Fantasy/Fantastique

Lune de printemps (Indiana Teller 1/4) – Sophie Audouin-Mamikonian

couv39480446Caractéristiques : 

  • Auteur – Sophie Audouin-Mamikonian
  • Éditeur – Michel Lafont
  • Parution – 2011
  • Pages – 372
  • ISBN – 979-1022401319

4ème de couverture :

Dans les interminables plaines du Montana s’étend le ranch des Lykos. Les voisins alentour sont loin de se douter que ses habitants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller, 17 ans. Né de l’union d’une humaine aux pouvoirs mystérieux et d’un loup-garou, Indiana est le petit-fils et le seul héritier de Karl, le chef de la meute. Se sentant comme un étranger parmi les siens, il lutte pour trouver sa place dans la hiérarchie codifiée imposée par son peuple : des créatures fantastiques qui vivent cachées au milieu des hommes.

Mon avis :

L’inconvénient majeurs des livres de types fantastiques, c’est que l’on se retrouve très facilement avec toujours les mêmes choses, les mêmes intrigues, les mêmes ressors… Tant et si bien que tous finissent par se ressembler, et cela en devient lassant.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je suis tombée sur ce livre ! Particularité qui a son importance, la narration est faite d’un point de vu interne, ce qui change pas mal des points de vue omniscient. Autre chose ! Le style est tordant de réalité. Nous sommes littéralement dans la tête du personnage. Nous pouvons lire chacune de ses craintes, chacun de ses stratagèmes, chacune de ses gifles mentales auto-administrées, et chacun de ses jurons : il n’y a pas de « filtre » à proprement parlé, tout en gardant une fluidité et une qualité qui, je dois l’avouée, est plus que bon. Et ça, c’est fort. Car pour rendre le récit plus prenant, plus réel l’auteure n’a pas hésité et « vulgarisé » son vocabulaire, sans tomber pour autant dans l’outrance et la banalité. Le résultat est sans équivoque : un récit fantastique qui devient réel, vraisemblable, plausible, avec un style très agréable et très fluide. Le tout, finement (plus ou moins) saupoudré d’un humour magistralement bien équilibré.

L’histoire, quant à elle, est originale sans l’être. Nous avons ici affaire à une meute de loup-garou, à des vampires, des fées qui abusent de poussière de lune, d’humains… Monnaie courante dans un monde dirigé par le surnaturel. Comme partout, les garous sont en meute, et il y a forcément un souci avec une meute adverse… Mais le personnage principal, lui, est humain. Non non, pas un humain banal : un humain né d’une alliance entre un loup et une humaine. Mauvais brassage génétique, le beau Indiana Teller est humain. Oups. L’originalité réside ici, en sa nature d’humain, qui possède quelque caractéristique de loups sans en être un, sans pour autant être humain à 100%. Il est interne au monde fantastique, et non pas externe, comme dans beaucoup d’autres œuvres du même style. L’ajout d’une classe fantastique (les achronautes, ou rebrousse-temps), ajoute une dimension supplémentaire est assez intéressante au récit. De plus (et cela en fait un atout non négligeable), dans ce premier tome, nous assistons à la préparation d’une guerre. Nous pouvons, à travers le regard d’Indiana, suivre les manigances et les entourloupes politiques. Cela nous montre bien que les politiciens ont plus d’un tour dans leur sac, et qu’il ne faut jamais, au grand jamais, voir un événement sous un seul angle, et ne pas s’arrêter à un simple constat.

Son défaut majeur résiderait dans ce de renouveau dans le monde fantastique. Fée, garou, vampire, elfe… C’est du cuit, cuit, cuit, re-cuit et re-re-cuit. Certes, innover dans ce style n’est pas une mince à faire, mais il y a quelques tentatives : redéfinition des garous, ajout de sous-classes, redéfinition de leurs histoires, précisions supplémentaires… Malgré cela, on reste sur une forme « banale » d’histoire fantastique, à savoir une guerre des clans (meute ici), avec une histoire d’amour impossible, ou du moins, plus que compliquée.

En bref, ce livre plaira beaucoup je pense au féru de bêtes poilues aux long croc que sont les garous et autres créatures fantastiques, mais aussi aux autres, moins habitués à ce genre, de part la fluidité du texte et l’histoire qui reste très bien menée.

Ma note : 17/20

• Scénario – 3/4
• Ecriture/Style – 3.5/4
• Potentiel d’addiction – 3/3
• Personnage – 2/2
• Créativité – 1.5/2
• Originalité – 1.25/1.5
• Suspens – 1.25/1.5
• Humour – 1.5/1.5

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