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Le Labyrinthe (L’Épreuve 1/4) – James Dashner

lepreuveCaractéristiques : 

  • Auteur – James Dashner
  • Éditeur – PKJ
  • Parution – 2012
  • Pages – 408
  • ISBN – 978-2266200127

4ème de couverture : 

Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d’enfants. Il s’agit d’une ferme située au centre d’un labyrinthe peuplé de monstres d’acier terrifiants. Les ados n’ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu’ils font là. Ils n’ont qu’un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les « coureurs » parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu’il veut être coureur et résoudre l’énigme du labyrinthe.

Mon avis :

En vue d’un challenge avec une amie (finir notre PAL, ou au moins, la faire réduire un peu…), elle m’a donné ce livre ci à lire. Ce qui m’arrangeait bien, cela faisait un moment qu’il me faisait envie…

Le style de James Dashner est assez spécial je trouve pour le type d’écrit prit, à savoir une dystopie (oui, encore… Que voulez vous, j’adore ça !). Quand beaucoup d’autres auteurs traitent leurs dystopies avec un point de vue interne à un personnage, cette fois ci, le point de vue est omniscient et cadré sur un seul personnage : Thomas. Pari audacieux ! Malgré un style qui fluide, assez riche, et plutôt bien construit, il manque profondément de sentiments et d’émotions. Par là, j’entends que tout est narré comme une avalanche de faits, une retranscription d’une vie, comme l’aurait pu être une biographie, ou un article de journal. C’est assez surprenant, mais il y a certains passages qui, du coup, perdent toutes leurs saveurs, et deviennent fade. Notamment une scène qui, en tant normal, aurait du me faire pleurer comme une madeleine, ne m’a pas tiré une seule larme, et ne les a même pas faite monter.

L’intrigue est cependant très poignante. Tout ne tourne qu’autour de ce Labyrinthe, et des mystères qu’il renferme. Pourquoi les murs bougent-ils tous les jours ? Qui a pu construire un complexe aussi gigantesque ? Pourquoi des ados sont envoyés là bas, amnésiques ? Et ainsi de suite. Plus on avance dans le roman, au plus le mystère s’étoffe. Un peu comme le fait Guillaume Musso dans ses intrigues policières, James Dashner nous perd totalement dans son univers. Il nous donne des pistes, puis les efface, en propose une, pour en ajouter des dizaines… Rien n’est laissé au hasard.

Quant à l’histoire en elle même… On va simplement dire qu’elle s’efface presque totalement au profit de l’intrigue. Par le style qui se veut détaché qui est employé, et des personnages qui manquent pour beaucoup de profondeur, l’histoire ne sert que de support à une intrigue bien plus intéressante. Oui, je différencie intrigue et histoire… L’intrigue est le cadeau, et l’histoire est le papier qui l’entoure. Ici, l’intrigue est tellement énorme que le papier est trop fin pour être totalement opaque.

Les personnages, quant à eux… Je les ai trouvé assez plats pour certains. Pas tous, mais un bon nombre. Alby par exemple, aurait pu être bien plus approfondi, tout comme Gally, qui endosse le rôle du « méchant », sans trop savoir ni pourquoi ni comment. Chuck, est plus décrit comme l’ados pot-de-colle et bravasse, mal dans sa peau et mal dans le Bloc, mais sans plus. Teresa elle, arrive un peu comme ça, mais sans vraiment plus d’information par la suite. Thomas, lui, se pose trop de question, et est trop centré sur sa propre personne et ses interrogations pour faire vraiment attention aux autres. Il incarne un peu trop le stétéotype du héro faussement humble pour moi. Newt lui, est assez lunatique, mais allez savoir pourquoi il boîte… Encore un mystère aplanit. Le seul coup de coeur de j’ai eu fut pour Minho, le maton des coureurs. Personnage simple, mais ô combien sincère. Il ne s’embête pas avec des mots doux pour rassurer : franc et honnête quitte à faire mal, il est le seul dont j’ai pu voir une vraie personnalité, et non pas une ébauche.

Le dernier chapitre se finit dans une sorte de happy-ending, ce qui était assez déroutant, malgré nos soupçons. Ca ne pouvait pas être trop simple. L’épilogue… Est une petite merveille, qui fait se terminer ce premier tome sur un cliffhanger absolument gargantuesque. Je comptais lire autre chose après ce tome mais… J’ai commencé le tome 2 directement après.

En bref, un roman très bien mené, pleins de mystères, mais qui, par des personnages trop peu approfondis et un style trop détaché, perd un peu de sa puissance.

Citations :

– Tu as pleuré, toi ? S’étonna Chuck.
– Oui. Quand le dernier Griffeur a basculé dans le vide, j’ai craqué et j’ai chialé à m’en faire mal à la gorge. Tout m’est tombé dessus d’un coup. Mais ça m’a fait du bien ; on ne devrait jamais s’en vouloir de pleurer. Jamais.


Elle sourit pour la première fois, et il faillit détourner les yeux, comme si une vision aussi belle n’avait pas sa place dans cet endroit gris et sinistre.

Ma note : 15/20

・Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 3/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 0.5/2
• Emotions – 0.5/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1/1.5

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