Dans la belle Vérone où se tient notre scène, Font un nouvel éclat de leur antique hargne, Le sang civil salit les mains des citoyens. Or dans le sein fatal de ces deux ennemis, Deux amants prennent vie sous la mauvaise étoile ; Leur malheureux écroulement très pitoyable Enterre en leur tombeau la haine des parents. Les terribles moments de leur amour mortel, Et l’obstination des rages familiales, Que rien sinon la mort des deux enfants n’apaisera, Pendant deux heures nous le jouerons sur ce théâtre ; Et si vous nous prêtez une patiente oreille, Tout défaut, notre zèle le rachètera.

Mon avis : 

Tout le monde connait l’histoire de Roméo et Juliette, mais combien l’ont lu ? Pour la rentrée, en plus de quelques classiques français, je voulais lire quelques classiques anglais. Quoi de plus classiques que ce bon vieux Shakespeare ?

Le style d’abords est, étonnamment, assez fluide au vu de sa richesse et des longues phrases (moi qui préfère lire le théâtre à voix haute pour le rendre plus vivant, j’ai eu quelques difficultés à garder mon souffle par moment). Très riches, parfois complexe, parfois très simple, parfois vulgaire et provocateur… Je ne m’attendais pas à une plume au accent de modernité pour un livre qui a plus de 400 ans.

L’intrigue, purement romantique et fleur bleue (peut-être un peu trop à mon goût d’ailleurs), est un régal. Je n’ose même pas imaginé la réaction des spectateurs la première fois qu’ils l’ont vu, à l’époque de Shakespeare. On leur donne un amour interdit, ils s’imaginent une happy end… Manqué !

L’histoire est bonne. Vraiment, même si j’ai du mal avec le romantisme pur et dur, l’histoire n’en reste pas moins merveilleuse (dans la mesure du possible vu l’issue de la pièce), même si quelques détails m’ont dérangé.

Les personnages… Je pense faire parti des rares personnes à n’avoir vraiment pas aimé ni Roméo, ni Juliette. Petite explication.
Juliette, qui n’a pas quatorze ans, qui se tue par amour… Tout est dit. Avec le forcing que l’on fait de nos jours auprès des jeunes adolescentes qui ont des tendances à l’excès, à leur dire que la vie ne se résume pas à une histoire d’amour, et qu’il ne faut pas se tuer pour une rupture, encore moins à même pas quatorze ans. Je trouve ça complètement égoïste et complètement débile de sa part. Vraiment. Bon, qu’elle paraisse un peu cruche sur les bords, je peux le concevoir, c’est dit dès le départ, elle n’a pas encore quatorze ans… Mais tout de même. Aaaahhhh pour être romantique elle l’est. Mais beaucoup trop. Trop cruche, trop ingénue, trop impulsive, pas assez réfléchie…
Roméo… On a tous dans la tête le film Roméo + Juliette avec Leonardo DiCaprio et Claire Danes, avec ce beau Roméo, romantique à souhait, etc… Mais suis-je la seule à le trouver pompeux et complètement niais ? Plus âgé que Juliette, on suppose qu’il a entre 15 et 17 ans. Dès le départ, on le vois ruminer ses idées noires parce qu’une femme ne veut pas de lui, il parle déjà de se tuer. Douce qu’il oublie vite dès qu’il voit Juliette. Hem hem. Sans compter que oui, ce qu’il lui dit toujours est très beau, romantique, etc… Mais tellement guimauve ! Vous le savez, les mecs trop fleur bleue, c’est pas mon dada, encore moins sur papier, je les trouve dénué d’intérêt et de profondeur. C’est exactement l’impression que cela m’a fait.

En bref, j’ai passé un agréable moment à lire cette oeuvre, même si je préfèrerai toujours voir le théâtre plutôt le lire (surtout avec des personnages aussi niais).

Citations :

Mercutio – Dieu vous donne le bonsoir ma gentille femme !
La Nourrice – C’est donc déjà le soir ?
Mercutio – Oui, déjà, je puis vous le dire, car l’index libertin du cadran est en érection sur midi.


Qu’on emporte ce corps et qu’on défère à notre volonté : la clémence ne fait qu’assassiner en pardonnant à ceux qui tuent.


Voici ton or ; ce poison est plus funeste à l’âme des hommes, il commet plus de meurtres dans cet odieux monde que ces pauvres mixtures que tu n’as pas le droit de vendre.


Hélas, il est dans tes yeux plus de péril que dans vingt de leurs épées…

Ma note : 14/20

• Scénario – 4/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 1.75/3
• Personnage – 0.5/2
• Emotions – 1.75/2
• Originalité/Créativité –1.5/2
• Suspens – 0.25/1.5
• Humour – 1.25/1.5

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