Coup de coeur·Drame·Historique·Romance

Absinthe – Gilles Bontoux

couv46945015Caractéristiques :

  • Auteur – Gilles Bontoux
  • Éditeur – Noir au Blanc
  • Parution – 2012
  • Pages – 150
  • ISBN – 979-1090635005

4ème de couverture :

Septembre 1871 : sur les quais de la gare de l’Est, à Paris, un homme fait les cents pas. Il attend un voyageur qui doit arriver de Charleville, dans les Ardennes. Cet homme qui attend, c’est le poète Paul Verlaine. Il a vingt-sept ans et vient de se marier. Sa jeune femme, Mathilde, attend un enfant. Le voyageur, c’est Arthur Rimbaud, dix-sept ans, gueule d’ange et dégaine de voyou. Dans ses bagages, des poèmes. Dans sa tête, des rêves d’évasion. Une histoire d’amour est en train de naître…

Mon avis :

Lecture proposée aux élèves de première L de mon lycée, avec une amie poète (coucou Alice !!) s’est littéralement jetée dessus. Ma professeur de latin insistant sur le fait qu’il était vraiment très bien, je me suis dit « Pourquoi pas ? », et j’ai tenté. Bref. J’ai voulu lire un chapitre, j’ai finalement lu le livre en quelques heures.

Le style est absolument fabuleux. De toute ma vie de lectrice, j’en ai rarement vu des aussi riche, tout en restant aussi fluide et captivant. Difficile de vouloir faire quelque chose de plus littéraire sans devenir pompeux et ennuyant. L’auteur maintient une atmosphère très intime, très cosy tout au long de l’oeuvre, et c’est un véritable plaisir. La narration est d’un point de vue externe, et seul le dernier chapitre est un point de vu interne à Verlaine… Une vraie pépite.

L’intrigue et l’histoire, elles, s’apparente plus de nos jour à ce que l’on pourrait appeler une fanfiction. Des mots même de l’auteur que j’ai eu la chance de rencontrer : « Je suis un passionnée de Verlaine et Rimbaud. Leur histoire est fabuleuse, mais personne ne l’avait encore écrite. Alors je l’ai fait. » Très bien menée, elle est le fruit d’années de recherches et de passion, enfin couchée sur le papier. Mêlant poésie, mots durs et triangle amoureux, le tout, appuyé sur des faits historiques, l’auteur donne une nouvelle dimension à cette histoire d’amour interdit.

Les personnages sont hauts en couleurs, et très différents, très marqués. Rimbaud, jeune et fougueux, qui vit dans son monde et n’a pas sa langue de sa poche. On pourrait même le qualifier de beau-salaud ou de petit con, c’est pour dire. Verlaine, lui, plus âgé, plus posé, déchiré entre son devoir, ce que la société voudrait qu’il fasse – à savoir vivre avec une femme qui l’aime – et son coeur, sa passion – son amour pour Rimbaud-. Par moment, Verlaine m’a beaucoup énervé : il ne sait pas sur quel pied dansé. Un coup Rimbaud, un coup sa femme, un coup Rimbaud, un coup je sais pas… Mais on ne peut pas vraiment lui en vouloir, on a tous connu des déboires amoureux qui nous ont mis le cerveau à l’envers et tordu le coeur.

Comme je le disais précédemment, le dernier chapitre est une pépite. Les mots m’ont transpercés de part en part, jusqu’à s’insinuer dans mon moi profond, me faire vibrer… Me faire pleurer. Je n’ai pas été la seule à réagir de cette manière, et, lors de ma rencontre avec l’auteur, j’ai pu lui demander d’où lui était venu l’inspiration pour le dernier chapitre qui était magnifique. Il a répondu que tout le livre n’avait été qu’un recraché stylisé de faits historiques qu’il avait trouvé. Le dernier chapitre, écrit à la première personne, correspondait réellement à son style, et était, de ses propres mots « ma petite contribution à l’oeuvre ».

En bref, une pépite qui mérite de le titre de joyaux, tant il m’a transporté et ému. Venant d’une petite maison d’édition, il risque d’être dur à trouver en librairie, mais sur Amazon ou la Fnac, il devrait être disponible.

Citations :

– Bravo, Monsieur ! C’était de la merde, mais une merde d’une rare qualité ! Encore bravo !


Et Arthur se moque autant de la religion, de la société, et de cette morale imposée.


Une arène où tous les coups sont permis, voulus, désirés, un corps-à-corps où il n’y aura ni vainqueur ni vaincu. Un corps-à-corps, un coeur-à-coeur, violent et tendre.


Nous sommes en des temps infâmes où le mariage des âmes doit sceller l’union des coeurs.


Il sait que le livre est là, dans sa tête, et que tant qu’il ne l’aura pas jeté sur le papier, tant qu’il ne l’aura pas expiré hors de lui, il ne trouvera pas la paix. Et malgré la douleur, il continue.


Elle est retrouvée ! Quoi ? L’éternité. C’est la mer mêlée au soleil.


Mais peut-on brûler tes flammes ? Peut-on détruire par le feu ce qui a déjà enflammé le monde ?

Ma note : 19.5/20

• Scénario – 3.5/4
• Ecriture/Style – 4/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Emotions – 2/2
• Originalité/Créativité – 2/2
• Suspens – 1.5/1.5
• Humour – 1.5/1.5

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