Fantasy/Fantastique·Romance

Sept jours pour une éternité – Marc Levy

9782266199599Caractéristiques : 

  • Auteur – Marc Levy
  • Editeur – Pocket
  • Parution – 2003
  • Pages – 310
  • ISBN – 978-2266199599

4ème de couverture : 

Pour mettre un terme à leur éternelle rivalité, Dieu et Lucifer se sont lancé un ultime défi… Ils envoient en mission leurs deux meilleurs agents… Lucas et Zofia auront sept jours sur terre pour faire triompher leur camp, décidant ainsi qui du Bien ou du Mal gouvernera les hommes… En organisant ce pari absurde, Dieu et Lucifer avaient tout prévu, sauf une chose… Que l’ange et le démon se rencontreraient… Avec ce troisième roman, l’auteur de Où es-tu ? et de Et si c’était vrai… nous fait croire de nouveau à l’incroyable et nous entraîne dans un univers plein d’humour, de tendresse et de rebondissements.

Mon avis :

Mon premier de Marc Levy, et je suis loin d’être déçue, bien au contraire !

Déjà, rien que la couverture. Très simple, mais très esthétique je trouve. Puis au toucher, elle est toute douce… Un vrai régal ! C’est vraiment une très belle pièce.

Pour ce qui est du style, j’avoue avoir été très surprise. Ma référence dans ce genre de roman est Guillaume Musso. Le style est radicalement différent ! Des phrases plus longues, beaucoup plus riche au niveau du vocabulaire et en figure de style mais qui, malheureusement, perd beaucoup en fluidité et parfois en compréhension. Il reste néanmoins très agréable à lire, et assez frais (bien que je pense que pour lire sur la plage ou sur le bord de la piscine, il existe des choses bien plus simple à lire). Un style détente, mais pas trop non plus.

L’intrigue, elle, repose sur le principe simple, très vendeur et très apprécié des amours interdits. Deux camps qui s’affrontent, deux émissaires, et BIM ! Vous voyez le tableau ? Ce n’est pas ce qu’il y a de plus original, mais c’est encore ce qui marche le mieux, et cela reste toujours très agréable à lire. J’ai même cru qu’à un moment, cela allait tourner façon Roméo et Juliette… Bref.

L’histoire elle, est loin d’être débile ! Peut être moins élaborée et farfelue que celles que peut nous fournir Musso, mais tout aussi captivante. Un ange. Un démon. Tous les opposent, mais… Je n’en dis pas plus ! Oui je suis sadique je sais. Mais je vais éviter de spoiler dans mes chroniques, je tiens à ma vie, non mais ! Une histoire qui m’a faite rire, mais qui m’a aussi émue aux larmes…

Les personnages. Ils ne sont pas si nombreux que cela, mais tous ont un rôle assez particulier, tous ont une place bien attribuée, et c’est très plaisant.
Dieu, lui même, qui passe allègrement pour le grand gentil de l’histoire. Un peu comme Dumbledore dans le premier tome des Harry Potter. Ce vieux monsieur avec un humour un peu spécial ? Et bien voilà, le même.
Satan, au contraire, incarne la méchanceté à l’état pur. Agressif, autoritaire, méchant… Fin’ c’est Lucifer quoi… Mais la fin de ces deux personnages m’a bien faite marrer, il faut l’avouer !
Ensuite, nous avons Reine, la logeuse de Zofia. Un bonne petite vieille que l’on imagine bien avec un grand sourire de grand-mère bien tendre, et pleine d’humour. Un personnage très attachant, que j’ai beaucoup aimé.
Mathilde, la rigolote de l’histoire ! Je l’adore ! Toujours le mot pour rire ! Avec Reine, elle apporte un peu plus de légèreté et de détente dans cette intrigue.
Puis, nous avons Jules. Un personnage très mystérieux, à qui on s’attache très vite.
Et enfin… Les personnages principaux, Zofia et Lucas.
Zofia, c’est la grande gentille. Attentionné, proche des autres, généreuse, souriante… Un véritable ange. Sa gentillesse sans limite ne m’a pas dérangée, parce que j’ai trouvé que cela sonnait juste. Ce n’était pas dans l’excès, ni dans la démesure… Le bon équilibre a été trouvé, et c’est assez agréable.
Lucas. Aaahhh Lucas… Dans les premières pages, je l’ai détesté. Odieux, vil, mal polie, hautain… Mais dès qu’il rencontre Zofia, il devient tellement attendrissant, et même un peu timide ! C’est un régal à lire !
Ces deux derniers n’arrêtent pas de s’envoyer des pics, et c’est vraiment très agréable.

En bref, un livre que j’ai beaucoup appréciée et qui est très addictif. Je le recommande chaudement, si vous avez besoin d’une romance avec de l’humour, mais qui possède un trait de noirceur.

Citations :

Mathilde prit une cigarette et l’alluma. Elle ouvrit sa fenêtre et souffla une longue volute de fumée qui fila par la vitre ouverte.
– Quitte à mourir d’une pneumonie ! Bon, je te le concède, il y a caleçon et caleçon !
– Tu n’écoutes pas un mot de ce que je te dis ! reprit Zofia, préoccupée.
– Tu imagines le trouble pour la fille de Calvin Klein de voir le nom de son père écrit en grosse lettres quand un homme se déshabille devant elle !


– Je peux te poser une dernière question ?
– Bien sûr.
– Tu n’as jamais froid ? demanda Mathilde.
– Pourquoi ?
– Parce qu’avec un bâtonnet dans la bouche, je pourrais ressembler à un esquimau, ferme-moi cette vitre !


Si Mathilde voulait bien cesser de ricaner, elle pourrait peut-être lui expliquer que certaines tâches apportaient bien plus que de l’argent et de l’autorité : une forme subtile d’achèvement personnel. Le pouvoir acquis sur soi-même au bénéfice – et non au détriment – des autres pouvait être très doux.


Il n’existe pas de bien immense que l’on puisse se représenter Zofia, tout simplement parce que, au contraire du mal, le bien est invisible. Il ne se calcule ni ne se raconte sans perdre de son élégance et de son sens. Le bien se compose d’une quantité infinie de petites attentions qui, mise bout à bout, finiront, elles, un jour peut-être, par changer le monde.


La conquête amoureuse et la plus égoïste des croisades.


Il suffit d’une minuscule graine d’espoir pour planter tout un champ de bonheur… et d’un peu plus de patience pour lui laisser le temps de pousser.


La création humaine est peut-être imparfaite, mais rien n’est plus parfait dans l’univers que deux êtres qui s’aiment.


Oui, c’est difficile d’être honnête, Lucas, bien plus que vous ne l’imaginez, et c’est souvent ingrat et injuste, mais ne pas l’être c’est voir et prétendre être aveugle.


Zofia, je pensais que les vrais bonheurs de cette terre n’existaient que dans les mauvais bouquins, c’est comme ça, paraît-il, qu’on les reconnaissait. Mais c’est toi qui m’as dit un jour que le pire d’entre nous a toujours des ailes cachées quelque part, qu’il faut l’aider à les ouvrir au lieu de le condamner.

Ma note : 17.25/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 1.25/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.5/1.5

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